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LOT 3 - PROJET D’AMENAGEMENT DE LA ROUTE BATSHAMBA-TSHIKAPA


Aperçu

  • Référence: P-CD-DB0-010
  • Date d’approbation: 22/10/2014
  • Date de début: 14/10/2015
  • Date d'évaluation: 10/07/2014
  • Statut: En coursOnGo
  • Agence d'implémentation: CELLULE INFRASTRUCTURES
  • Emplacement:

Description

Le projet s'articule autour de quatre (4) composantes à savoir:

(i) Travaux routiers;

(ii) Aménagements et mesures connexes;

(iii) Appui institutionnel, gestion et suivi du projet;

(iv) Indemnisations des personnes affectées par le projet. Les questions du genre, de la prévention routière, de la lutte contre le SIDA, à l'exploitation minière et de la protection de l'environnement seront intégrées de manière transversale à toutes ces composantes.

2.1.1 Composante A: TRAVAUX ROUTIERS: La route Batshamba-Tshikapa, d'un linéaire de 233 km, constitue un maillon important de la RN1 qui va de Matadi à Lubumbashi. L'aménagement de cette route est divisé en 3 sections :

(i) la section 1 " Batshamba - Pont Lovua, longue de 114 km ", sur financement de l'UE;

(ii) la section 2 " Loange - Pont Lovua, longue de 63 km " sur financement de la Banque et

(iii) section 3 " Pont Lovua-Tshikapa, longue de 56 km " sur financement de la Banque.

La Composante A s'articule autour des quatre (4) sous-composantes suivantes:

(i) A.1. Aménagement de la section de route " Lovua-Tshikapa " longue de 56 km, y compris la construction de l'ouvrage d'art sur la rivière Kasaï et les réservations pour le passage de la fibre optique) - Eclairage public de la traversée de Tshikapa (Lampadaires à énergie solaire);

(ii) A.2. Mise en œuvre du PGES; A.3.

(iii) Contrôle et surveillance des travaux; A.4.

(iv) Sensibilisation des populations de la ZIP et des opérateurs aux IST dont le VIH/SIDA, au paludisme, à la sécurité routière, à l'exploitation minière locale et à la protection de l'environnement.

2.1.2 Composante B: AMENAGEMENTS ET MESURES CONNEXES: Elle s'articule autour des trois (3) sous-composantes suivantes:

(i) B.1. Aménagement de pistes rurales sur 160 km;

(ii) B.2. Réhabilitation d'infrastructures connexes: clôtures d'écoles, de centres de santé, d'écoles et de marchés) au niveau des villages dans la zone du projet; Réhabilitation et équipement de pavillons de l'Hôpital de Référence de la Ville de Tshikapa (maternité/bloc d'accouchement et chirurgie), Construction du marché de Dibumba 1 situé le long de la RN1 sur la traversée de la ville de Tshikapa - Aménagement de forages et protection de sources d'eau; et

(iii) B.3. Contrôle et surveillance des travaux.

2.1.3 Composante C: Appui Institutionnel, gestion et suivi du projet: Elle s'articule autour des quatre (4) sous-composantes suivantes:

(i) C.1. Appui à l'OE (CI): renforcement des capacités de l'unité de suivi et de gestion du projet (1 Ingénieur spécialisé en Ouvrages d'art; 1 Expert en suivi-évaluation et 1 Comptable);

(ii) C.2. Audit de sécurité routière sur la RN1, de Matadi à Batshamba;

(iii) C.3. Suivi-Evaluation de l'impact socio-économique du projet ;

(iv) C.4. Audit financier et comptable du projet.

2.1.3.1. Organe d'exécution: Le projet sera mis en œuvre par la Cellule Infrastructures (CI), organe technique du Ministère des Infrastructures et Travaux Publics, créé en 2004 pour assurer la maîtrise d'ouvrage délégué des projets d'infrastructures financés par les bailleurs de fonds (la BAD, la Banque mondiale, l'UE, le Royaume Uni, le Koweït, la Belgique, le Japon et la France). La CI est dotée de l'autonomie administrative et financière. Elle est dirigée par un Coordonnateur et comprend cinq (5) Sections opérationnelles (Routes, Voiries, Bâtiments, Appui institutionnel et Administration et finances) et cinq (5) Services spécialisés (Passation des marchés, Gestion financière, Audit interne, Gestion environnementale et sociale, et Système d'information géographique). Son personnel est composé d'Experts nationaux et internationaux recrutés sur une base compétitive après appel à candidature. Selon le besoin spécifique de chaque projet, le personnel de la CI est renforcé par d'autres compétences temporaires.

