La plus haute distinction universitaire américaine, l’“Order of the Griffin”, octroyée à Akinwumi Adesina

La révolution verte n’adviendra qu’une fois semées les graines de la paix, déclare le président de la Banque africaine de développement

25/10/2017
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La plus haute distinction universitaire américaine, l’“Order of the Griffin”, octroyée à Akinwumi Adesina

Lauréat du Prix mondial de l’alimentation 2017, le président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina, s’est vu décorer de l’Order of the Griffin (« Ordre du Griffin »), l’une des plus hautes distinctions de l’université de Purdue.

L’Order of the Griffin est conféré aux individus qui, dans leur engagement et les services rendus à l’université, ont fait bien plus que leur devoir, et dont la force de caractère et la vision sont d’un apport considérable pour l’institution et au monde entier.

La distinction a été remise à Akinwumi Adesina par Mitchell Daniels, recteur de l’Université de Purdue, lors de la série de conférences présidentielles qui s’y est tenue le 23 octobre 2017. Invité spécial de cette série de conférences, c’est à Purdue qu’Adesina a obtenu ses diplômes de maîtrise et de doctorat en économie agricole.

« Nous avons plusieurs façons d’exprimer notre reconnaissance ici, à Purdue, et différents moyens d’honorer les personnes qui accomplissent de grandes choses. La plus haute des distinctions que nous octroyons – remise moins de 50 fois dans notre histoire – est appelée le “Griffin Award”, et ceux d’entre nous qui ont eu à se réunir pour décider n’ont pas eu à discuter longtemps pour savoir que, si quelqu’un méritait ce Prix Griffin de l’Université de Purdue, c’est bien vous, monsieur Adesina. Le voici, et merci à vous », a déclaré M. Daniels face au vaste auditoire de l’université.

Répondant aux questions de l’assemblée durant la série de conférences présidentielles, Adesina a insisté sur la nécessité d’entériner l’e-gouvernance en Afrique. Et de qualifier l’e-gouvernance d’essentielle pour la participation des citoyens et la transparence.

Il a également évoqué la nécessité de jouir d’institutions solides en Afrique.

« Bâtir des institutions fortes est très important, tout comme avoir une gestion économique solide, pour s’assurer que les pays aient une croissance robuste. Sans croissance, on ne peut rien distribuer », a-t-il déclaré.

Entre autres sujets abordés, le président de la BAD a dit combien la paix est cruciale pour conduire la révolution verte en Afrique, mettant l’accent sur tout ce que fait la Banque africaine de développement pour aider les pays africains à bâtir des économies plus résilientes.

« Je pense que c’est là un domaine très important font il nous faut tenir compte, a-t-il ajouté. En fin de compte, quand règne l’insécurité, ce sont les femmes et les enfants qui en pâtissent le plus. L’Afrique compte un nombre croissant de réfugiés en raison de l’insécurité dans nombre de nos pays ».

« Nous avons aussi beaucoup de problèmes de malnutrition à cause d’un manque de nourriture. Pour assurer notre développement ou, permettez-moi de le dire, pour parvenir à la révolution verte dont nous parlons, nous devons semer les graines de la paix ».