Nouveau cadre de mesure des résultats de la BAD : renforcer l’impact sur le développement et la performance de l’organisation

21/04/2017
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Au vu des besoins nombreux et urgents de l’Afrique, la Banque africaine de développement (BAD) œuvre sans relâche à accroître et améliorer son impact sur le développement. C’est aussi la raison pour laquelle la Banque a entièrement refaçonné l’un de ses principaux outils de gestion organisationnelle : son Cadre de mesure des résultats (CMR).

Ce nouveau Cadre de mesure des résultats, qui couvre la période 2016 à 2025, a été approuvé le 19 avril 2017 par le Conseil d’administration de la Banque. Il a pour double objectif de mesurer la performance de la Banque, et de l’améliorer. Le CMR répond aux Cinq grandes priorités que s’est assignées la Banque dans son travail en faveur du développement de l’Afrique, dites Top 5 : éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie ; nourrir l’Afrique ; industrialiser l’Afrique ; intégrer l’Afrique et améliorer la qualité de vie des populations d’Afrique.

Le CMR s’inscrit également dans la droite ligne du modèle de développement et de prestation de services (MDPS) que la Banque a adopté en 2016, afin d’accroître son efficacité et l’efficience de ses actions.

Le CMR mesure la performance de la Banque à quatre niveaux : les progrès enregistrés en matière de développement en Afrique (niveau 1) ; la contribution de la Banque au développement à travers ses activités (niveau 2) ; la qualité des opérations de la Banque (niveau 3) ; l’efficacité de la Banque en tant qu’organisation (niveau 4).

« Le Cadre de mesure des résultats est un plan solide pour améliorer la qualité et l’efficacité du développement de nos opérations », a déclaré Simon Mizrahi, directeur du Département chargé de la mise en œuvre, de la gestion de la performance et des résultats à la BAD. Le CMR offre à la Banque un canevas parfait pour évaluer de façon critique ses opérations et atteindre avec succès les objectifs de ses Cinq grandes priorités, dans le cadre de sa stratégie décennale 2013-2022.

Ce CMR s’appuie sur les bonnes pratiques adoptées dans le domaine et innove dans des domaines importants :

  • Renforcer l’orientation stratégique de la Banque sur cinq des domaines prioritaires de la Stratégie décennale.La Banque doit disposer d’un cadre de résultats qui mette en lumière l’impact transformateur de ses cinq domaines d’intervention prioritaires de la Banque, ses Cinq grandes priorités.
  • Soutenir la mise en œuvre d’un modèle organisationnel plus efficace. Le CMR suit les progrès en rapport avec les principaux facteurs de performance du MDPS, destinés à aider la Banque à devenir une organisation de développement plus proactive et plus efficace.
  • Mieux mesurer l’impact sur le développement de la Banque. Faisant déjà preuve d’efficacité pour suivre les résultats de ses projets – par exemple, le nombre de kilomètres de routes construits –, la Banque adopte l’Approche de l’impact sur le développement afin de pouvoir mesurer et évaluer l’ensemble des impacts de ses activités, notamment en termes d’emplois créés et de croissance économique.
  • Améliorer la façon dont la Banque évalue la contribution du secteur privé au développement. Le secteur privé est l’un des principaux moteurs de croissance économique et de création d’emplois en Afrique. Ces dernières années, la Banque a investi une part croissante de son capital dans le secteur privé : 2,2 milliards dollars EU en 2015, contre 250 millions de en 2005. La Banque introduit de nouveaux outils et de nouvelles procédures qui permettront de mieux évaluer l’impact de son appui au secteur privé.
  • Faire en sorte que la Banque prête davantage attention à l’égalité des genres. Progresser en matière d’égalité des sexes est au cœur de la mise en œuvre des Cinq grandes priorités de la Banque et s’avère indispensable pour atteindre l’objectif de croissance inclusive entériné dans sa stratégie décennale. Le CMR de la Banque met donc l’accent sur le suivi de la réduction des écarts entre hommes et femmes, conformément à sa stratégie en matière de genre définie en 2014.

Les membres du Conseil d’administration ont approuvé ce nouveau Cadre de mesure des résultats, y voyant un outil qui permet de suivre au mieux la mise en œuvre des Cinq grandes priorités et du MDPS, tout en renforçant l’écosystème des résultats de la Banque. Alberic Kacou, vice-président de la BAD, a souligné que la Banque est fière de « rendre public un CMR qui soit à 90 % compatible avec les Objectifs de développement durable ». Et d’ajouter : « nous devons maintenant mettre en œuvre le Cadre de mesure des résultats à travers les départements et au niveau du personnel. »