Guinée équatoriale : la Banque africaine de développement à l’appui de la diversification économique et du renforcement des politiques publiques

06/09/2018
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Le Groupe de la Banque africaine de développement s’est engagé à épauler la diversification économique de la Guinée équatoriale dans l’agro-industrie et à soutenir un programme de renforcement des capacités visant à favoriser le développement de ses politiques publiques.

Cet engagement fait suite à l’approbation par le Conseil d’administration de la Banque, le mercredi 8 août 2018 à Abidjan, du nouveau Document de stratégie pays (DSP) de la Banque pour la Guinée équatoriale pour la période 2018-2022.

Le DSP 2018-2022 définit l’orientation stratégique du soutien apporté par la Banque aux efforts menés par le gouvernement du pays pour en diversifier l’économie.

Il porte sur deux volets essentiels : le soutien à la mutation du secteur agricole en faveur de la diversification économique et le renforcement des capacités en matière de conception et de mise en œuvre des politiques publiques.

Le premier volet permettra d’épauler la stratégie du gouvernement visant à diversifier l’économie, notamment en se concentrant sur les secteurs de la pêche et de l’agroalimentaire et en favorisant le développement du secteur privé.

Le second volet aidera à tirer parti de l’action du gouvernement en renforçant les capacités en matière d’élaboration de politiques générales et sectorielles et en structurant leur mise en œuvre, conformément aux priorités du Plan national de développement économique et social (PNDES) du pays.

Les enjeux d’égalité des sexes, de croissance verte, d’emploi des jeunes et de précarité seront intégrés au volet de la stratégie portant sur les perspectives de croissance et les opportunités commerciales liées à la diversification économique escomptée.

En outre, l’appui de la Banque va permettre à la Guinée équatoriale de s’intégrer à la Communauté économique et monétaire des États de l’Afrique centrale (CEMAC), ainsi qu’à la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC).

Compte tenu des faiblesses identifiées dans la stratégie pays 2013-2017, la Banque entend mettre davantage l’accent sur l’assistance technique et le développement des connaissances, grâce au renforcement des capacités et à la préparation et la coordination des programmes qui sont des facteurs clés du développement du pays selon sa propre conception.

Au cours des deux dernières décennies, la Guinée équatoriale a bénéficié d’une prospérité considérable tirée de ses vastes ressources pétrolières, qui ont permis au gouvernement de bâtir des infrastructures de qualité dans les transports et les services de base tels que l’eau, l’électricité et le logement.

Toutefois, la chute des prix du pétrole a affecté les investissements publics, qui se sont réduits, passés de 24,6 % du PIB en 2013 à 17,2 % en 2017. Les efforts de stabilisation menés par le gouvernement devraient s’intensifier au cours des cinq prochaines années.

La diversification économique est donc un objectif crucial pour la croissance et la stabilité à moyen et long terme. Les principaux secteurs ciblés dans la diversification économique (accompagnés de leur potentiel respectif en matière de croissance annuelle moyenne sur dix ans) sont l’agriculture (12 %), la pêche industrielle (18 %), les transports maritimes (16 %) et l’électricité (15 %).

Les modalités de soutien de la Banque reposeront sur les enseignements tirés de la mise en œuvre du précédent DSP pour la Guinée équatoriale, tout en tenant compte des priorités du pays figurant dans le Plan national de développement économique et social. Cette orientation stratégique est conforme aux deux objectifs de la stratégie décennale de la Banque pour la période 2013-2022 – croissance inclusive et transition vers la croissance verte – et répond aux priorités des High 5.

La Banque va ouvrir un bureau de liaison dans la capitale, Malabo, pour faciliter le dialogue avec le gouvernement et les autres partenaires au développement.