La BAD annonce une nouvelle initiative pour la formation des jeunes en faveur de l’industrialisation agricole

11/09/2017
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Green field of crops

La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé le lancement d’une nouvelle initiative de formation des jeunes en partenariat avec l’Institut Brésil-Afrique en vue de former de jeunes agriculteurs (de 18 à 35 ans) en matière de transformation de produits de base, finances simples et techniques de gestion.

L’initiative vise à imprimer un élan fort nécessaire à l’expansion d’un développement économique axé sur l’agriculture, l’accent étant mis initialement sur le développement de la production de manioc en Afrique de l’Ouest. «La Banque offre actuellement à 30 jeunes la possibilité de se former au Brésil pendant une période de trois mois,» a précisé Chiji Ojukwu, directeur du Département de l’agriculture et l’agro-industrie à la BAD – intervenant le mardi 5 septembre à Abidjan, lors du 7e African Green Revolution Forum (AGRF) (Forum pour la révolution verte en Afrique).

Ce projet de formation des jeunes vise à étendre les réseaux relatifs aux agro-industries dans le contexte des mesures mises en œuvre par la BAD pour développer le secteur agricole de l’Afrique et créer des entrepreneurs agricoles, a-t-il précisé.

« J’ai la certitude que les possibilités de formation de ce type offrent aux jeunes des voies qui leur permettront d’activer l’introduction de nouvelles techniques agricoles. Nous aurons également à collaborer pour accélérer des changements d’attitude, particulièrement parmi les parents qui estiment encore aujourd’hui que l’agriculture n’offre guère de perspectives de carrière à leurs enfants, » a dit M. Ojukwu.

La Banque est à l’avant-garde des efforts de revitalisation de l’agriculture africaine en ayant consenti des investissements dans la production de produits de base tels que le manioc, le lait, le coton et d’autres produits africains clés, par une approche distincte pour chacun d’entre eux, afin de permettre aux jeunes de bâtir des entreprises dans le but d’activer l’industrialisation de l’Afrique.

«Je lance un appel aux parties prenantes pour qu’elles accélèrent l’atteinte de résultats au profit de la jeunesse africaine, » a dit M. Ojukwu lors d’une séance consacrée à la « Foire de l’agriculture de prochaine génération » exposant les différents programmes menés en collaboration par différentes organisations, telles que la BAD et des agences des Nations Unies, pour améliorer les moyens d’existence sur le continent.

Par ailleurs, soulignera-t-il, de l’avis de la Banque, l’accès au financement ne constitue pas le seul obstacle à la participation des jeunes à l’agriculture.. En réponse aux défis auxquels les jeunes sont confrontés, la Banque privilégie des mesures concernant la création de nouveaux centres agro-industriels et la formation aux compétences nécessaires à leur gestion.

«Selon nous, le succès passe de manière primordiale par le développement des compétences nécessaires parmi les jeunes. Certes, il est possible de faire des affaires le long d’une chaîne de valeur, mais si l’on ne bénéficie pas des compétences nécessaires, notamment financières et de pratique des affaires, ainsi que de l’accès au crédit, les chances de succès deviennent limitées, » a poursuivi M. Ojukwu.

La Banque a remarqué que les gouvernements auxquels des financements ont été accordés pour la création d’entreprises agro-industrielles par les jeunes ont été lents dans la redistribution à leurs destinataires.

Pour une couverture sur l’AGRF 2017, prière de visiter : http://www.afdb.org/fr/agrf

Hashtag officiel : #AGRF2017