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Afrique du Sud : le Conseil d’administration approuve le troisième rapport de suivi du plan d’action actualisé de la Direction du Projet de centrale électrique de Medupi

01-mar-2019

Le Conseil d’administration, a approuvé les recommandations du troisième rapport de suivi du Mécanisme indépendant d’inspection (MII) du Plan d’action actualisé de la Direction du Projet de centrale électrique de Medupi, Afrique du Sud.

Le projet consiste en la construction d'une centrale électrique à charbon de 4764 MW à Lephalalae, province du Limpopo, en Afrique du Sud.

Cette décision du Conseil autorise ainsi le MII à entreprendre le quatrième suivi annuel du projet d'énergie de Medupi en 2019 conformément au processus de suivi approuvé par le conseil d'administration le 13février2013.

Le MII a pris note des progrès accomplis par la Direction de la Banque depuis la dernière mission de suivi.  Elle s’est engagée avec Eskom (la compagnie électrique publique de l’Afrique du Sud) à résoudre les problèmes environnementaux et sociaux soulevés par les plaignants. Cet engagement marqué a permis de résoudre avec succès, plusieurs des problèmes signalés dans le rapport de vérification de la conformité préparé par le MII en Décembre 2011. Ceux-ci incluent les questions liées aux tombes et au patrimoine, l’achèvement du rapport d'évaluation environnementale et sociale régionale, l'amélioration de la communication avec les personnes et les communautés affectées par le projet.

Toutefois, le rapport du MII  a mis  l’accent sur deux problèmes critiques liés,  qui doivent toujours être réglés. Le premier concerne le non-respect des normes d'émissions minimales relatives à la qualité de l'air et les pics d'émissions dus à des dépassements occasionnels des normes nationales de qualité de l'air. Le second concerne la garantie du financement des unités de désulfuration des gaz de combustion (DGC) et l’investissement entier du Projet d’augmentation de l’eau Mokolo-Crocodile 2 (MCWAP-2A). Une fois les unités DGC entièrement installées, elles seront rééquipées pour permettre la réduction des émissions de soufre, tandis que le projet d’augmentation de la quantité d’eau Mokolo-Crocodile garantira la disponibilité d’eau en quantité suffisante pour faire fonctionner l’installation DGC. Le Conseil a pris note des assurances données au MII par Eskom et les autorités sud-africaines quant à leur détermination à obtenir le financement nécessaire pour les projets DGC et MCWAP-2A

En outre, le MII a rendu compte de la réhabilitation des zones de la rivière Mokolo touchées par des activités d'extraction de sable qui ne sont pas encore terminées. Les autorités compétentes travailleraient à l'achèvement des travaux de restauration.

 

Le troisième rapport de suivi du MII propose de conclure sur cette question et d'évaluer également l'engagement futur du gouvernement sur la question du financement lors de la prochaine mission de suivi du MII.

La plainte relative à la centrale électrique de Medupi a été enregistrée en octobre 2010. Les requérants ont demandé l'ouverture d'une enquête sur une éventuelle violation de plusieurs politiques de la Banque liées au projet, notamment les problèmes liés au changement climatique, l’impact environnemental sur l’air, l’eau et la terre près du site du projet ; les consultations publiques inadéquates avec les personnes et les communautés touchées par le projet.

En septembre 2018, la Banque africaine de développement a approuvé un prêt de 2 886 milliards de ZAR (217,9 millions de dollars) à la Société ESKOM  pour la modernisation et l'extension de ses installations de transport. Le financement soutient le projet d’amélioration de la transmission Eskom (ETIP).

Eskom exploite le réseau national sud-africain, qui comprend 381 594 km de lignes électriques haute, moyenne et basse tension et 285.737 MVA de sous-stations alimentées par 30 centrales d’une capacité nominale de 45.561 MW. Le service public représente environ 77% de la capacité totale d'électricité installée dans le pool énergétique d'Afrique australe (SAPP).

Eskom joue un rôle central dans la réalisation du Nouveau partenariat sur l’énergie en Afrique de la Banque. L’appui financier, technique et en termes de capacités pour le service public s’aligne sur les cinq priorités de la Banque.

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