Rétrospective de l’année 2016 : un nouveau chapitre s’ouvre à la Banque africaine de développement

30/12/2016
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Pour la Banque africaine de développement, 2016 a été une année de transformation. Des performances au plan opérationnel et un renouvellement institutionnel l’ont caractérisée. Nous revenons sur les temps forts de l’année.

Au plan institutionnel, la Banque a fait des progrès remarquables dans la mise en œuvre de son programme de transformation. L’année 2016 a commencé avec le lancement du New Deal sur l’énergie pour l’Afrique, ainsi qu’un partenariat transformateur sur l’énergie à l’occasion du Forum économique mondial de Davos. Le Conseil d’administration a examiné et approuvé quatre des Cinq grandes priorités. Il a également approuvé le Nouveau modèle de développement et de prestation de services (DBDM), et le plan d’action actualisé de la Banque en matière de décentralisation.

Grâce à ces approbations, la BAD est désormais en mesure de déployer ce Nouveau modèle et d’exercer un impact toujours accru sur le développement du continent. Le DBDM aura pour effet de rapprocher la Banque de ses clients, de rationaliser ses procédés de gestion, de relever son efficacité institutionnelle et d’améliorer sa performance financière. La Banque a également procédé à une amélioration de la structure de rémunération de son personnel recruté localement et à l’international, ainsi qu’à la mise en place de contrats de performance et au recrutement de nouveaux membres de la haute direction.

Au plan opérationnel, l’institution a aussi su répondre aux besoins de ses clients. En 2016, le taux de croissance de l’Afrique a connu une baisse, en raison de la conjoncture économique mondiale. Face à cette situation, la Banque a apporté une réponse rapide en soutenant certains de ses pays membres les plus importants confrontés à une baisse des cours de produits de base. C’est ainsi que le Conseil d’administration a approuvé un programme d’appui budgétaire d’un milliard de dollars EU au Nigéria pour aider ce pays à gérer la chute des prix pétroliers. La Banque a appuyé le programme d’appui à l’industrie et l’énergie de l’Algérie à travers un prêt de 900 millions de dollars EU, et a financé, à hauteur de 500 millions de dollars EU, la Phase II du programme d’appui à la gouvernance économique et énergétique de l’Egypte.

Dans le domaine agricole, les réalisations de la BAD se sont traduites en de multiples avantages pour les agriculteurs : semences améliorées, augmentation des superficies irriguées, technologies durables, et accès accru à des marchés et sources de financement. Les projets soutenus par la Banque ont permis d’engranger des résultats probants, en termes de productivité, de production et de revenu pour les agriculteurs et, partant, des économies locales plus dynamiques. Le Conseil d’administration a décidé d’appuyer, à hauteur de 250 millions de dollars EU, le programme d’entreprenariat jeune ENABLE Youth du Nigéria, une opération lancée en faveur de jeunes, visant à favoriser la création d’emplois, la sécurité alimentaire et la nutrition, la génération de revenus en milieu rural et l’amélioration des moyens d’existence de ces jeunes dans les zones urbaine et rurale.

En 2030, le nombre de citadins en Afrique dépassera 800 millions et, selon les projections, atteindra 1,2 milliard de personnes d’ici à 2050. La croissance démographique rapide du continent, son urbanisation accélérée et l’émergence de mégapoles, entraînent une demande croissante en infrastructures. La BAD a donc consenti des investissements considérables dans les domaines de l’énergie, de l’infrastructure, de l’eau et de l’assainissement, de l’intégration, des transports publics, de l’éducation et des soins de santé, en vue d’améliorer les conditions de vie de la majorité des Africains et de créer un milieu propice à la transformation économique. A cet effet, la Banque a approuvé le financement d’un projet de 769 millions de dollars EU pour l’amélioration des transports urbains d’Abidjan. La Conseil d’administration a également approuvé un prêt de 245 millions de dollars EU et un don à l’Ouganda et au Rwanda pour financer un projet de transport destiné à favoriser le commerce régional et à réduire la congestion du trafic entre les villes de Kampala (Busega) et Mpigi. Par ailleurs, la ville d’Accra a reçu un prêt de 83,9 millions de dollars EU (60 millions d’UC) destiné à financer un projet de transport urbain devant contribuer à intégrer les solutions de transport et de développement urbain dans la région métropolitaine d’Accra.

En 2016, la Banque a joué un rôle de premier plan dans la lutte contre le changement climatique. Sa contribution à faire entendre la voix de l’Afrique, a été à nouveau reconnue cette année. Le Conseil d’administration s’est en effet rallié à la proposition de la direction de la BAD, d’assurer l’administration et la gestion des ressources de l’Initiative pour les énergies renouvelables en Afrique (AREI) et d’héberger l’Unité indépendante de prestation de services de cette nouvelle organisation, répondant ainsi au vœu des chefs d’État et de gouvernement africains. La Banque a également géré le Pavillon de l’Afrique aux récentes négociations de la COP22 sur le changement climatique au Maroc.

La fin d’année a été marquée par l’engagement des plénipotentiaires, d’appuyer la transformation structurelle des économies de l’Afrique et les Cinq grandes priorités de la Banque par des concours estimé à 7,06 milliards de dollars EU. Ces fonds seront consacrés à des projets et programmes de développement dans les 38 pays à revenus faibles de l’Afrique qui sont soutenus par le Fonds africain de développement (FAD). Une des innovations qui ont marqué l’année écoulée concerne l’augmentation de ressources mises à la disposition de pays connaissant des situations de fragilité, ainsi qu’au profit du secteur privé.

Sur le plan des partenariats, la Banque a intensifié ses efforts de plaidoyer en 2016, en participant notamment à des tables rondes et conférences économiques de haut niveau en Afrique, en Chine, au Japon et en Corée. Elle a mené des actions visant à renforcer l’efficacité de l’aide dans le cadre de la Déclaration de Paris et en concertation avec d’autres banques multilatérales de développement. La BAD a également établi plusieurs partenariats, pour lesquels son Président, Akinwumi Ayodeji Adesina, a participé entre autres, à la 5ème conférence ministérielle de coopération économique Corée-Afrique (KOAFEC) à Séoul et à la Sixième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD VI) à Nairobi.