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Capital humain et développement industriel de l’Afrique, au cœur de discussions entre d’éminents experts et chercheurs au Japon

04-oct-2018

En prélude à la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD7), le Bureau de Représentation de la Banque africaine de développement en Asie, a organisé le 26 septembre 2018 à l'Université des Nations Unies à Tokyo, Japon, un événement de partage de connaissance, sous le thème : « Capital humain et développement industriel en Afrique. »

La rencontre a mobilisé plus de 60 participants comprenant d’éminents chercheurs et universitaires, ainsi que des responsables d’organisations internationales et des représentants du corps diplomatique, qui se sont succédé pour partager leurs connaissances sur le capital humain et l’industrialisation du continent africain.

Selon les Perspectives économiques en Afrique de la Banque africaine de développement, avec la reprise des prix des produits de base, la transformation économique et la réforme dans différents États africains, le taux de croissance moyen du continent a largement dépassé celui de la moyenne mondiale à moyen et long termes. Etant donné l’impact positif de l’industrie sur la productivité, la valeur ajoutée et le PIB en général, prioriser le secteur industriel, contribuera inéluctablement à transformer le continent.

De nombreux pays asiatiques sont déjà dans la dynamique de leur industrialisation et disposent d’expériences à partager avec les pays africains dans de nombreux domaines, notamment en ce qui concerne la qualité de la main-d’œuvre. 

Dans un exposé qui s’inspire de l’expérience japonaise, Keijiro Otsuka, professeur à l’Université de Kobe, a proposé «Kaizen», ou « l’amélioration continue.» Il s’agit d’un ensemble d’idées et de visions perfectionnées par un grand nombre d’employés et de dirigeants d’entreprises, au moyen d’observations et d’expériences menées au cours de plusieurs décennies au Japon et à l’étranger. «Apprendre de l'étranger a été vital dans le modèle de développement de l'Asie de l'Est », dira le professeur Otsuka.

Les discussions ont été animées par Tetsushi Sonobe, vice-président du Collège doctoral de recherche en sciences politiques, qui a souligné les énormes potentialités de l’Afrique, ainsi que la pertinence de la main d’œuvre, dans la mise en œuvre de programmes d’industrialisation.

Dans son intervention, Ndiyoi Muliwana Mutiti, ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de Zambie au Japon, a encouragé les PME japonaises à investir davantage en Afrique. Yuko Yasunaga, responsable de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel à Tokyo, a, quant à lui effectué un exposé sur les activités visant à promouvoir l'aspect qualité de la formation dans le secteur des entreprises. Toru Homma, conseiller principal de l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA), s’est, de son côté, appesanti sur les résultats positifs et l’impact des projets « Kaizen » de la JICA visant à soutenir plus de 1000 PME dans 8 pays.

«La mise en œuvre de politiques industrielles cohérentes est la clé de l'industrialisation,» a souligné Tadashi Yokoyama, Responsable du Bureau de Représentation de la Banque africaine de développement en Asie.

Masahiko Kiya, directeur général adjoint du ministère des Affaires étrangères du Japon, s’est, pour sa part, félicité de cette initiative portant sur l'industrialisation et l'innovation, qui est menée en synergie par les secteurs public et privé.

Le Bureau de Représentation en Asie, établi en 2012 à Tokyo, travaille activement en vue de promouvoir le dialogue Asie-Afrique en tant que centre de connaissances de l’Afrique en Asie.

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