Flux financiers illicites en Afrique de l'Ouest : lancement du nouveau rapport conjoint de la Banque africaine de développement et de l'OCDE

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De: 20/02/2018
A: 20/02/2018
Flux financiers illicites en Afrique de l'Ouest : lancement du nouveau rapport conjoint de la Banque africaine de développement et de l'OCDE

Mardi 20 février 2018, a lieu le lancement officiel d’un nouveau rapport conjoint de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et de la Banque africaine de développement, intitulé Flux financiers illicites, L’économie du commerce illicite en Afrique de l’Ouest, au Centre de Conférence de l’OCDE à Paris, en France. Ce rapport a été produit en collaboration avec la Banque mondiale, le NEPAD, ainsi que le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA).

50 milliards de dollars par an échappent à l’Afrique de l’Ouest

Chaque année, ce sont des montants astronomiques qui échappent aux radars des autorités et régulateurs économiques pour quitter l’Afrique en toute illégalité et se voir transférés en Europe ou ailleurs dans le monde.

La seule sous-région de l’Afrique de l’Ouest, sur laquelle se concentre ce nouveau rapport, verrait ainsi lui échapper 50 milliards de dollars américains tous les ans, selon les estimations. Ce sont autant de ressources financières que les pays concernés ne peuvent mettre à profit de leur développement ou de leurs investissements domestiques.

Or cet argent est précieux pour concrétiser les Objectifs de développement durables développés par l’ONU, les priorités de la Banque africaine de développement pour le développement de l’Afrique entérinées dans ses High 5 et l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Un manque à gagner pour le développement et les investissements

Et il ne s’agit pas seulement, avec les flux financiers illicites (FFI), de seules pertes financières. Comment les activités illicites ou criminelles peuvent-elles, au-delà, interagir avec l'économie, la sécurité et le développement dans les pays et régions particulièrement vulnérables aux FFI ?

C’est ce que se propose d’examiner ce nouveau rapport dans la région ouest-africaine.

Tables rondes, conférence et experts de renom

Pour l’occasion, une série de tables rondes et d’ateliers de travail rythmeront la journée du 20 février, tous axés sur le thème de la publication, afin d’explorer plus en détails la portée et les spécificités des flux d’argent illicite en Afrique de l’Ouest (voir l’agenda). Sera évoquée également  l’opportunité de créer une plateforme de contrôle mutuel et de dialogue politique, sous l’égide d’institutions panafricaines comme la Banque africaine de développement et de l’OCDE.  Avec cet objectif : mieux traquer les flux financiers illicites dans la sous-région et parvenir à leur opposer des réponses ajustées et efficaces, au moyen de mesures pertinentes et cohérentes les unes avec les autres.

Au côté du directeur du développement à la coopération de l’OCDE, Jorge Moreira Da Silva, Abdoulaye Coulibaly, directeur par intérim du département de la gouvernance, représentera la Banque africaine de développement lors du lancement officiel du rapport, en présence également de représentants du Groupe de haut niveau sur les flux financiers illicites en provenance d'Afrique, de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), de chercheurs universitaires et de membres de la société civile et de l'OCDE, qui ont tous en commun de travailler sur les FFI en Afrique de l'Ouest.

Sous embargo, le rapport Flux financiers illicites, L’économie du commerce illicite en Afrique de l’Ouest a été rendu public mardi 20 février 2018 à 10 h, heure française (GMT+1).


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