PROGRAMME D'APPUI A LA RECONSTRUCTION DES COMMUNAUTES DE BASE-PHASE 1


Aperçu

  • Référence: P-CF-IE0-004
  • Date d’approbation: 24/06/2015
  • Date de début: 03/11/2015
  • Date d'évaluation: 10/03/2015
  • Statut: En coursOnGo
  • Agence d'implémentation: GOUVERNEMENT DE CENTRAFRIQUE MINISTERE DE L'ECONOMIE ET DES FINANCES
  • Emplacement: ZONES AFFECTEES PAR LA CRISE

Description

Le programme s'inscrit dans la continuité du Projet de développement communautaire et d'appui aux groupes vulnérables (PDCAGV) lancé en 2009 suite aux évènements similaires en 2003 et PUASCRE qui ont des volets d'appui à la restauration des capacités de l'offre sociale. Il permettra ainisi de valoriser leurs acquis.

Le programme s'articule autour de quatre composantes décrites comme ci-suit:

1. Appui à la réhabilitation des déplacés internes 2. Renforcement des infrastructures sociales d'utilité publique 3. Réinsertion socio-économique des communautés vulnérables 4. Gestion du programme

Le coût estimatif hors taxes du programme est de 17,3 millions d'UC. Ce coût est estimatif et n'a pas fait l'objet d'une étude de faisabilité. Le programme est financé à partir des ressources du FAD-13, des ressources recyclées du FAD-12 (15 MUC) et du Guichet 1 des Fonds d'appui à la Transition (2,3 MUC). Il n'est prévu aucune contrepartie du Gouvernement ni d'un autre bailleur de fonds.


Objectifs

De manière spécifique, le programme vise à:

(i) renforcer les infrastructures sociales et donc accroître les capacités de l'offre sociale;

(ii) promouvoir les activités génératrices de revenus des groupes vulnérables telles que les femmes et assurer la reconversion/réinsertion socio-économique des jeunes et,

(iii) contribuer au renforcement de la sécurité alimentaire.


Justificatif

La crise militaro-politique qui est intervenue en mars 2013 en République centrafricaine l'a entraîné dans un cycle de violence sans précédent occasionnant environ 2.000 morts. Le degré des violences a engendré un grand nombre de déplacés externes et internes dans des camps de fortune. On estime 12% de la population qui s'est déplacée et 8% qui se sont réfugiés dans les pays voisins. En août 2014, on estimait à plus de 397 ,992 individus réfugiés centrafricains, dont 57% se trouvent sur le sol camerounais et respectivement 23% au Tchad, 15% en RDC et 4,5% au Congo. Au plan interne, on évalue entre 334 000 (Croix Rouge Centrafricaine) à 410 000 (HCR) individus déplacés dans plusieurs centres et famille d'accueil dans une situation humanitaire déplorable.

Comme incidences de cette crise, on évalue à 7.000 enfants enrôlés par les groupes de rebellions et au moins 2.000 femmes ont été victimes de viols et violences sexuelles. Une crise sociale et humanitaire sévères s'est installée par la suite touchant environ 2,5 millions de personnes. La Capitale Bangui à elle seule aurait accueilli environ 80% des déplacés dont la plupart (60%) sont des enfants. Environ 1,7 million de personnes (au moins 30% de la population) se trouvent en situation d'insécurité alimentaire dont 15 à 20% plus sévère et 28 000 enfants touchés par la malnutrition aigüe à sévère.

Au niveau des infrastructures scolaires et sanitaires, 30% ont été détruites. Le système de santé s'est quasiment effondré car non seulement le degré des violences a fait fuir le personnel soignant mais certaines infrastructures sanitaires ont été détruites au cours de la crise. Des mobiliers et équipements desdites formations sanitaires ont été détruits ou emportés pendant la crise. Concernant les infrastructures scolaires, plus de 60% d'entre elles ont vu leurs table-banc détruits car servant de bois de chauffe aux belligérants, rendant ainsi l'ouverture des portes des étblissements sclaolaires. L'eau potable manque dans les régions comme à la capitale Bangui, augmentaiant aussi le taux de maldies hydriques.

Cette crise sociale a fissuré le capital humain, mettant en exergue certains clichés sociaux d'où la nécessité de ressouder la cohésion sociale. Au plan économique, le tissu économique déjà fragile s'est complètement disloqué avec le pillage des entreprises et magasins pendant la crise, ce qui a accru le chômage et donc le manque de revenus de la population.

Devant cette situation, un Gouvernement de transition a été institué avec pour principale tâche la préparation des élections. Les élections suscitent l'espoir pour l'avenir et qui justifient en partie l'implication des pays voisins et de la communauté internationale dans l'assistance au pays. Ainsi, un Programme d'urgence a été élaboré afin d'appuyer la Feuille de route du gouvernement et vise trois axes prioritaires:

(i) assurer rapidement la sécurité des citoyens et de l'état, la protection des droits à la vie, la paix et la justice pour tous,

(ii) garantir rapidement l'accès des populations vulnérables à l'assistance humanitaire et,

(iii) organiser dans les dix-huit (18) mois, d'élections libres, démocratiques et transparentes pour le retour à l'ordre constitutionnel. L'intervention de la Banque s'inscrit dans le cadre de ce Programme d'urgence (PURD) et de la Feuille de route pour la transition afin d'appuyer le processus de transition. Ce faisant, la Banque répond ainsi à l'appel du Gouvernement pour venir en aide aux populations durement affectées et contribuer au retour de la sécurité et à la stabilisation du pays.


Bénéfices

Le programme compte couvrir dans sa phase I trois régions sur sept (Région n° 1: Ombella Mpoko, Lobaye; Région n°4: Kemo, Nana Gribizi et Bamingui- Bangoran; et Région n°7: Capitale Bangui). Cette ZIP couvre une population bénéficiaire indirecte de 1 505 836 habitants (RGPH 2003) soit 39% de la population totale du pays. Les femmes représentent 50% de cette population cible. L'objectif du programme est d'atteindre les 50% cette population cible soit environ 750 000 habitants.

Les régions de la première phase ont été choisies en fonction de la probabilité d'accès dans ces zones et en fonction du degré de vulnérabilité due par les conséquences des évènements militaro politique intervenues depuis mars 2013. Il s'agit de 5 préfectures sur 16 et à cela s'ajoute la Capitale Bangui.


Contacts clés

MORISSI Jean-Chrysostome - RDGC2


Coûts

Source Montant
FADUAC 9.550.000
RWSSIUAC 439.567
Co-financierUAC 5.000.000
DeltaUAC 10.433
TotalUAC 15.000.000
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