2.1.3.2. Pour la réalisation des infrastructures rurales agricoles connexes, le personnel de la CI sera renforcé par

(i) un Ingénieur spécialisé en Ouvrages d'art;

(ii) un Expert en suivi-évaluation et

(iii) un Comptable. Cette équipe du projet ainsi renforcée assurera l'élaboration des programmes d'activités et des budgets annuels, l'acquisition des biens, services et travaux, la préparation des demandes de paiement, le suivi des activités du projet, la consolidation des comptes et la préparation des rapports d'avancement et d'audit. L'exécution des activités proprement dite sera confiée, contractuellement, à des prestataires à recruter sur une base concurrentielle (Assistants techniques, Agence locale d'exécution-ALE, Entreprises de travaux, etc.). Les frais de fonctionnement et d'équipement relatifs à la mise en œuvre de ce projet seront supportés par le Don FAD.


Objectifs

L'objectif du projet est de contribuer au désenclavement des provinces du Kwilu, de Kwango, du Kasaï Central (Ex Kasaï Occidental). Spécifiquement, le projet vise à améliorer le niveau de service de la chaine logistique de transport sur l'axe routier Kinshasa-Kikwit-Batshamba-Tshikapa Mayi ainsi que les conditions de vie des populations de la zone du projet.

Le projet, qui vient compléter les interventions précédentes de la Banque sur le même axe, contribuera au désenclavement des provinces du Kwango et du Kasaï Central en les reliant entre elles ainsi qu'à la Province Capitale de Kinshasa et du Kongo Central.


Justificatif

Liens du projet avec la stratégie et les objectifs du pays

9.1.Le DSCRP II 2011 -2015 vise à sortir le pays de son état de fragilité et à le propulser à un niveau plus confortable en termes de niveau de vie des populations, par la mise en place de bases favorables à la diversification de l'économie à travers le renforcement des infrastructures, l'amélioration de la gouvernance et des capacités institutionnelles et la promotion rapide d'une plus grande contribution du secteur privé à la croissance économique de la libre circulation des personnes et des biens et de sécurité alimentaire. Le projet répond aux orientations de politique sectorielle et du programme national de la RDC en matière de transport.

9.2. Malgré l'importance des potentialités agricoles en termes d'étendue des terres arables et minière avec la présence du diamant, de l'étain, du fer, du nickel, du chrome et du cobalt, le secteur agricole et le secteur minier connaissent une baisse drastique de leur productivité, liée en grande partie au délabrement des infrastructures des transports et rurales et à la défaillance des services d'appui de l'Etat. Sur les 87.000 km de pistes agricoles, 11% seulement sont en bon état et tout le reste est presque inaccessible en période de saison de pluie. Ceci se traduit par des coûts de transport généralement très élevés pour les usagers, une longue durée du transport et des pertes post-récoltes importantes. La section de route entre le pont Lovua et Tshikapa qui s'étend sur 56 km, est en terre et se trouve dans un niveau de dégradation très avancée.

Stratégie de la Banque

9.3.La stratégie d'intervention de la Banque en RDC de 2013-2017, en cours de finalisation, vise à sortir le pays de son état de fragilité et à créer les conditions d'une croissance forte et inclusive, induite par un dynamisme accru des secteurs productifs de l'économie. Fortement aligné sur les objectifs du DSCRP II, le DSPAR adopte une approche spatiale centrée sur le soutien à l'un des cinq zones prioritaires de développement du gouvernement. L'approche de la Banque tend à assurer une utilisation efficace des ressources disponibles et la maximisation de l'impact des interventions à travers la mise en œuvre d'opérations intégrées. La priorité sera accordée au développement d'infrastructures durables, susceptibles d'impulser la croissance économique, telles que l'énergie, le transport et les pistes rurales autour de la zone centre définie autour de l'axe Ilebo-Tshikapa-Kananga-Mbuji-Mayi. Ce choix est justifié par le potentiel économique de la zone, le souci de consolider les acquis des interventions actuelles et antérieures de la Banque en RDC et par le besoin de complémentarité avec les autres partenaires. Par ailleurs, la zone Centre est idéalement placée pour servir les marchés de Kinshasa, du Kwango, du Kwilu et du Katanga.

