La journée internationale de la femme, portrait : Hassatou N'Sele

08/03/2018
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À l'occasion du 8 mars, la Journée internationale de la femme, nous donnons la parole à huit femmes, plus une - la Directrice du genre, des femmes et de la société civile. Toutes, des femmes, formidables de la Banque africaine de développement. Voici, le troisième entretien de la série.

Entretien avec Hassatou N’Sele, Trésorière du Groupe de la Banque, vice-présidente Finance par intérim

Pourriez-vous vous présenter en partageant, si possible, un élément qui a fait de vous ce que vous êtes aujourd’hui, sur le plan de la formation ou sur le plan professionnel ?

J’ai rejoint la Banque en 1999 en qualité de Senior Treasury officer, en suis devenue la Trésorière il y’a trois ans, et assume depuis presqu’un an l’intérim de la vice-présidence finance. J’ai choisi de rester dans le même département depuis que j’ai rejoint l’institution, parce que j’aime beaucoup mon travail et apprécie énormément mes collègues. Je crois très fort en la Banque et a son mandat, et comme beaucoup d’autres de mes collègues, j’ai l’impression quelque part qu’elle m’appartient, d’où cette envie que nous avons tous de faire toujours plus et mieux, dans la mesure du possible.

Mais je suis tout d’abord mère de trois jeunes filles (24 ans, 23 ans et 16 ans), et j’ai pu mener de front ma carrière et ma vie de famille.

Tout au long de ma vie j’ai été très influencée par mon père et ma mère, des hôteliers qui travaillaient très dur mais avec enthousiasme, mais aussi par mes patronnes : Evelyne Tall qui est devenue par la suite numéro deux du Groupe Ecobank, et Arunma Oteh, la vice-Présidente et Trésorière de la Banque mondiale, deux femmes professionnelles, rigoureuses, compétentes, exigeantes de qui j’ai beaucoup appris.

Etre femme a-t-il été un obstacle ou un avantage dans l’évolution de votre parcours professionnel ?

Trois fois sur cinq, mon patron était une femme. Je n’ai pas eu le sentiment d’avoir été avantagée ou désavantagée parce que j’étais une femme. Mais il est clair que les femmes ont beaucoup plus de défis à relever que les hommes et les inégalités existent et persistent.

Qu’est-ce que la Journée du 8 mars représente pour vous ? Tous les jours de l’année doivent-ils être le 8 mars ?

Absolument. C’est la révolution des femmes qui j’espère prendront dans le monde la place qui leur ai due.

Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui souhaiteraient s’inspirer de votre parcours professionnel ?

Soyez professionnelles - Travaillez dur - Croyez en vous et restez intègre – Connaissez vos compétences et vos limites- Ne vous laisser pas faire, Soyez déterminées – Soyez toujours prêtes à apprendre et à essayer de vous améliorer- Allez jusqu’au bout des choses – Mais surtout, Enjoy life !