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Reconstitution du FAD-15 : pour appuyer les Etats fragiles et pays d’Afrique à faible revenu, les donateurs promettent 7,6 milliards de dollars, une augmentation de 32 % par rapport à la dernière reconstitution

Erratum : communiqué de presse du 5 décembre 2019 réédité. Lire la note de l'éditeur à la fin
11-déc-2019

Les donateurs du Fonds africain de développement (FAD) ont convenu jeudi d’engager 7,6 milliards de dollars pour accélérer la croissance des pays les plus pauvres d’Afrique et aider des millions de personnes à sortir de la pauvreté.

Cette quinzième reconstitution du FAD (FAD-15), en hausse de 32 % par rapport au cycle précédent, témoigne avec force de la confiance accordée au Fonds, qui est le guichet concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement.

Le Fonds comprend trente-deux États contributeurs et trente-sept pays bénéficiaires, dont ceux connaissant des taux de croissance plus élevés, ceux s’orientant vers de nouveaux marchés émergents, et les États fragiles ayant besoin d’un soutien spécial pour la prestation de services de base. Les ressources du Fonds sont reconstituées tous les trois ans.

Le FAD-15 appuiera les pays les plus vulnérables d’Afrique en s’attaquant aux causes profondes de leur fragilité, en renforçant leur résilience et en intégrant les questions intersectorielles. Parmi ces dernières figurent l’égalité de sexes, le changement climatique, la gouvernance, le développement du secteur privé et la création d’emplois décents.

« Quelle belle promesse nous avons obtenue avec votre soutien ... Ensemble, nous avons dépassé l’objectif qui avait été fixé pour cette reconstitution. C’est un cas de reconstitution magnifiquement réussie », a déclaré Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement.

Au cours des quarante-cinq dernières années, le FAD a joué un rôle important dans le développement des pays d’Afrique à faible revenu.

En seulement neuf ans, le FAD a changé le cours des choses pour une importante partie des habitants du continent avec un impact positif sur leur vie, cela :

  • en améliorant l’accès à l’électricité pour 10,9 millions de personnes ;
  • en apportant des infrastructures et des intrants agricoles à 90 millions de personnes, dont 43 millions de femmes ;
  • en améliorant l’accès aux marchés et les connexions entre pays pour 66,6 millions de personnes ;
  • en participant au programme d’intégration régionale du continent avec la remise en état de plus de 2 300 km de routes transfrontalières ;
  • en améliorant l’accès à l’eau et à l’assainissement pour 35,8 millions de personnes.

Le FAD-15 couvre la période 2020-2022 et s’appuiera sur les réussites antérieures de la quatorzième reconstitution en agissant avec une plus grande sélectivité et en ciblant davantage ses objectifs.

Son action reposera sur deux grands axes stratégiques : les infrastructures de qualité et durables visant à renforcer l’intégration régionale ; et la gouvernance humaine et le développement des capacités institutionnelles en vue d’une création accrue d’emplois décents et d’une croissance inclusive.

Pour mener à bien ces priorités stratégiques, le FAD-15 accordera une attention toute particulière à l’égalité des sexes, à la lutte contre le changement climatique, au secteur privé et au renforcement de la bonne gouvernance.

Dans son allocution finale, Patrick Dlamini, le directeur général de la Banque de développement d’Afrique australe (DBSA), a déclaré, en s’exprimant au nom du ministre des Finances de l’Afrique du Sud, Tito Mboweni, que les délibérations et les résultats témoignaient de la confiance que les pays membres accordaient au Groupe de la Banque africaine de développement, perçue comme « institution fondamentale sur laquelle repose le développement de l’Afrique. »

« Il n’y a pas de meilleur intermédiaire que le FAD », a-t-il déclaré. « Pour l’avenir, un ambitieux programme de développement nous attend. »

Le FAD-15 s’attaquera aux causes profondes de la vulnérabilité en prenant systématiquement en compte la fragilité dans toutes ses opérations. Cela concernera spécialement des régions comme le Sahel, qui bénéficieront d’une augmentation de 65 % des ressources du FAD au cours de la prochaine période.

L’action du FAD-15 intervient à un moment où les opportunités et les défis à relever sont immenses pour les pays du FAD et de la planète.

Au cours des trois prochaines années, le Fonds intensifiera ses opérations avec des projets audacieux et profondément transformateurs, tels que le programme « Desert to Power » (L’énergie du désert), qui couvrira toute la région du Sahel. Ce programme phare a pour objectif de transformer le Sahel pour en faire la plus grande zone de production d’énergie solaire de la planète, avec une capacité de production solaire pouvant atteindre 10 000 MW et permettre ainsi à 250 millions de personnes d’être raccordées à l’électricité.

Dans le cadre de cette initiative, le projet d’électrification rurale Yeleen au Burkina Faso devrait fournir un accès à l’électricité à 150 000 foyers, tandis que le projet Djermaya au Tchad générera 10 % de la capacité électrique du Tchad.

« Notre façon d’avancer sera celle d’un nouveau printemps… Nous serons audacieux et résolus. Nous irons au-delà de nous-mêmes et, avec votre soutien, nous accomplirons bien plus », a affirmé Akinwumi Adesina.

 

Note de la rédaction : Dans la version du 5 décembre de ce communiqué de presse, il fallait lire 65% au lieu de 23 % .

Contact: 

Amba Mpoke-Bigg, Communication and External Relations Department, African Development Bank, email: a.mpoke-bigg@afdb.org

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