9.4.Le DSPAR s'articule autour de deux piliers complémentaires:

(i) Développement d'infrastructures de soutien à l'investissement privé dans les secteurs productifs et pour l'intégration régionale; et

(ii) Renforcement de la gouvernance et des capacités en vue d'accroître l'efficacité de l'Etat. Le pilier infrastructure sera mis en œuvre pour assurer un effet d'entrainement sur la croissance de l'investissement privé dans les secteurs productifs de l'économie; notamment dans le secteur agricole. Le pilier 2 sera exclusivement consacré au renforcement des capacités de l'Etat à assurer une gouvernance économique améliorée et incitative pour l'investissement privé. Dans le secteur des transports et infrastructures rurales agricoles, la Banque se propose de poursuivre son intervention dans le sous-secteur routier, notamment la réhabilitation progressive de la Route Nationale n°1, axe qui appartient au réseau ultra prioritaire du pays. La Banque se propose de financer la section Tshikapa-Kamuesha sur 87 km avec les autres partenaires financiers, notamment l'Union européenne, la Banque mondiale et bientôt la DFID. La Banque a financé l'étude du tronçon de route Tshikapa - Kananga - Mbuji-Mayi (433 km) et financera conjointement une partie de l'aménagement dudit tronçon (100 km à partir de Tshikapa) et la réhabilitation des infrastructures rurales et agricoles connexes à ce réseau (pistes de desserte agricole, marchés, entrepôts, eau potable, aires d'abattage, locaux de transformation, centres de réinsertion sociale, centres de formation agricole, etc.) en vue de renforcer les impacts socioéconomiques de la RN1 et des acquis des interventions actuelles dans la zone centre à travers le PRESAR et le PADIR.

9.5.Cette nouvelle opération est en harmonie avec la stratégie à long terme 2013-2022 de la Banque, le Document de stratégie d'intégration régionale (DSIR) 2011 -2015 pour l'Afrique centrale.


Bénéfices

3.1.Les principaux bénéficiaires directs du projet sont:

(i) Les populations de la ZIP;

(ii) les professionnels du transport routier par la mise à leur disposition d'une infrastructure adéquate et la réduction conséquente de leurs coûts d'exploitation de leurs véhicules et;

(iii) l'Etat congolais qui est appelé à jouer un rôle clé dans la croissance du pays, pour autant que les conditions d'un retour durable à la paix soient consolidées. Les autres bénéficiaires du projet sont constitués des entreprises et autres prestataires impliqués dans les travaux et leur suivi

3.2. Les principales réalisations attendues de ce projet sont les suivantes:

(i) 56 Km de route bitumés sur la RN1;

(ii) 126 Km de pistes réhabilitées;

(iii) des infrastructures socio-économiques réhabilitées (écoles, centres de santé, marchés, points d'eau);

(iv) un appui institutionnel apporté à la CI pour la gestion du projet et

(v) un dispositif de suivi-évaluation mis en place pour l'évaluation de l'impact socio-économique du projet. Le suivi de l'impact socio-économique portera sur un nombre limité d'indicateurs, notamment:

(i) l'indice d'accès rural;

(ii) le coût d'entretien de véhicule;

(iii) le temps de parcours;

(iv) le revenu par ménage et par genre;

(v) le niveau d'emplois directs et indirects créés et

(vi) le changement de comportement en matière de VIH/SIDA, protection de l'environnement et sécurité routière.


Contacts clés

BIZONGO Anatole Desire - RDGC1


Coûts

Source Montant
FADUAC 55.560.000
TotalUAC 55.560.000
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