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Projet de gestion participative des forêts classées PGFC/REDD+


Aperçu

  • Référence: P-BF-AAD-003
  • Date d’approbation: 28/11/2013
  • Date de début: 11/07/2014
  • Date d'évaluation: 10/07/2013
  • Statut: En coursOnGo
  • Agence d'implémentation: DIRECTION GENERALE DES EAUX ET FORETS
  • Emplacement: REGION EAST CENTRE OUEST MOUHOUN & SUD O

Description

Le projet s'articule autour des trois composantes suivantes:

(i) Renforcement de la gouvernance forestière de la REDD+,

(ii) Aménagement et gestion participative des forêts classées et

(iii) Gestion du projet. Les questions du genre et la protection de l'environnement sont intégrées de manière transversale à toutes les composantes. Les actions retenues par le PGFC/REDD+ et leur localisation sont basées sur les activités du R-PP REDD+, le PNSR, ainsi que sur les résultats des consultations des communautés et les acteurs centraux et régionaux. Les quantités physiques seront détaillées suite aux consultations des acteurs dans les régions.

La composante 1 s'articule selon les trois volets suivants:

(i) Développement du système MNV et du scénario de référence REDD+,

(ii) Renforcement du cadre juridique et institutionnel pour la REDD+ et

(iii) Renforcement des capacités de l'administration. Cette composante se focalise sur le niveau national où doivent être conçus et mis en place dans la perspective de la REDD+, un scénario de référence et un système de Mesure, Notification et Vérification (MNV) de l'évolution des stocks de carbone forestier, une exigence de la CCNUCC, en vertu de la Décision 1/CP.16, paragraphe 70 (c), pour tout pays souhaitant participer au mécanisme REDD+. Le scenario de référence servira de référentiel pour quantifier le taux potentiel déforestation/dégradation forestière dans le futur, sa localisation et d'en estimer les taux d'émissions de GES. Le système MNV permettra le suivi de l'évolution des stocks de carbone forestier au niveau national et servira également pour le suivi de l'impact du projet dans les 12 forêts classées qui seront aménagées (composante 2). Elle inclut également le renforcement du cadre juridique et institutionnel pour la gestion durable des forêts et le renforcement des capacités de l'administration. Il s'agit d'élaborer les principaux textes d'application et outils de gestion pour la REDD+, de former les cadres de l'administration centrale et déconcentrée à leur utilisation et de renforcer les capacités d'intervention des directions régionales.

La composante 2 comprend également trois volets que sont

(i) Délimitation, immatriculation et bornage des forêts classées,

(ii) Gestion participative des forêts classées et

(iii) Renforcement des capacités opérationnelles des acteurs. Elle assurera une meilleure valorisation des forêts du Burkina à travers une sécurisation et un aménagement durable. Elle vise à réduire la déforestation nette et la dégradation de 12 forêts classées ainsi qu'à améliorer les revenus des populations locales issues de l'exploitation durable des ressources forestières à travers la mise en place d'une cogestion de ces forêts. Les principales réalisations attendues sont la sécurisation de 285 000ha de forêts classées, la mise en place d'infrastructures structurantes dans 12 forêts classées, le reboisement / régénération de 28 500 ha de forêts dégradées, le renforcement et l'opérationnalisation de 60 organisations des producteurs de produits ligneux et non ligneux, l'opérationnalisation de 6 cadres de concertation et gestion des forêts, et la construction de 20 infrastructures socio-économiques à titre de mesures d'accompagnement dans les communes riveraines des forêts classées.

