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Les principaux partenaires du développement en Afrique s’unissent contre l’insécurité alimentaire et face au changement climatique

Paul Kagame, président du Rwanda : « Cette situation ne peut plus durer ».
09-aoû-2019

Kigali, Rwanda, le 8 août 2019 – Les partenaires du développement en Afrique se sont engagés à regrouper leurs moyens pour faire à face à l’insécurité alimentaire sur le continent.

Cet engagement a été rendu officiel lors du premier Dialogue de leadership sur la sécurité alimentaire africaine (AFSLD) qui s’est tenu à Kigali au Rwanda, les 5 et 6 août, en partenariat avec l’Union africaine, les dirigeants de la Banque africaine de développement, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, le Fonds international de développement agricole et la Banque mondiale.

L’événement avait pour objectif de renforcer et d’accélérer l’appui aux programmes de sécurité alimentaire africains, et d’aider l’agriculture africaine à s’adapter au changement climatique grâce à une intensification des partenariats et de la coordination.

« Cette situation ne peut plus durer… L’amélioration d’un environnement propice à l’agriculture est un objectif que nous sommes pleinement en mesure de contrôler. L’augmentation de la productivité agricole est essentielle pour éradiquer la faim et la malnutrition », a déclaré Paul Kagame, président du Rwanda.

Plus de 250 décideurs ont participé à l’événement, parmi lesquels 28 ministres, des lauréats du prix Nobel, des experts techniques et des hauts fonctionnaires d’organisations internationales, telle l’Union africaine.

Selon Mme Josefa Sacko, ambassadrice et commissaire de l’Union africaine à l’économie rurale et à l’agriculture, « L’Union africaine est fermement convaincue que les partenariats sont essentiels si nous voulons éradiquer la faim d’ici 2025, conformément à l’objectif fixé par l’Union africaine ».

Près de 20 % de la population africaine est confrontée à une insécurité alimentaire sévère. La situation empire à cause de l’impact négatif du changement climatique et des conflits.

M. Hafez Ghanem, vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique, estime qu’une plus grande coopération permettrait d’accroître l’impact.

« Cette réunion a clairement confirmé que nous devions travailler ensemble pour améliorer l’accès à la technologie par les agriculteurs, en particulier les femmes, pour permettre de meilleurs financements, et pour s’assurer que l’agriculture fait partie intégrante de la solution face au changement climatique. Et nous devons nous y mettre au plus vite », conclut M. Hafez Ghanem.

Selon M. Gilbert Houngbo, président du Fonds international pour le développement agricole (FIDA), il convient d’agir à différents niveaux.

« Nous devons coordonner nos actions dans tous les domaines, de la gestion des carences dans les infrastructures principales, au transfert de connaissances, en passant par le financement et les technologies innovantes au niveau des communautés, des exploitations et même des familles.

Le FIDA s’engage à continuer à œuvrer avec ses partenaires pour autonomiser les populations rurales pauvres et les plus vulnérables, et ainsi garantir que les petits exploitants et entrepreneurs agricoles obtiennent le capital, les connaissances et l’appui dont ils ont besoin pour réussir », conclut-il.

Dans un communiqué commun, les délégués ont insisté sur l’importance des politiques.

« Des politiques intelligentes sont nécessaires pour créer et maintenir des conditions propices aux investissements dans des systèmes d’alimentation et d’agriculture durables face au changement climatique. Il existe déjà des possibilités immenses d’information et d’appui aux politiques, et ce en s’appuyant sur les connaissances, les faits probants et les outils nécessaires. La FAO pense que nous avons beaucoup à offrir en collaboration avec nos partenaires pour faire progresser cet important programme de travail en Afrique », a affirmé Mme Maria Helena Semedo, directrice générale adjointe de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Pour Martin Fregene, directeur chargé de l’Agriculture et de l’agro-industrie à la Banque africaine de développement, « la simple tenue de ce Dialogue de leadership sur la sécurité alimentaire africaine montre que le désir de transformer l’agriculture africaine est fort. La Banque africaine de développement continuera à travailler avec les partenaires du développement pour relever les défis auxquels le continent fait face sur le plan alimentaire et nutritionnel ».

Pour plus d’informations, veuillez consulter le site de l’AFSLD : africafoodsecurity.org

Gershwin Wanneburg, Communication Officer, Communication and External Relations Department, African Development Bank

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