Journée mondiale de la santé : l’avènement des soins de santé pour tous repose sur le renforcement des systèmes de santé et la solidité des financements dédiés

06/04/2018
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Journée mondiale de la santé : l’avènement des soins de santé pour tous repose sur le renforcement des systèmes de santé et la solidité des financements dédiés

À l’occasion de la Journée mondiale de la santé, le 7 avril 2018, la Banque africaine de développement appelle à l’augmentation et à l’amélioration de la qualité des investissements dans le secteur de la santé en Afrique afin d’établir une Couverture de santé universelle (CSU).

Les États membres de l’Organisation des Nations Unies ont convenu en 2012 d’œuvrer à la réalisation de la couverture sanitaire universelle (CSU) d’ici à 2030, avec pour objectif l’accès à des services de santé de qualité pour tous les humains, partout, à chaque fois qu’ils en auront besoin, et sans qu’ils ne rencontrent de contraintes financières.

Le thème de la Journée mondiale de la santé est « La CSU, pour tous, partout », accompagné du slogan « La santé pour tous ». En s’appropriant et en gérant leur programme de couverture sanitaire universelle, les pays pourront progressivement atteindre leurs objectifs en matière de CSU.

Oley Dibba-Wadda, directrice du Capital humain, de la jeunesse et du développement des compétences de la Banque africaine de développement a déclaré : « Apporter la couverture sanitaire universelle grâce à des systèmes de santé renforcés soutenus par des financements solides est, de toute évidence, capital pour l’amélioration de la qualité de vie des peuples africains ».

Les High 5, priorités établies par la Banque africaine de développement, sont les catalyseurs qui permettront d’atteindre la sécurité en matière de santé publique en Afrique.

Depuis la fin des années 1970, la Banque a investi 7,2 milliards de dollars américains dans le financement de plus de 220 opérations sanitaires, principalement à travers son guichet de prêts souverains. Ces projets, fortement axés sur l’accès accru aux services de soins de santé et au sauvetage de vies humaines, contribuent à améliorer la santé et le bien-être des femmes et des enfants. La politique de décentralisation de la Banque a rapproché l’institution de ses clients, grâce à la présence d’experts en matière sociale dans les cinq régions de l’Afrique où elle entreprend ses activités.

La Banque, qui fournit également une assistance technique aux gouvernements et au secteur privé, contribue ainsi au partage des connaissances. Dans l’ensemble, l’appui de la Banque au secteur de la santé a eu un effet catalyseur, notamment par son soutien sélectif à des investissements stratégiques qui ont contribué à améliorer les résultats en matière de santé.

En jouant un rôle important dans le renforcement de la préparation à la pandémie et dans ses efforts pour faire face à la situation dans tous les pays d’Afrique de l’Ouest, la Banque africaine de développement a contribué en temps opportun à la limitation des conséquences de l’épidémie Ebola.

La Banque a été la première institution financière internationale à mobiliser des soutiens dans la lutte contre Ebola, fournissant environ 300 millions de dollars pour le financement de programmes d’urgence et de redressement post-Ebola dans les pays touchés, ainsi que dans les pays voisins. Bâtir un système de santé efficace joue un rôle fondamental dans la garantie à terme que l’Afrique peut répondre de façon adéquate aux urgences en matière de santé, construire des économies résilientes et améliorer l’espérance de vie de ses populations.

L’Afrique, à la traîne par rapport au reste du monde, doit supporter 24 % du poids total des maladies, alors qu’elle ne représente que 13 % de la population mondiale. Le risque pour une femme de mourir d’une cause maternelle sur le continent, par exemple, est environ 23 fois plus élevé que pour une femme vivant dans un pays développé. Il est estimé que 5,9 millions d’enfants de moins de cinq ans sont morts en 2015, principalement de causes évitables, et que quelque 217 millions d’Africains sont sous-alimentés.

La santé exige des investissements accrus et soutenus. En avril 2001, les pays de l’Union africaine se sont réunis à Abuja, au Nigeria, et se sont engagés à se fixer le but d’allouer au moins 15 % de leur budget annuel à l’amélioration des soins de santé, tout en exhortant les pays donateurs à augmenter leur soutien dans ce but.

L’Organisation mondiale de la santé a récemment estimé que de 20 à 54 milliards de dollars seront requis annuellement pour faire face aux investissements nécessaires dans les soins de santé sur le continent jusqu’en 2030, si l’on veut que les cibles en matière de CSU soient atteintes. Cependant, les dépenses de santé varient grandement entre les pays individuels et, dans la plupart des pays africains, les dépenses publiques n’atteignent pas l’objectif de 15 % du budget fixé à Abuja. De plus, les pays parviennent à des résultats fortement variables pour des niveaux de dépenses de santé comparables, ce qui indique que l’utilisation faite des ressources disponibles doit être améliorée.

La Banque africaine de développement continuera à s’appuyer sur sa position d’institution fiable pour le développement afin de faire progresser la couverture sanitaire universelle pour tous et partout sur le continent.

Personne-ressource technique : Caroline Jehu-Appiah, économiste principale chargée de la santé.


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