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« Rejoignez Africa50 pour jeter les bases d’une Afrique plus prospère », exhorte la Banque africaine de développement

10-juil-2019

Kigali, Rwanda, le 10 juillet 2019 – Les gouvernements africains doivent s’intéresser aux technologies innovantes afin d’être en mesure de mener le projet de transformation à travers le continent. C’est le message adressé aux membres du Conseil d’administration d’Africa50, lors de la réunion générale de ses actionnaires, tenue mercredi 10 juillet à Kigali au Rwanda.

Cet appel a été lancé lors de la cérémonie d’ouverture de la réunion des actionnaires par le Premier ministre rwandais, Edouard Ngirente.

« Étudions les possibilités qu’offrent les technologies numériques pour faire progresser notre continent », a déclaré le Premier ministre.

Africa50 est un fonds innovant au service du développement et du financement des infrastructures en Afrique. Il est financé par la Banque africaine de développement, les gouvernements africains et des investisseurs privés et institutionnels.

Dans son discours d’ouverture, le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, qui préside le Conseil d’administration d’Africa50, a demandé à ce que davantage de pays d’Afrique rejoignent cette institution qu’il présente comme « le principal vecteur des investissements du continent ».

« Africa50 est sur le point de lancer un fonds de tiers parti destiné au secteur privé pour mobiliser 1 milliard de dollars américains, provenant d’investisseurs institutionnels du secteur privé. J’encourage les pays qui ne l’ont pas encore fait, à rejoindre Africa50. Rejoignez-nous alors que nous avançons vers un avenir plein de promesses pour l’Afrique. Rejoignez-nous à ce moment où nous jetons les bases d’une Afrique plus prospère », a exhorté Akinwumi Adesina.

Alain Ebobissé, président directeur général d’Africa50, a déclaré que l’organisme avait réalisé des progrès importants au fil des années et qu’il avait développé un partenariat efficace avec plusieurs pays d’Afrique.

Africa50 compte actuellement vingt-huit pays africains membres et va mettre en place un fonds de tiers parti, destiné au secteur privé qui permettra de mobiliser 1 milliard de dollars en infrastructures, provenant d’investisseurs institutionnels du secteur privé.

« Un important tournant sera amorcé dans le domaine des infrastructures en Afrique, quand suffisamment de décideurs accepteront de reconnaître que le coût du renvoi-à-plus-tard, de la mise en œuvre de projets, est très élevé. Ne rien faire ou ralentir la réalisation des projets coûte de l’argent et prive les citoyens de services et de perspectives économiques », a déclaré Alain Ebobissé.

Akinwumi Adesina a également lancé une invitation aux investisseurs pour l’édition 2019 de l’Africa Investment Forum, en soulignant que l’Afrique était un lieu attractif, et prête pour accueillir des investissements massifs. Les principaux partenaires du forum sont : la Banque de développement d’Afrique australe (DBSA), la Banque africaine d’import-export (AfreximBank), la Banque de commerce et de développement (TDB), la Banque islamique de développement (BID), Africa50, l’Africa Finance Corporation (AFC) et la Banque européenne d’investissement (BEI).

« Si vous êtes investisseur, ne manquez pas l’édition 2019 de l’Africa Investment Forum. L’Afrique est prête pour accueillir des investissements massifs, et l’environnement devient plus attractif pour les investisseurs », a affirmé Akinwumi Adesina.

« L’un de ces investissements est la construction du pont qui reliera la République démocratique du Congo et la République du Congo ; une transaction de 550 millions de dollars, menée par Africa50 en partenariat avec la Banque africaine de développement. »

Le président de la Banque africaine de développement a annoncé aux participants que la récente entrée en vigueur de la zone de libre-échange continentale africaine a ouvert des perspectives d’affaires car étant la plus grande zone de libre-échange du monde, avec un marché unique intégré pour l’Afrique.

Pour tirer pleinement parti des avantages de l’Accord de libre-échange continental africain, Akinwumi Adesina a affirmé qu’il faudrait que les pays du continent soient reliés entre eux par des routes, des voies ferrées, des ports, des aéroports, des réseaux dorsaux de transmission utilisant les technologies de l’information et des corridors énergétiques. « Cela est indispensable pour stimuler la croissance économique future de l’Afrique », a-t-il souligné. 

Contact: 

Emeka Anuforo, Communication and External Relations Department, African Development Bank

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