Tomber de rideau sur la Triennale 2017 de l’ADEA : engagements fermes et actions concrètes au programme

African governments commit to more coherent policy responses to skills-based education for African youths

08/05/2017
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L’édition 2017 de la Triennale 2017 sur l’éducation et la formation en Afrique, événement phare de l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA), s’est tenue du 14 au 17 mars 2017 au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) à Diamniadio, près de Dakar, capitale du Sénégal. La manifestation était organisée sous le haut parrainage de Macky Sall, président de la République du Sénégal et président du Comité des dix chefs d’État africains champions de l’éducation, la science et la technologie.

L’édition 2017 de cette Triennale, qui a remporté un grand succès, avait pour thème « Revitaliser l'éducation dans la perspective du Programme universel 2030 et de l'Agenda 2063 pour l'Afrique ».

Au terme de l’évènement, les ministres africains, partenaires au développement et autres acteurs clés œuvrant dans le domaine de l’éducation en Afrique se sont donc engagés à revitaliser et transformer les systèmes d’enseignement en Afrique, en œuvrant notamment à la création d’un mécanisme de financement durable ad hoc, à l’instar d’un Fonds africain pour l’éducation.

Tous les participants ont réaffirmé leur attachement à encourager et mettre en œuvre des actions et des pratiques politiques appropriées et adaptées au contexte, afin de doter les jeunes Africains des connaissances et compétences requises pour relever les défis du XXIe siècle, et ainsi les aider à s’intégrer dans le monde du travail et de l’entreprenariat, tout en les aidant à s’affirmer comme des véritables citoyens non seulement de l’Afrique, mais aussi du monde. Créer des emplois décents permet par ailleurs de préserver la cohésion sociale et éviter une radicalisation de la jeunesse. Dans le même ordre d’idées, l’engagement a été pris de donner la priorité à un enseignement préscolaire de qualité, en particulier pour les enfants en situation à risque et au sein des populations affichant des résultats insuffisants. Ce, en appelant à investir davantage d’argent dans des programmes d’apprentissage préscolaire et de nutrition de qualité. Aussi, faut-il mettre l’accent sur un partage des meilleures pratiques et des programmes qui ont fait leurs preuves en Afrique, dans la perspective de la transformation et du développement de l’éducation.

Pour assurer le plein succès de l’application de toutes les recommandations adoptées lors de cette Triennale 2017 de l’ADEA, les participants sont convenus de collaborer avec les communautés socioéconomiques, les partenaires au développement, la diaspora africaine et autres acteurs clés de l’éducation en Afrique.

S’agissant de la création spécifique d’un fonds d’investissement africain dédié à l’éducation, les ministres et autres représentants officiels ont indiqué qu’ils consulteraient leurs pays respectifs à ce sujet. Géré par une organisation panafricaine et abondé par les gouvernements africains, les partenaires et les parties prenantes dans le secteur de l’éducation, un tel fonds aurait pour objectif de garantir la disponibilité de financements pérennes, sans lesquels aucun programme ni projet d’éducation de qualité et inclusif ne saurait voir le jour. Or c’est l’une des ambitions de l’Agenda 2063 pour l’Afrique et de la Stratégie continentale d’éducation pour l’Afrique 2016-2025 (CESA 16-25) de l’Union africaine.

Le coup d’envoi de la Triennale 2017 l’ADEA a été donné sous les auspices de Macky Sall, président de la République du Sénégal et président du Comité des dix chefs d’État africains champions de l’éducation, la science et la technologie, jeudi 16 mars 2017au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD), à Diamniadio.

Dans son discours d’ouverture, le président Sall a rendu un hommage appuyé à l’ADEA, saluant les ministres présents et tous les partenaires qui ont rendu possible cet évènement d’envergure mondiale, notamment en raison du court délai imparti à l’organisation – la Triennale devait initialement se tenir au Maroc. Il a exhorté l’Association à continuer son combat pour la noble cause de la révolution de l’éducation en Afrique, avec le soutien actif de l’institution hôte de l’Association, le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), des partenaires et parties prenantes clés. Le président a conclu son intervention en citant Nelson Mandela : « L’éducation est l’arme la plus puissante que vous puissiez utiliser pour changer le monde ».

Lors de la cérémonie d’ouverture, lui a été décerné le « Prix du grand parrain de l’éducation » de l’ADEA, en reconnaissance de son leadership exceptionnel et de son dévouement à promouvoir l’éducation et la formation en Afrique. C’est Akinwumi Ayodeji Adesina, président du Groupe de la BAD, qui lui a remis le prix, en présence d’Oley Dibba-Wadda, secrétaire exécutive de l’ADEA.

Peter Materu, président du Comité exécutif de l’ADEA , Akinwumi Adesina, président de la BAD, Omar Azziman, envoyé spécial du Roi du Maroc, Sa Majesté Mohammed VI, Badara Joof, envoyé spécial d’Adama Barrow, président de la Gambie, Tarek Galal Shawki Ahmed, ministre de l’Éducation et envoyé spécial du président de la République arabe d’Égypte Abdel Fattah al-Sissi, et Mpinda Simao, ministre de l'Education de la République d’Angola, ont tous réitéré, dans leurs discours respectifs, leur engagement à transformer les systèmes d’éducation et de formation en Afrique, dans la droite ligne des aspirations de l’Agenda 2063 pour l’Afrique.