La composante 3 vise à assurer une gestion efficace de l'ensemble des activités du projet en synergie notamment avec le projet supervisé par la Banque Mondiale. Elle inclut le fonctionnement d'une unité de coordination et d'instances de pilotage et de suivi du projet, la mise en place d'un système de gestion administrative et financière ainsi que la mise en œuvre d'un système de suivi et évaluation du projet. Le projet sera exécuté par la Direction Générale de Forêt et Faune (DGFF) en liaison avec la direction des affaires juridiques et la direction de l'économie de l'environnement pour les activités de la composante 1. Ce choix est justifié par plusieurs éléments dont les capacités techniques et fiduciaires acquises dans le cadre de la mise en œuvre du projet PROGEREF, achevé en 2010. Le PGFC/REDD+ capitalisera les locaux et la logistique acquise dans le cadre du projet PROGEREF.


Justificatif

Au Burkina Faso, 85 % des besoins énergétiques du Burkina Faso sont couverts par le bois. Les forêts fournissent aux populations d'autres produits, dont les produits forestiers non ligneux nombreux et variés (amandes de Karité, néré, miel), encore peu valorisés. Au-delà de leurs fonctions socio-économiques, les forêts ont une grande importance écologique. A ce titre, elles sont multifonctionnelles et procurent de nombreux services et fonctions, notamment la protection des sols et des ressoruces en eau. La Banque mondiale estimait en 2006 que 25 % du territoire burkinabé (soit 7 millions d'ha) sont couverts de forêts, avec un taux moyen de déforestation de 0,3 % pour 1990-2005. Cette déforestation s'accompagne de la perte de diversité biologique et de la dégradation des capacités productives des sols.

Le Burkina Faso a été admis parmi les huit pays pilotes bénéficiaires du Programme d'investissement pour les forêts (FIP). Ce Programme est un des trois programmes du Fonds stratégique sur le climat mis en place dans le cadre des 'Fonds d'investissement climatique' (CIF) par les partenaires au développement. Ce programme bénéficiera à huit pays pilotes dont 3 en Afrique: le Burkina Faso, le Ghana et la République Démocratique du Congo. Le FIP a pour objectif de mobiliser les politiques, les mesures et les financements substantiellement croissants en vue de faciliter la réduction de la déforestation et de la dégradation forestière et de promouvoir la gestion durable des forêts, qui doivent entrainer la diminution des émissions des gaz à effet de serre, l'accroissement des stocks de carbone forestier et la lutte contre la pauvreté (REDD+).

Le Burkina Faso a préparé un Plan d'investissement (PI) avec l'aide de la Banque et de la Banque Mondiale qui a été approuvé par le sous-comité du FIP le 6 novembre 2012. Ce plan d'investissement sera exécuté à travers deux projets prioritaires:

(i) le Projet de Gestion Durable Décentralisée des Forêts, supervisé par la Banque Mondiale, et

(ii) le Projet de Gestion Participative des Forêts Classées supervisé par la Banque.

Le projet PGFC/REDD+ s'inscrit parfaitement dans les deux piliers du DSP et dans les premier et quatrième axes stratégiques de la SCADD. Le gouvernement a élaboré un programme national du secteur rural (PNSR) qui constitue le cadre d'opérationnalisation de la SCADD dans le secteur rural pour la période 2011 -2015. Les activités du projet PGFC /REDD+ s'inscrivent dans les sous - programmes 3.1 (Gestion des ressources forestières) et 3.4 (Amélioration des productions forestières et fauniques et halieutiques) de l'axe 3 (Développement durable et gestion des ressources naturelles) du PNSR. Il s'aligne document de stratégie DSP de la Banque dans le pays.


Bénéfices

L'objectif sectoriel du PGFC/REDD+ est de contribuer à la réduction de la pauvreté en milieu rural et à l'augmentation du stock de carbone des forêts classées. De manière spécifique il vise à

(i) améliorer la gouvernance forestière pour une meilleure valorisation des ressources forestières,

(ii) réduire la déforestation et la dégradation des forêts classées et

(iii) améliorer la résilience des populations par une augmentation des revenus tirés des forêts classées.


Contacts clés

GARBA Louali - AHAI2


Coûts

Source Montant
Co-financierUSD 7.629.941
DeltaUSD 796.128
TotalUSD 8.426.069
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