Togo : La Banque africaine de développement va investir 16,6 milliards de francs CFA dans l’agro-alimentaire

28/08/2018
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Togo : La Banque africaine de développement va investir 16,6 milliards de francs CFA dans l’agro-alimentaire

Le Groupe de la Banque africaine de développement a signé avec le gouvernement du Togo des accords de prêt et de don pour un total de quelque 16,63 milliards de FCFA, dans le cadre de son Projet de transformation agro-alimentaire (PTA-Togo). 

Il s’agit d’un protocole d'accord de don du Fonds africain de développement pour un montant de 3,67 milliards de FCFA ; d’un accord de prêt de 6,37 milliards de FCFA du même Fonds africain de développement ; et d’un accord de prêt d’un montant de 6,59 milliards de FCFA au titre de la Facilité d’appui à la transition du Groupe de la Banque africaine de développement.

D’un coût total de 35,19 milliards de francs CFA, dont 22 % assurés par des dons, le projet est finacé à hauteur de 47 % par la Banque africaine de développement, de 28 % par la BOAD, de 17 % par le gouvernement togolais et de 8 % par la Fondation Seamaul. La mise en œuvre se fera sur une durée de cinq ans.

Le ministre togolais de l’Économie et des Finances, Sani Yaya, et la responsable-pays de la Banque au Togo, Khadidia Diabi, ont co-signé cet accord, en présence du ministre togolais de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Ouro-Koura Agadazi.

Le PTA-Togo est un projet pilote mis en œuvre dans le cadre du Plan stratégique de développement des agropoles au Togo 2017-2030 et de l’initiative Nourrir l’Afrique de la Banque africaine de développement. Il est le premier projet du genre à la Banque qui épouse parfaitement le nouveau concept de Zones de transformation agro-alimentaires (ZTA).

L’Agence de promotion et de développement des agropoles du Togo (APRODAT) est chargée de la mise en œuvre, dans une approche ciblant les chaines de valeur agricoles à travers un partenariat entre l’Etat (facilitateur et régulateur), le secteur privé (promoteur) et les organisations professionnelles agricoles.

Le projet vise à créer, au niveau de la région de la Kara, dans le nord du pays, les conditions favorables à l’investissement privé, dans la transformation des produits agricoles et la fourniture d’intrants et de services agricoles notamment.

Le projet devrait bénéficier directement à environ 303 000 personnes dont 51 % de femmes. Mais c’est toute la population de la région de Kara et l’ensemble du pays qui en tireront profit. Entre autres retombées escomptées, figurent l’accroissement de la productivité et de la production agricole des filières de substitution aux importations (riz, maïs, soja, poulet de chair) et d’exportation (noix de cajou et sésame). Le projet contribuera à accroître la part des produits agricoles transformés sur place (en la portant à 40 %, contre 19 % aujourd’hui) grâce aux investissements privés dans l’agro-parc : 90 000 tonnes de riz paddy par an, 15 000 tonnes de maïs par an, 10 000 tonnes de soja par an, 20 000 tonnes de provende par an, 10 000 tonnes de noix de cajou par an et 10 000 tonnes de sésame par an, production annuelle de 3 millions de poussins et abattage de 2 millions de poulets de chair par an. Il contribuera également à renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations et à créer de la richesse et des emplois pour les jeunes et les femmes.

Lors de la signature de l’accord, Mme Diabi a salué, non seulement l’engagement constant des autorités togolaises dans la conception du projet, mais aussi les efforts importants qu’a déjà consentis le gouvernement dans la recherche d’une croissance inclusive au bénéfice de toute la population togolaise. Elle s’est, en outre, félicitée de l’excellence des relations que la Banque entretient, depuis près de quatre décennies, avec le Togo. « La qualité de cette relation a permis la reconstitution rapide de son portefeuille de projets. La Banque continuera de soutenir le Togo dans la mise en œuvre du Plan national de développement ainsi que le maintien et l’intensification du partenariat », a-t-elle déclaré.

Mme Diabi a également saisi l’occasion d’adresser ses sincères remerciements à la BOAD et à la Fondation Seamaul pour la qualité de leurs relations et de leur engagement avec la Banque africaine de développement.

Se félicitant de l’accord signé et de l’appui sans faille de la Banque africaine de développement au Togo, le ministre Yaya a assuré que le gouvernement est déterminé à poursuivre la mise en œuvre des réformes engagées au bénéfice de la population togolaise.

Avec cette signature d’accords de prêt et de don, le volume total des engagements du Groupe de la Banque au Togo s’élève désormais à 190 milliards de francs CFA environ, avec 17 projets en cours.


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