Les Assemblées annuelles 2019 du Groupe de la Banque africaine de développement se tiendront du 11 au 14 juin 2019 à Malabo, en République de Guinée équatoriale. En savoir plus

PROJET APPUI PRODUCTION VIVRIÈRE ET RENFORCEMENT RESILIENCE DANS ALIBORI, BORGOU,COLLINES (PAPVIRE-


Aperçu

  • Référence: P-BJ-AA0-007
  • Date d’approbation: 07/10/2015
  • Date de début: 06/05/2016
  • Date d'évaluation: 06/06/2015
  • Statut: En coursOnGo
  • Agence d'implémentation: MINISTERE DE L'AGRICULTURE DE L'ELEVAGE ET DE LA PECHE
  • Emplacement: Centre - Nord Bénin

Description

le projet comprend trois composantes suivantes:

(i)Appui aux infrastructures rurales;

(ii) Développement de Chaînes de valeurs agricoles et Résiliences; et

(iii) Gestion du Projet

La composante A vise un développement durable de la production vivrière et maraichère à travers la maitrise de l'eau et le renforcement de la résilience des systèmes écologiques. Les principales activités sont: A1 : Aménagements hydro-agricoles:

(i) réhabilitation de 7 barrages agro-pastoraux (600000 m3) et aménagement de 1927 ha de périmètres irrigués dont 67 ha en aval des barrages, 430 ha de plaines d'inondation et nappes alluviales, et 1430 ha de bas-fonds; A2: Protection des zones vulnérables, sécurisation foncière et gestion de la transhumance:

(i) travaux de conservation des eaux et des sols sur 350 ha pour protéger les bassins versants des barrages et les zones vulnérables à l'érosion;

(ii) élaboration de 20 plans fonciers ruraux (PFR) tenant compte du genre; et

(iii) balisage et végétalisation de 100 km de couloirs de transhumance; et A3: Désenclavement des zones de production :

(i) réhabilitation complète de 58 km de routes rurales; et

(ii) aménagement de zones critiques sur 60 km de pistes de déserte agricole

La composante B vise à améliorer la productivité agricole, générer davantage de valeur ajoutée, promouvoir l'entreprenariat des jeunes et des femmes, améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle et renforcer la résilience des ménages. Les principales activités sont: B1 : Amélioration de la productivité des exploitations et innovations technologiques:

(i) vulgarisation/conseil en technologies résilientes à travers 180 UD, 54 CEP et des ateliers de revues technologiques sur 30000 ha;

(ii) Amélioration de l'accès aux semences certifiées pour 25000 agriculteurs;

(iii) Appui à l'accès aux intrants agricoles de qualité (engrais et pesticides);

(iv) Mécanisation agricole et innovations technologiques. B2: Renforcement des capacités des parties prenantes:

(i) Appui aux organisations socio-professionnelles-OP (700 dont 350 féminines; 45 unions de faîtières des trois filières, et 135 comités de gestion des infrastructures communautaires),

(ii) organisation d'ateliers de vulgarisation (63180 personnes-jour);

(iii) appui à l'immatriculation et à la mise en conformité des OP/faîtières avec l'acte uniforme de l'OHADA;

(iii) Renforcement des capacités du MAEP et des acteurs non étatiques (y compris les organisations féminines) impliqués dans la gestion du projet en gestion axée sur les résultats, approche chaine de valeur, genre, changements climatiques et résiliences, mécanismes d'accès au marché, normes et qualité des produits, etc. B3: Développement Chaines de valeurs agricoles:

(i) Construction des infrastructures de stockage et de commercialisation: 40 magasins, 20 hangars de marchés ruraux, 16 centres multifonctionnels (CMF) et 20 forages d'eau potable,

(ii) fourniture d'équipements post-récolte aux OP et coopératives féminines (bâches, batteuses-vanneuses, égreneuses à maïs, 45 kits d'étuvage de riz) et

(iii) Développement de l'accès aux marchés: (a) Création de 3 Entreprises de Service; (b) Promotion de la compétitivité des produits agricoles sensible au genre, (c) étude pour une stratégie d'accès aux marchés y compris pour les OP féminines. B4: Promotion entreprenariat agricole et l'employabilité des jeunes et des femmes:

(i) Formation et Installation de 400 jeunes entrepreneurs agricoles (dont 200 jeunes femmes) suivant modèle " Cluster agricole";

(ii) Développement de 7 fermes piscicoles de 84 cages au niveau des retenues de barrages,

(iii) Encadrement technique de 70 jeunes pisciculteurs et promotion d'une chaine de valeur " poisson de pisciculture ",

(iv) Mise en place d'un fonds compétitif d'appui aux initiatives innovantes des jeunes et des femmes, et Intermédiation avec les IMF pour faciliter l'accès au crédit . B5: Appui à la nutrition:

(i) Campagnes de sensibilisation de 10000 femmes sur l'hygiène des aliments;

