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Réunion de haut niveau des Nations Unies et de la Banque africaine de développement : engagement pour accélérer le rythme dans la réalisation des ODD

23-sep-2019

Avec environ 390 millions de personnes vivant dans l’extrême pauvreté, souffrant de la faim et de l’insécurité alimentaire, l’Afrique est dans une course contre la montre pour atteindre ses objectifs de développement aux niveaux régional et international.

Dimanche, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, les chefs d’État et de gouvernement africains ont souligné, dans une réunion, le besoin d’une action collective urgente et la nécessité d’une plus grande collaboration entre l’ONU et la Banque africaine de développement, dans le but d’accélérer le développement de l’Afrique.

« Cette réunion, organisée par la Banque africaine de développement et les Nations unies, est "la première de ce type" organisée au siège de l’ONU, entre les deux institutions », a déclaré la secrétaire générale adjointe des Nations unies, Amina Mohammed.

En soulignant la forte convergence qui existe entre le Programme de développement durable à l’horizon 2030 du continent, les Objectifs de développement durable des Nations Unies et les « High 5 » de la Banque africaine de développement, Amina Mohammed a affirmé qu’il était temps d’unir les forces dans l’action.

« Nous entrons dans la décennie de l’action pour la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD)… Les besoins en investissements sont immenses », a déclaré Amina Mohammed. « Le rôle de la Banque africaine de développement est déterminant… pour atténuer les risques liés aux investissements, mais aussi pour les attirer. La principale institution africaine a besoin de beaucoup plus de soutien », a-t-elle ajouté.

Les dirigeants ont demandé des moyens supplémentaires, nécessaires pour mener à bien la tâche urgente que représente le développement de l’Afrique.

S’exprimant lors de la réunion, le président de la Banque africaine de développement a déclaré : « Le temps presse, mais nous avons encore de la marge pour agir. Nous pouvons encore combler l’écart. Je suis pleinement convaincu qu’avec un changement de rythme et guidée par un plus grand sentiment d’urgence et de responsabilité commune au niveau international, l’Afrique reste capable de réaliser les Objectifs de développement durable. »

Les présidents du Ghana, de la Guinée, de l’Éthiopie, du Lesotho, de la République démocratique du Congo et du Tchad, ainsi qu’une trentaine de représentants de gouvernements, ont assisté à cette réunion de deux heures d’horloge.

Les dirigeants ont partagé les expériences réussies dans leurs pays, notamment l’intégration des Objectifs de développement dans les plans nationaux, les initiatives de mise à l’échelle des programmes ; mais également des implications de l’harmonisation des politiques et des points d’ancrage stratégiques dans la mise en œuvre des objectifs de développement aux niveaux national, régional et international.

Les ambitieuses initiatives de développement entreprises par la Banque avec une collaboration au niveau régional connaissent déjà du succès, notamment « Desert to Power » qui a pour objectif de permettre à 250 millions de personnes dans onze pays du Sahel d’accéder à l’électricité, dont 90 millions grâce à des systèmes hors réseau.

Vera Songwe, secrétaire exécutive de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, a qualifié l’atteinte des ODD d’Afrique de « défi majeur ».

« Enrayer la vague de flux financiers illégaux, la dette publique et l’évasion fiscale doivent être des priorités pour les dirigeants, s’ils veulent maintenir le cap », a-t-elle déclaré.

Les institutions se sont accordées sur des domaines de collaboration notamment la lutte contre le changement climatique en Afrique, l’égalité des sexes, la promotion de l’investissement privé, l’utilisation de l’assurance contre les risques pour atténuer l’impact des catastrophes naturelles en Afrique, ainsi que les mesures de sécurité adaptées pour appuyer les opérations de la Banque dans les États fragiles du continent.

La zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), la plus grande zone au monde, entrée en vigueur cette année, constituera un autre domaine majeur de collaboration.

Une évaluation effectuée par le Programme des Nations Unies pour le Développement a explicitement montré que la réalisation des « High 5 » de la Banque permettrait à l’Afrique de réaliser environ 90 % des Objectifs de développement durable. « Donc, plus vite nous réaliserons les High 5, plus vite nous atteindrons notre objectif et les finalités visés », a déclaré Akinwumi Adesina.

 

Pour plus d’informations sur la participation de la Banque africaine de développement à la 74e Assemblée générale des Nations unies (UNGA2019), cliquez ici

 

Contact: 

Amba Mpoke-Bigg, Département des communications et des relations extérieures, Banque africaine de développement

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