Le discours d’ouverture du président Adesina a souligné l’importance d’investir dans la jeunesse, au cœur des Cinq grandes priorités (Top 5) qu’il a assignées à la BAD et de programmesd qu’il a lancés, à l’instar de ENABLE Youth : « Créons une génération de travailleurs bien formés, efficaces, qualifiés et productifs ... Faisons de l’Afrique l’atelier du monde ».

« L’éducation africaine doit soutenir la science, la technologie et l’innovation, a renchéri dans son discours la secrétaire exécutive de l’ADEA, Oley Dibba-Wadda. L’éducation est la clé d’un avenir brillant pour tous les peuples africains et, pour ce faire, la création d’un Fonds africain pour l’éducation peut véritablement libérer tout le potentiel du continent ».

Diffusé en direct via différentes plateformes en ligne, l’événement a attiré un large public, qui a suivi avec intérêt les différentes interventions d’acteurs aux horizons divers mais qui tous sont engagés en faveur de l’éducation en Afrique. Au nombre de ceux-ci, Ibrahim Ceesay, représentant les jeunes d’Afrique, qui a invité les gouvernements du continent à créer un « Fonds pour le développement de la jeunesse africaine et à accélérer l’autonomisation et le perfectionnement des jeunes en Afrique pour contrer l’extrémisme chez les jeunes et les conflits armés, en intégrant également l’éducation à la paix dans les programmes d’éducation ».

L’édition 2017 de la Triennale de l’ADEA a attiré environ 1 250 participants – dont 650 du Sénégal – du monde entier, mêlant ministres, délégations gouvernementales, partenaires de au développement, acteurs du secteur privé, organisations non gouvernementales, institutions intergouvernementales, fondations, membres de la société civile et organisations de la jeunesse, de la diaspora, du monde universitaire, médias – entre autres.

Vingt-quatre ministres africains en charge de l’Éducation et vingt-huit délégations nationales du continent (Afrique du Sud, Angola, Botswana, Burkina Faso, Cameroun, République centrafricaine, République du Congo, République démocratique du Congo, Côte d’Ivoire, Égypte, Gambie, Guinée, Kenya, Libéria, Madagascar, Mali, Maroc, Maurice, Mauritanie, Mozambique, Niger, Rwanda, Sénégal, Soudan du Sud, Tanzanie, Togo, Zambie Zimbabwe) avaient répondu présent. Une trentaine de stands disposés au Centre international de conférences Abdou Diouf offraient également l’occasion de découvrir des initiatives et des projets innovants en matière d’éducation, dans le cadre de la « Foire de l’innovation et des connaissances de la Triennale ». Enfin, la belle « Tente de lecture » érigée à l’entrée du Centre a contribué à promouvoir les compétences en lecture des adultes et des enfants.

La Triennale de 2017 sur l’éducation et la formation en Afrique était co-organisée par l’ADEA et le gouvernement de la République du Sénégal. Afrique 2.0, le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), l’Union africaine (UA), Aide et Action, la Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports des pays francophones (CONFEJES), la Conférence des ministres de l’Éducation des pays francophones (CONFEMEN), la Fondation Didier Drogba, le Partenariat mondial pour l’éducation (GPE), Intel, l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ISESCO), la Fondation MasterCard, Microsoft, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Qelasy, l’Agence suisse pour le développement et la coopération (SDC) et l’UNICEF en étaient les principaux sponsors partenaires de cet événement phare ont été :.

Pour en savoir plus :

- Portail de la Triennale de l’ADEA 2017 : http://www.adeanet.org/triennale-2017/

- Photos : http://www.adeanet.org/triennale-2017/fr/photos

- Vidéos : http://www.adeanet.org/triennale-2017/fr/videos

- Documents : http://www.adeanet.org/triennale-2017/fr/documents

Contacts :

Stefano De Cupis, Chargé de communication principal, ADEA – Tél. : +225 2026 4261 s.decupis@afdb.org

Ramata Almamy Mbaye, Chargée principale des relations extérieures et des partenariats stratégiques, ADEA - Tél.: +225 2026 5559 ; r.mbaye@afdb.org

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À propos de l’ADEA :

L’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA) est un forum de dialogue sur les politiques, composé de l’ensemble des 54 ministres de l’Éducation en Afrique. Établi en 1988 à l’initiative du Groupe de la Banque mondiale, elle est devenue une institution panafricaine basée au sein du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD). Depuis sa création, elle a agi sur des processus qui ont eu un impact profond sur l’élaboration des politiques en Afrique grâce à un dialogue politique fondé sur des données probantes, au renforcement des capacités, au plaidoyer et au réseautage. Le travail de l’ADEA s’est élargi pour se concentrer davantage sur le développement des aptitudes et des compétences dans tous les sous-secteurs de l’éducation. Elle envisage un « système africain d’éducation et de formation de haute qualité axé sur la promotion de connaissances et de compétences essentielles au développement accéléré et durable en Afrique ».

http://www.adeanet.org/