La BAD organise une session d’information à l’intention des chefs d’entreprises belges

26/10/2017
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La BAD organise une session d’information à l’intention des chefs d’entreprises belges

Dans le cadre de la visite de travail effectuée mercredi 25 octobre par Son Altesse Royale la Princesse Astrid de Belgique au siège de la Banque africaine de développement (BAD), des chefs d'entreprises belges ont pris part à une session d'information sur le partenariat BAD/Côte d'Ivoire et sur les opportunités d'investissements en Côte d'Ivoire.

S'exprimant à cette occasion au nom de la BAD, Janvier Litse, directeur général pour la région Afrique de l'Ouest, a relevé les axes stratégiques de l'intervention de la Banque en Côte d'Ivoire ainsi que son portefeuille d'opérations nationales et régionales.

Une présentation sur les règles et procédures en matière de passation des marchés a ensuite été faite par Eric Yoboue, directeur a.i. du Département de la gestion fiduciaire, de l'inspection et de la passation des marchés.

Le directeur des opérations du Groupe de la Banque mondiale en Côte d'Ivoire, Pierre Laporte, a évoqué, quant à lui, les engagements de son institution, les objectifs du nouveau cadre de partenariat pays (CPF) pour la Côte d'Ivoire ainsi que les réponses programmatiques et opérationnelles. Il a également présenté les opportunités que présentent les activités de la Société financière internationale (SFI) pour l'ensemble des opérateurs du secteur privé, tant en terme de financement que de conseil et d'assistance technique. M. Laporte a enfin détaillé la création récente d'un guichet dédié au secteur privé au sein de l'Association internationale de Développement (AID), le guichet concessionnel du Groupe de la Banque mondiale, assurant qu'il permettra d'accroître le soutien aux activités du secteur privé dans les pays les plus pauvres du continent.

La session d'information s'est poursuivie avec l'exposé de Michel Laloge, chef de Coopération au sein de la Délégation de l’Union européenne (UE) en Côte d’Ivoire  , qui a expliqué l'approche stratégique de l’UE en Afrique dans une perspective historique.

Il s'est ensuite plus particulièrement appesanti sur le nouveau plan d'investissements pour le mandat extérieur de l'UE, actuellement en cours de mise en oeuvre. Ce nouveau cadre de partenariat devrait, a-t-il expliqué, permettre de mobiliser davantage d'investissements en Afrique à travers des initiatives innovantes comme la mise sur pied de plateformes régionales d'investissement et d'instruments mixtes prêts-dons et de réduction du risque, particulièrement attractifs pour les investisseurs privés. M. Laloge a, par ailleurs, passé en revue les projets actuellement en cours de financement par l'UE en Côte d'Ivoire.

Pour sa part, Philippe Brown, chef du Bureau de la Banque européenne d'Investissement (BEI) à Dakar, a mis en exergue le rôle clé que joue la BEI dans le financement des activités liées au mandat extérieur de l'UE, en particulier en Afrique. Il a également détaillé la répartition sectorielle des interventions de la BEI en Côte d'Ivoire et, plus largement, sur l'ensemble de l'Afrique de l'Ouest, en étayant ses propos d'exemples concrets de projets ayant fait l'objet d'un financement direct.

Enfin, Luuk Zonneveld, directeur général de la Société belge d'Investissement pour les pays en développement (BIO) a présenté les activités de son institution entièrement financée par le gouvernement belge. Il a passé en revue l'ensemble des instruments d'intervention dont dispose BIO pour remplir son mandat de principal acteur de la politique belge de coopération au développement. Il a notamment mis l'accent sur l'intermédiation financière via des prises de participation ou des prêts subordonnés en faveur d'organismes locaux ainsi que sur l'appui apportés à des projets, notamment dans le secteur des infrastructures et des énergies renouvelables. .

Comme l'a rappelé en conclusion le modérateur de la session, Gauthier Bourlard, Chef de la mobilisation des ressources à la BAD, le rôle croissant que le secteur privé est désormais appelé à jouer dans la mise en oeuvre des objectifs de développement durable (ODD) fixés par la communauté internationale s'inscrit dans un contexte de réduction de l'aide fondée sur les modèles traditionnels.

Il convient donc, selon lui, aujourd'hui de faire preuve de créativité pour mobiliser des ressources auprès de sources de financement plus diversifiées grâce à des modalités innovantes. Les synergies entre les grands bailleurs de fonds et les opérateurs privés doivent dès lors être amplifiées afin de contribuer efficacement à la réalisation des objectifs globaux en matière de développement et de réduction de la pauvreté.