(ii) Renforcement des capacités des agents des DRSSA sur le respect des normes internationales de contrôle sanitaire des aliments et à la mise en œuvre du plan de surveillance de contrôle sanitaire;

(ii) Promotion de la conservation et qualité des aliments;

(iii) Formation d'assistants sociaux et de relais communautaires en allaitement maternelle et nutrition;

(iv) sensibilisation sur les intoxications alimentaire dus aux pesticides

La compsante C vise:

(i) Gestion administrative, comptable et financière, acquisition des biens, travaux et services;

(ii) Etablissement d'une situation de référence: réalisation d'enquêtes et constitution d'une base de données;

(iii) Mise en place d'un plan de communication, suivi-évaluation de l'exécution du projet, revue à mi-parcours (RMP);

(iv) Evaluation d'impact (rapide et approfondie)


Objectifs

L'objectif spécifique du projet est de relancer durablement la production vivrière dans les départements de l'Alibori, du Borgou et des Collines, à travers l'amélioration de la productivité, la résilience aux changements climatiques, la gestion durable des ressources naturelles agricoles, la réduction des inégalités de genre et l'augmentation des revenus des ménages, notamment les plus vulnérables de la zone d'intervention du projet


Justificatif

Le secteur agricole au Bénin présente un Gap de financement de plus de 112 milliards de FCFA, dont la résorption devra concourir à l'atteinte des objectifs du Plan stratégique de relance du secteur agricole (PSRSA) en termes de croissance inclusive, de réduction de la pauvreté et de renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. La situation est préoccupante dans les trois départements de l'Alibori, du Borgou et des Collines, où la prévalence de l'insécurité alimentaire varie de 10 à 27% selon le rapport d'Analyse globale de la vulnérabilité et de la sécurité alimentaire (AGVSA, 2014). Ceux-ci connaissent par ailleurs des perturbations climatiques à l'origine de sécheresses et d'inondations aux conséquences importantes. En effet, 70% des villages de l'Alibori, 50% du Borgou et 40% des Collines ont connu des inondations récurrentes entrainant des dégâts au niveau des récoltes et des habitats. Au plan économique, les revenus des ménages dans les trois départements sont altérés par les facteurs climatiques, mais également par l'accès limité aux marchés, la faible valorisation des productions locales et les bas prix payés aux producteurs. Au plan social, le chômage des jeunes et la précarité des conditions de vie accentuent l'exode rural et exacerbent les conflits sociaux pour l'utilisation des terres et des couloirs de transhumance.

Le Gouvernement de la République du Bénin a désigné la Banque comme Entité de Supervision (ES) pour la formulation de sa requête sollicitant une assistance du GAFSP afin lever les contraintes de financement du secteur agricole. A travers cette assistance de la Banque, le Bénin s'est vu notifier le 19 novembre 2014, l'octroi d'une allocation de 24 millions dollars des Etats Unis ($US) pour financer le projet PAPVIRE-ABC. L'appui du GAFSP contribuera à résorber le déficit en matière d'investissement agricole dans la région, en particulier par la mise en œuvre du PNIA issu du PSRSA. Des taux élevés et soutenus de la croissance agricole tirés par une productivité forte sont donc nécessaires pour permettre une hausse des revenus et accélérer la réduction de la pauvreté. En ciblant des zones défavorisées dotées d'un important potentiel agricole, et en soutenant le développement des infrastructures et l'entreprenariat agricole, les interventions du GAFSP contribueront à réduire la pauvreté, les disparités régionales et sociales, à promouvoir l'emploi des jeunes et à renforcer la résilience au changement climatique.

Le projet est en cohérence avec la Stratégie décennale de la Banque couvrant la période 2013-2022, qui met l'accent sur la " croissance inclusive et la transition vers la croissance verte ", et la nouvelle stratégie de la Banque pour le secteur agricole (AgSS 2015-2019) en cours de préparation. Il intègre la stratégie de la Banque pour " remédier à la fragilité et renforcer la résilience en Afrique 2014-2019 " en consolidant le rôle des communautés dans le renforcement de la résilience, et en renforçant la sensibilisation de toutes les parties prenantes autour des questions de fragilité. Il intègre aussi les axes du plan d'action sur le changement climatique pour la période 2011 -2015 et la stratégie genre de la Banque 2014-2018, en renforcement leur droit de propriété sur les terres aménagées, leur autonomisation économique par la génération des revenus et le renforcement de leurs capacités en gestion et entreprenariat. Au niveau national, le projet s'aligne sur le document de stratégie pays (DSP 2012-2016), principalement sur le pilier I " Infrastructures de soutien à la production et à la compétitivité ". A ce niveau, le projet contribuera à l'atteinte du Résultat 1: développement des infrastructures de production agricole, à travers l'amélioration de la croissance agricole grâce aux travaux d'aménagement et de mise en valeur des périmètres irriguées, des bas-fonds, ainsi que la réhabilitation de pistes rurales. Il contribuera aussi au Résultat 2 du Pilier I: renforcement des infrastructures pour une compétitivité accrue et une meilleure intégration aux marchés nationaux et régionaux, grâce au développement des marchés de produits locaux. A travers le soutien à la gouvernance locale et le renforcement des capacités des communautés, de la Société civile et du Ministère de l'agriculture, de l'Elevage et de la Pêche (MAEP), le projet touche aussi le pilier II du DSP " Promotion de la bonne gouvernance ".


