Vous êtes ici

Egypte - Programme d’appui à la gouvernance economiques et à l’énergie – phase III (EGESP III)

23-jan-2018

Le gouvernement égyptien a fait des progrès notables en ce qui concerne l’amélioration de la gouvernance et le maintien du programme de réformes structurelles dans le cadre du programme triennal du Fonds monétaire international. Reflétant un exercice budgétaire difficile, le PIB a crû de 4,1 % pendant l’exercice 2016-2017, contre 4,3 % au cours de l’exercice 2015-2016. À partir de l’exercice 2017-2018, la croissance à base élargie devrait se maintenir et s’accélérer pour atteindre 4,8 %. Le déficit budgétaire de l’Égypte a baissé, passant de 12,5 % du PIB en 2015-2016 pour s’établir à 10,9 % du PIB en 2016-2017, son plus bas niveau des cinq dernières années, et ce déficit devrait atteindre 9 % du PIB en 2017-2018. Sur la même période, le solde primaire, qui exclut les paiements d’intérêts, est passé de -3,5 % à -1,8 % du PIB, et devrait devenir positif au cours de l’exercice 2017-2018 (+0,24 %). Le pays a réduit les subventions, introduit des taxes à valeur ajoutée, ainsi que de nouvelles taxes, et réduit la hausse des salaires dans le secteur public afin d’augmenter les recettes tout en réduisant les dépenses. La confiance des investisseurs a augmenté depuis que le gouvernement a libéralisé le taux de change et a bénéficié d’un prêt de 12 milliards d’USD octroyé par le FMI en novembre 2016. Cela s’est traduit par une forte hausse des entrées de portefeuille et des investissements directs étrangers. L’amélioration de la compétitivité a dopé les exportations du pays en direction du reste du monde. Les réserves nettes de liquidités internationales ont doublé entre juin 2016 et octobre 2017 et, pour la première fois depuis 2011, le taux de chômage est passé de 12,5 % en 2016 à 11,98 % en 2017. Toutefois, la dépréciation de la monnaie a contribué à la hausse de l’inflation et du niveau d’endettement. Malgré un resserrement de la politique monétaire, l’inflation a bondi à 23,3 % (en glissement annuel en pourcentage) en juin 2017 pour atteindre 31,9 % en août 2017. Cette situation touche en particulier les ménages à faible revenu, ce qui contribue à accroître la pauvreté et la vulnérabilité. Le gouvernement a élargi ses programmes de protection sociale afin d’atténuer ces effets et de soutenir la protection sociale.

Sections Connexes