Les Assemblées annuelles 2019 du Groupe de la Banque africaine de développement se tiendront du 11 au 14 juin 2019 à Malabo, en République de Guinée équatoriale. En savoir plus

AIDE D’URGENCE POUR LA SECURITE ALIMENTAIRE, L’ASSAINISSEMENT ET LA FOURNITURE AEP


Aperçu

  • Référence: P-CF-E00-011
  • Date d’approbation: 20/10/2017
  • Date de début: 20/10/2018
  • Date d'évaluation: 16/10/2017
  • Statut: ApprouvéAPVD
  • Agence d'implémentation: CICR
  • Emplacement: Bambari et environ

Description

La contribution de la Banque vise spécifiquement à:

(i) apporter un appui au secteur de l'Eau et Assainissement (reprise de production et de distribution d'eau potable dans la ville de Bambari par la SODECA), construction/réhabilitation de latrines et douches, appui à la collecte et l'évacuation des ordures et promotion de l'hygiène) par la Croix-Rouge Centrafricaine (CRCA);

(ii) soutenir les populations affectées, victimes de conflits des groupes armés en matière de sécurité alimentaire (soutien aux groupements de maraichage par la fourniture des outils, des semences vivrières, des fertilisants et produits phytosanitaires et la reconstitution des troupeaux.) et;

(iii) assurer la réalisation de l'audit des comptes de l'opération. Le détail du budget est présenté en annexe. Pour la réalisation des différents travaux et activités d'assistance humanitaire, une convention de collaboration sera signée entre le Gouvernement et la Croix -Rouge Centrafricaine (CRCA) qui est présente et opérationnelle sur le terrain depuis les moments difficiles qu'a vécus Bambari.


Objectifs

'objectif principal de l'aide humanitaire d'urgence de la Banque est de contribuer aux efforts du gouvernement centrafricain et des autres partenaires, tant nationaux qu'internationaux, en apportant une assistance immédiate aux populations affectées de la ville de Bambari.

Les objectifs visés par ce « Plan d'Urgence » de Bambari sont entre autres:

(i) Etablir une Task Force;

(ii) Coordonner des efforts et ressources entre Gouvernement, MINUSCA, ONG et Partenaires Techniques et Financiers (PTF) ;

(iii) Faire de Bambari un modèle de restauration de l'autorité de l'Etat exportable dans d'autres villes ou zones du pays et;

(iv) Encadrer toutes les initiatives pour Bambari dans le Plan National de Relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA). Cependant, les priorités concernent les domaines suivants:

(i) restauration des fonctions régaliennes;

(ii) redéploiement des services sociaux de base;

(iii) revitalisation socio-économique (recapitaliser les agriculteurs et des éleveurs en vue d'assurer la sécurité alimentaire et nutritionnel) et;

(iv) réconciliation et retour des déplacés


Justificatif

La ville de BAMBARI, Chef-lieu de la préfecture de la Ouaka avec environ 50.000 habitants est située au centre-Est et à environ 385 kilomètres de Bangui. Elle a sévèrement été impactée par le conflit depuis 2013 et l'insécurité reste aujourd'hui le principal problème de la zone, limitant les ménages dans la reprise de leurs activités de circulation à travers la zone. Au- delà de cette situation, les avoirs productifs des ménages ont été fortement réduits, notamment en semences et en cheptel, alors que 95% des ménages de la zone ciblée ont comme activité principale l'agriculture qui leur fournit nourriture et revenu monétaire par la vente des surplus en période hors soudure. Avant la crise, 93% des ménages disposaient également de bétail et de petit élevage apportant un complément de revenu ou de nourriture.

Avec les affrontements réguliers des groupes armés pour le contrôle de certains territoires, Bambari qui est un grand carrefour a accueilli de nombreux déplacés (85.860 personnes) venant des villes avoisinantes et des réfugiés (1.700 personnes) rendant ainsi les conditions de vie très difficiles voire précaires aux populations sinistrées. Selon le Cluster Protection, déjà en mai 2016, le nombre enregistré de personnes déplacées dans les six (6) sites de déplacés de Bambari était de 15.867 personnes. La disponibilité de l'eau représente un problème majeur à Bambari, car des installations de production d'eau de la SODECA à Bambari ont été sérieusement vandalisées rendant invivable la vie dans les quartiers. Les équipements électromécaniques et hydrauliques de l'usine, les canalisations de distribution d'eau et les matériels du bureau ont été pillés entrainant ainsi la rupture totale de la fourniture d'eau potable dans la ville. Depuis trois (3) ans, un programme d'urgence humanitaire de captage et de distribution de l'eau par camion a été mis en œuvre par l'ONG Triangle Génération Humanitaire (TGH), et risque de se terminer dans un avenir proche. Les moyens de subsistance qui jadis étaient limités, font cruellement défaut aux populations affectées par la crise, notamment les déplacés internes. Certains villages sont complètement désertés, d'autres ont été brulés et des exactions sont régulièrement rapportées contre les populations civiles (les femmes et enfants en particulier).

Compte tenu de l'ampleur de la situation, le 12 mars 2017, le Président de la République, Chef de l'Etat s'est rendu personnellement dans la ville de Bambari pour apprécier lui-même la situation. A cette occasion, le Président de la République a souhaité démontré le retour de l'Etat dans la troisième ville du pays et a invité le Gouvernement à mettre en place un « Plan d'Urgence » pour Bambari dont l'enjeu concerne fondamentalement l'intégrité du territoire et l'unité nationale. C'est dans ce sens que le 17 mars 2017, le Premier Ministre Chef du Gouvernement a sollicité la mobilisation des Partenaires Techniques et Financiers (PTFs) autour de la vision du Chef de l'Etat pour la mise en œuvre du « Plan d'Urgence de Bambari » (PUB).


Bénéfices

Aide humanitaire d'urgence sollicitée permettra d'apporter une assistance immédiate aux populations affectées de la ville de Bambari. Elle relève des opérations d'urgence pour cause des conflits, suite aux crises militaro-politiques provoquant ainsi, la désorganisation des pouvoirs publics et des difficultés sociales et économiques des populations. Ces conflits, qui ont entrainé également des pertes de vies humaines sans précédent et sont causes de déplacements massifs de populations et de famine, nécessitent l'intervention de la Communauté internationale, en particulier celle de la Banque aux côtés des nouvelles autorités centrafricaines


Contacts clés

MORISSI Jean-Chrysostome - RDGC2


Coûts

Source Montant
SRFUSD 706.829
DeltaUSD 4.229
TotalUSD 702.600
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