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Multinational - Projet d’appui à la réinsertion socio-économique des groupes vulnérables dans le bassin du lac Tchad

25-mar-2019

Les pays riverains du Lac Tchad (Nigeria, Niger, Cameroun, et Tchad) ont créé en mai 1964 une commission dite Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT), dont le siège est à Ndjamena au Tchad. Elle a pour mandat la gestion durable et équitable du Lac Tchad et des autres ressources en eaux partagées du bassin éponyme, la préservation des écosystèmes du Bassin Conventionnel du Lac Tchad, la promotion de l’intégration et la préservation de la paix et de la sécurité transfrontalières dans le Bassin du Lac Tchad. Par la suite la CBLT a enregistré les adhésions de la Centrafrique en 1996 et de la Libye en 2008 comme pays membres, ainsi que celles du Soudan, de l’Egypte, de la République du Congo et de la RD Congo sont membres observateurs. Depuis l’apparition en 2009 de la secte Boko Haram dans le Nord-Est du Nigeria, les pays riverains du Lac Tchad subissent les exactions de cette secte. Elles ont causé plus de 33.000 morts en dix ans, et la région compte 2,3 millions de déplacés, et 200.000 réfugiés. Aux exactions de Boko Haram, s’ajoutent les effets du changement climatique et l’avancée du désert, qui se traduisent par un rétrécissement de la superficie du Lac Tchad, qui est passée de 25 000 km2 à 2 500 km2 en 60 ans. Il résulte de ces situations que 10,7 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire, et 515.000 enfants souffrent de malnutrition sévère selon les Agences du système des Nations Unies. La région connait un taux de chômage élevé, un niveau de pauvreté plus élevé que dans le reste des pays concernés et des jeunes livrés à l’oisiveté et à la consommation abusive de l’alcool et des drogues, et tentés par l’enrôlement dans les groupes armés ou par l’émigration.

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