Bénéfices

Le projet bénéficiera directement à 50000 personnes (40% de femmes) dont 25445 exploitants agricoles. Ils seront appuyés par le projet sur des superficies moyennes de 1,5 ha pour le maïs, de 0,5 ha pour le riz et de 0,25 ha pour le maraîchage. Les autres bénéficiaires du projet sont les femmes transformatrices, les artisans, les commerçant(e)s, les prestataires de services, soit une population totale de bénéficiaires direct et indirect estimée à 400000 personnes. Une attention particulière sera accordée aux femmes (et davantage aux chefs de ménages) et aux jeunes qui constituent l'essentiel des couches vulnérables. Ils bénéficieront de 35% des terres aménagées et 60% des actions liées à la transformation et à la commercialisation des produits. Le choix des bénéficiaires se fera en étroite concertation avec le Réseau des chambres d'agriculture du Bénin et la Plateforme nationale des organisations paysannes et de producteurs agricoles du Bénin (PNOPPA). Le projet contribuera à la prévention des conflits entre les différents groupes qui sont en lien avec la transhumance transfrontalière. Dans ce cadre, le PAPVIRE-ABC travaillera en partenariat avec le MAEP, la GIZ et les ONG GERED " Groupe d'études et de Recherches sur l'Environnement et le Développement " et POTAL MEN " notre union " pour la sensibilisation sur la gestion concertée des couloirs de passage, la prévention des conflits liés à la transhumance et plus généralement le foncier rural.

Les revenus additionnels résultant des différents modèles d'aménagements et d'exploitation retenus sont les suivants:

(i) périmètres irrigués pour le maraîchage: 2.787.000 FCFA/ha soit 635.000 FCFA par exploitant homme et 725.000 FCFA par bénéficiaire femme;

(ii) bas-fonds aménagés en HIMO ou à l'entreprise (riz une culture): 330.000 FCFA/ha par exploitant homme représentant 178.000 FCFA par exploitant et 125.000 FCFA par bénéficiaire femme;

(iii) aménagement des plaines inondables et alluviales (double cultures de riz): 503 000 FCFA/ha, soit 252.000 FCFA par exploitant et 176.000 FCFA par femme bénéficiaire; et maïs en culture sèche principalement: 96 000 FCFA/ha, soit 145.000 FCFA par bénéficiaire homme et 96.000 FCFA par femme appuyée (cf. annexe B7 pour la typologie de la taille d'exploitation et les revenus additionnels globaux dégagés contribuant ainsi à l'accroissement de la valeur ajoutée grâce au projet et donc à sa contribution au PIB agricole). Le taux de rentabilité interne financière (TRI) est estimé à 22,86 % pour VAN de 44 ,902 millions de FCFA

Le taux de rentabilité économique de base s'établit à 28,8% pour une valeur actualisée nette (VAN) 48 713 millions de FCFA. Les autres incidences économiques du projet peuvent se résumer ainsi:

(i) les effets amont de revenus additionnels sur les prestataires (ONG, entreprises, fournisseurs, bureaux d'études);

(ii) les effets aval de génération de revenus supplémentaires sur les commerçants et les transformateurs qui sont essentiellement des femmes, contribuant ainsi à renforcer l'autonomisation et le pouvoir économique des femmes;

(iii) la diminution des coûts en devises grâce à la réduction significative de la facture relative à l'importation du riz dans la balance commerciale et la balance devises du pays;

(iv) l'incidence sur la création de richesse dans le pays grâce à l'augmentation du PIB induite par la génération de la valeur ajoutée additionnelle. Pour les ménages, les avantages du projet se traduiront, entre autres, par une meilleure nutrition des groupes vulnérables (enfants, femmes en âge de procréer et personnes âgées), une réduction de la facture médicale, de la pénibilité des tâches des actifs agricoles, notamment féminins, la réduction de l'incidence de la pauvreté monétaire et non monétaire, le renforcement des moyens d'existence et la résilience des ménages par rapport à l'insécurité alimentaire et aux effets des changements climatiques, et à long terme, l'augmentation de l'espérance de vie et l'amélioration de l'indice du développement humain.


Contacts clés

ATTIOGBEVI-SOMADO Eklou - RDGW2


Coûts

Source Montant
GovernementUSD 2.255.380
Co-financierUSD 17.286.583
DeltaUSD 265.462
TotalUSD 19.807.425
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