La Stratégie 2016-2025 du Groupe de la BAD pour industrialiser l’Afrique approuvée

25/07/2016
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Le programme d’industrialisation de l’Afrique, l’une des Cinq grandes priorités du Groupe de la Banque (dites Top 5) pour la transformation économique du continent, a bénéficié d’une nouvelle impulsion, avec l’approbation de la Stratégie 2016-2025 du Groupe de la Banque pour l’industrialisation de l’Afrique.

Approuvée par le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) le jeudi 14 juillet 2016, cette stratégie établit une feuille de route pour le déploiement des programmes prioritaires destinés à étendre à grande échelle la transformation industrielle de l’Afrique. Elle répond à certaines questions majeures, comme pourquoi industrialiser l’Afrique ; comment l’industrialiser ; et de quelle manière la BAD y aidera.

En concevant cette stratégie, la Banque s’est focalisée sur le rôle essentiel que joue l’industrialisation dans le développement, car elle exploite toutes les chaînes de valeur de l’activité économique –des matières premières aux produits finis. L’industrialisation dynamise la productivité en introduisant de nouveaux équipements et de nouvelles techniques, renforce les capacités de la main-d’œuvre et diffuse ces améliorations dans l’économie tout entière. Elle génère des emplois formels, qui renforcent à leur tour la stabilité sociale, et améliore la balance commerciale en créant des produits destinés à l’exportation et en remplaçant les importations.

Cette stratégie entend : (i) développer le secteur et le cadre de politique industriels ; (ii) accroître les échanges commerciaux et intégrer l’Afrique dans les chaînes de valeur régionales et internationales ; et (iii) stimuler la concurrence et la création de valeur par une expansion de l’offre de services aux entreprises afin de maximiser l’impact sur la performance des industries, et réciproquement.

Pour ce faire, la stratégie reposera sur cinq vecteurs que la Banque va intégrer dans ses programmes phares : (i) des politiques, législations et institutions porteuses ; un environnement économique et des infrastructures favorables ; (iii) l’accès aux capitaux ; (iv) l’accès aux marchés ; et (v) des talents compétitifs, des capacités et l’esprit d’entreprise.

« Dans les pays qui ont réussi leur industrialisation, ces vecteurs ont généralement été intégrés dans des politiques industrielles globales, qui ont permis aux entreprises, petites et grandes, de se développer le long des chaînes de valeur de secteurs industriels spécifiques très prometteurs », explique le document de stratégie.

La Banque soutiendra les pays en défendant 6 programmes phares : (i) encourager des politiques industrielles probantes ; (ii) catalyser les financements dans les infrastructures et les projets industriels ; (iii) développer des marchés de capitaux liquides et efficaces ; (iv) promouvoir et stimuler la création d’entreprises ; (v) promouvoir des partenariats stratégiques ; et (vi) développer des groupements industriels efficaces.

Dans le cadre de cette stratégie, la Banque prévoit également d’accroître ses propres financements ainsi que ceux qu’elle mobilisera auprès de tiers, pour les porter de 35 à 56 milliards de dollars EU au cours des dix prochaines années. Par un effet de levier, elle entend aussi canaliser des ressources additionnelles via des partenariats avec d’autres institutions de financement du développement, les agences des Nations Unies pertinentes, la Commission de l’Union africaine, les Communautés économiques régionales et des entités spécialisées qui offrent des fonds d’amorçage. De plus, des montants importants seront mobilisés à travers des opérations de syndication et de cofinancement en soutien à des programmes échelonnés qui seront spécifiques aux contextes locaux et alignés sur les objectifs de développement nationaux.

Par nature transversale, le programme « Industrialiser l’Afrique » s’appuiera sur les synergies entre les autres priorités du Top 5 – Éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie, Nourrir l’Afrique, Intégrer l’Afrique, et Améliorer la qualité de vie des populations en Afrique.

Élaboré en consultation avec les organisations des Nations Unies pertinentes, dont l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), ainsi que dans le cadre de consultations multisectorielles en interne et en externe, le programme d’industrialisation de l’Afrique est fondé sur les Objectifs de développement durable (ODD) – qui reconnaissent que l’industrialisation est la voie appropriée pour accélérer la croissance –, le Plan d’action pour le développement industriel accéléré de l’Afrique (AIDA) et sur les politiques industrielles des Communautés économiques régionales (CER).


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