La BAD renforce son appui au développement de l’Afrique lors du Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba

30/01/2017
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Le président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina, était présent à la cérémonie d’ouverture officielle de la 28e session ordinaire de l’Assemblée de l’Union africaine, qui a démarré lundi à Addis-Abeba.

Au programme de la réunion, l’annonce de l’élection du Président de la Guinée, Alpha Condé, en tant que nouveau président de l’Union africaine (UA) ainsi que le lancement du thème « Tirer pleinement profit du dividende démographique en investissant dans la jeunesse ». Dans ce rôle, le Président Condé succède au président du Tchad, Idriss Deby.  

Les chefs d’État et de gouvernement ont également annoncé l’élection du ministre des Affaires étrangères tchadien, Moussa Faki Mahamat, en tant que nouveau président de la Commission de l’Union africaine, qui remplacera Mme Nkosazana Dlamini-Zuma de l’Afrique du Sud.

L’Assemblée, qui se déroule les 30 et 31 janvier 2017, examine actuellement des rapports consacrés à la situation en matière de paix et de sécurité sur le continent, au Mécanisme africain d’évaluation par les pairs, au changement climatique et à la demande soumise par le Royaume du Maroc en vue de devenir le 55e État membre de l’UA.

La veille de l’Assemblée de l’UA, le 29 janvier 2017, une retraite des chefs d’État et de gouvernement de l’UA a été organisée, à laquelle a également participé le président de la BAD, où les dirigeants ont examiné un rapport présenté par  Président de la République du Rwanda, Paul Kagame, portant sur les réformes institutionnelles de l’UA et qui visent à renforcer les systèmes de gouvernance de l’organisation continentale. Le rapport avait été commandité lors du dernier Sommet de l’UA, qui s’était déroulé à Kigali au Rwanda. L’ancien gouverneur de la Banque centrale de l’Afrique du Sud, Tito Mboweni, a été désigné par le Président Kagame pour faire partie du groupe d’experts l’ayant assisté dans le cadre du projet. Selon le Président rwandais, des efforts seront nécessaires en vue de consolider l’indépendance financière du continent.

En marge du Sommet de l’Union africaine, les dirigeants du Secrétariat commun de la Commission de l’Union africaine (CUA), de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et de la BAD, respectivement Mme Dlamini-Zuma, M. Abdalla Hamdok et M. Akinwumi A. Adesina, ont tenu leur réunion annuelle, au cours de laquelle ils ont convenu de domaines stratégiques clés de coopération visant à accélérer le programme de développement de l’Afrique dans le cadre de l’Agenda 2063, des objectifs de développement durable intégrés dans l’Agenda 2030 et des domaines d’intervention prioritaires de la BAD – le Top 5 (éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie, nourrir l’Afrique, industrialiser l’Afrique, intégrer l’Afrique et améliorer la qualité de vie des populations africaines). 

Les dirigeants des trois institutions ont souligné la complémentarité entre les programmes mondiaux et continentaux ainsi que l’importance de s’assurer de leur mise en œuvre effective en Afrique par le biais du Top 5, ce qui permettrait aux pays africains d’atteindre des résultats concrets en matière de développement.

Les dirigeants de la CUA, de la CEA et de la BAD ont fait valoir l’importance de mener une planification commune, et ils se sont engagés à continuer à mettre leurs avantages comparatifs respectifs au service du continent.

« La Banque africaine de développement se tient prête à travailler de concert avec les dirigeants africains afin d’atteindre ces objectifs de développement », a déclaré M. Adesina.

L’Initiative africaine pour les énergies renouvelables (IAER), qui a été élaborée à partir d’un mandat de l’Union africaine, figurait également au programme du président de la BAD. L’initiative a été lancée lors de la COP21 à Paris et les chefs d’État et de gouvernement africain l’ont avalisée sur le plan du changement climatique dans le but d’accélérer et de développer le potentiel énorme de l’Afrique en matière d’énergies renouvelables. La BAD héberge l’Unité indépendante de mise en œuvre de l’IAER, et elle assume également un rôle de fiduciaire pour l’IAER.

Le président de la BAD et sa délégation ont renforcé les partenariats de l’institution, notamment avec les chefs d’État, les gouvernements, les partenaires au développement et le secteur privé. Depuis son arrivée à Addis-Abeba le 28 janvier 2017 dans le cadre du Sommet de l’UA, la délégation de la BAD a  mis à contribution les ressources financières et l’expertise de l’institution en soutien au développement de l’Afrique.