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Politique du Groupe de la Banque en matière de prévention des flux financiers illicites

05-mai-2017

Au cours des 50 dernières années, les FFI ont fait perdre à l’Afrique environ mille milliards d’USD — soit une somme approximativement équivalente au montant total de l’aide publique au développement reçue par le continent sur la même période1 . Les FFI constituent un sujet majeur de préoccupation, en raison de leur ampleur et de leur incidence négative sur le programme de développement et de gouvernance de l’Afrique. De par leurs conséquences sur le développement, entre autres, les FFI freinent le progrès socio-économique de l’Afrique en siphonnant les rares ressources en devises, en réduisant les recettes fiscales de l’État, en accentuant la corruption, en aggravant les problèmes d’endettement extérieur et en accroissant la dépendance économique du continent, avec, au bout du compte, une incidence négative sur la qualité de vie des Africains. Lorsque les dirigeants du monde se sont réunis à New York à l’occasion du sommet post-2015 en fin septembre 2015, un des sujets majeurs de préoccupation avait trait à la question de savoir comment tirer parti des ressources existantes et additionnelles pour financer les nouveaux projets ambitieux que représentent les Objectifs de développement durable, au-delà des approches traditionnelles. Il est essentiel d’aider les gouvernements des pays africains à mobiliser des ressources sur le plan interne grâce à la lutte contre les FFI.

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