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La Banque africaine de développement et le Bureau international du travail soutiennent l’emploi des jeunes ruraux en Afrique centrale, afin de freiner l’exode vers les villes

12/02/2019
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La Banque africaine de développement et le Bureau international du travail (BIT) rencontrent, à Brazzaville, les pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) afin de développer le potentiel des économies rurales de la sous-région en investissant dans le capital humain et l’employabilité des jeunes dans le secteur agricole.

A l’ouverture du Forum, le Directeur général de la Banque, en charge de l’Afrique centrale, Ousmane Doré, a souligné le déséquilibre croissant entre zones rurales et zones urbaines dans la sous-région (CEEAC, ndlr), ainsi que l’absence d’opportunités fragilisant la situation des jeunes des campagnes. « Menacées par l’exode rural les privant de leurs forces vives, ces zones voient leur potentiel économique en pâtir », a observé Doré. Le secteur agricole emploie environ deux tiers de la population de ces pays, soit dans la production, soit dans des activités connexes de la chaîne de valeur. 

Par conséquent, il est nécessaire et urgent de réfléchir ensemble et de trouver des solutions visant à améliorer les compétences des jeunes, ainsi que leur employabilité dans le secteur agricole, qui demeure un gros pourvoyeur d’emplois en milieu rural, a exhorté M. Doré.

La population des jeunes ruraux en Afrique centrale représente un énorme potentiel au regard des objectifs de développement économique et social de la sous-région, selon la Directrice régionale pour l’Afrique, à l’Organisation Internationale du Travail, Cynthia Samuel-Olajuwon. «Il est essentiel que les jeunes femmes et hommes dans les économies rurales de la sous-région puissent devenir des catalyseurs pour une croissance inclusive et un développement durable (...). Une telle transformation associée à la croissance de l'emploi n’est pas automatique. Il faut des orientations claires et un soutien adéquat», soulignera-t-elle.

Lors des premiers échanges de ce Forum, le vice-Premier ministre congolais chargé de la fonction publique, de la réforme de l’Etat, du travail et de la sécurité sociale, Firmin Ayessa, a rendu un hommage appuyé à la Banque africaine de développement et au Bureau international du travail  « pour leur soutien constant à la promotion d’emplois décents en faveur des jeunes agriculteurs d’Afrique centrale. »

Selon lui, « le fait que l’Afrique, particulièrement notre sous-région centrale, ait une population majoritairement jeune, est en soi un formidable potentiel de développement en termes de capital humain ». M. Ayessa a, par ailleurs, soutenu « qu’en accordant la priorité au secteur agricole, les gouvernements de la sous-région s’employaient à relever trois types de défis : la sécurité alimentaire, la diversification économique et l’emploi, en particulier celui des jeunes. »

Pendant trois jours, le Forum de Brazzaville offre un lieu d’échanges et de partage d’expériences privilégié entre les experts de la Banque africaine de développement, du Bureau international du travail, des pays membres de la CEEAC, des ministères de l’emploi, de l’agriculture et de la jeunesse et les organisations représentatives des travailleurs et du patronat. Les projets développés par la Banque et le BIT dans la sous-région doivent permettre de dégager des orientations efficaces en matière de politiques d’emploi des jeunes dans le secteur agricole.

Contacts presse

Aoudi Diallo – Banque Africaine de développement - + 225 20263721 – a.a.diallo@afdb.org

Gomez Ntoya  – Bureau International du Travail - + 243 816157761 – ntoya@ilo.org


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