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Finance climatique – Newsletter N° 35 - Janvier-Février 2016

16-mai-2019

La Banque africaine de développement a reçu, mercredi 9 mars, l'accréditation du Fonds vert pour le climat (FVC) pour opérer en tant qu’institution de mise en œuvre et intermédiaire du Fonds. Cette accréditation ouvre la voie à la mobilisation par la Banque de financements additionnels au profit des pays africains. Les projets d'adaptation et d'atténuation du changement climatique sont éligibles à parts égales aux financements internationaux dont le continent a tant besoin – une position largement défendue par les négociateurs africains lors des négociations sur le climat de décembre à Paris.

Cette accréditation est un pas dans la bonne direction pour la mobilisation de financements climatiques nouveaux et additionnels pour aider les pays en développement à concrétiser leurs engagements dans le cadre de l’Accord de Paris. Les financements du FVC seuls ne suffiront cependant pas à accompagner une croissance durable et résiliente au changement climatique sur le continent.

Notre tâche comporte maintenant trois volets. Dans le but de rendre les pays membres éligibles aux financements climatiques, nous devons continuer à les accompagner dans leurs activités préparatoires grâce notamment aux financements du Fonds pour les changements climatiques en Afrique. Par ailleurs, de nouveaux projets solides, viables et qui peuvent engendrer d’importants co-bénéfices, en particulier en matière d'adaptation où les besoins sont les plus importants, devront être développés et financés. Et, enfin, dans le but d’atteindre l’objectif mondial sur le climat, nous devrons sans relâche mobiliser des financements additionnels auprès d'autres fonds globaux, comme le Fonds pour l'environnement mondial et les Fonds d'investissement climatiques, ainsi qu’auprès des secteurs privés et publics.

De surcroît, l’augmentation du nombre de projets d’adaptation et d’atténuation s’inscrit pleinement dans le cadre de la Stratégie décennale de la Banque et de ses axes prioritaires, y compris le New Deal pour l’énergie en Afrique, qui plaide en faveur d’une approche transformative pour atteindre l’accès universel à l’énergie en Afrique d’ici 2025.

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