Les Assemblées annuelles 2019 du Groupe de la Banque africaine de développement se tiendront du 11 au 14 juin 2019 à Malabo, en République de Guinée équatoriale. En savoir plus

PROJET CENTRAL AFRICA BACKBONE (CAB) – COMPOSANTE CONGO


Aperçu

  • Référence: P-CG-GB0-002
  • Date d’approbation: 18/05/2016
  • Date de début: 04/01/2017
  • Date d'évaluation: 20/11/2015
  • Statut: En coursOnGo
  • Agence d'implémentation: GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE DU CONGO MINISTERE DU PLAN ET DES FINANCES ETAT-BA
  • Emplacement:

Description

Le projet prévoit l'extension de la dorsale nationale sur deux tronçons interconnectant le Congo avec le Cameroun (via Ntam) et la RCA (via Bomassa) pour environ 550 km linéaire de fibre optique à partir d'Ouesso;

(ii) la construction et la mise en production d'un centre national de données (Datacenter) au site de Kintélé;

(iii) le déploiement de systèmes d'énergies solaires et d'équipements informatiques pour les centres communautaires situés le long des deux axes du projet, quelques maisons de la femme, les principaux bureaux de poste, ainsi que l'Institut National des Aveugles du Congo à Brazzaville, grâce à un financement complémentaire du Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM). En complément et à travers sa composante " applications/services TIC", le projet prévoit également la mise en œuvre de plusieurs applications TIC au service de la diversification de l'économie congolaise. Ainsi, la mise en œuvre du volet e-Poste au profit de la Société des Postes et de l'Epargne du Congo (SOPECO) vise à renforcer l'inclusion financière au profit des populations rurales, en particulier, grâce au maillage des bureaux de poste sur tout le territoire national. A cela s'ajoute, grâce au financement complémentaire du FEM, la mise en place d'un Système d'Alerte d'Urgence (SAU) qui permettra aux instances nationales compétentes de disposer d'un véritable système de collecter et de traitement de données climatiques afin d'avertir à temps les populations vulnérables potentiellement concernées. En effet, comme tous les pays de la sous-région, le Congo est enclin à subir les affres des changements climatiques qui revêtent souvent des inondations et de glissement de terrain surtout durant la saison des pluies, en particulier dans la capitale. Le projet se propose, par ailleurs, d'appuyer les efforts des Autorités congolaises en matière de développement de services administratifs en ligne afin de de contribuer à l'amélioration des relations entre les pouvoirs publics et les acteurs de la société civile, au renforcement de la qualité des services publics et à l'accroissement de l'efficacité des autorités. Le projet comprend également plusieurs études de faisabilité portant à la fois sur les infrastructures et les applications/services TIC qui seront prises en compte dans le cadre de la phase 2 du même projet dont la préparation devrait commencer à l'orée 2018. Il prévoit également un volet portant sur le renforcement des capacités des principales parties prenantes nationales ainsi qu'un appui à l'UCP/CAB-Congo.


Objectifs

L'objectif global de ce projet est de contribuer " à l'augmentation effective de la connectivité au niveau régional, à l'accroissement des services sous régionaux à large bande, à la réduction du coût élevé des télécommunications/TIC sur le climat des affaires dans la sous-région, à la création d'emplois sous toutes ses formes et à l'extension de la production des biens et services contribuant à la réduction de la pauvreté". Ces coûts élevés de la communication ont une incidence directe sur le financement des échanges commerciaux. L'amélioration des réseaux hauts débit contribuera à l'intégration régionale en dopant les échanges et les investissements transfrontaliers entre les pays voisins mais servira également à renforcer les relations institutionnelles à l'échelle régionale. Réussir à relier tous les pays de la région au CAB permettrait de réduire les coûts prohibitifs des télécommunications dans les pays enclavés. De façon spécifique, le projet contribuera à la réduction du gap en capacités de transmission existantes dans les régions septentrionales du pays tout en mettant en place le socle de base sur lequel pourra se greffer le développement futur du commerce électronique, des services financiers mobiles, de l'administration électronique, etc. en diminuant les coûts d'accès aux services TIC qui restent, jusqu'à date inaccessible pour le congolais moyen. Le présent projet est en conformité avec la stratégie sectorielle des TIC et plus globalement le DSCERP qui prévoit, d'une part, le développement des infrastructures large bande, et d'autre part, le développement des contenues devant les utiliser. Le projet s'articule de façon synergique autour de ces deux axes pour permettre la génération d'emplois et la création de richesse par son exécution. Le projet s'inscrit dans le cadre des piliers 2 (Infrastructures nationale et régionale des TIC) et 3 (Applications des TIC) de la stratégie opérationnelle pour les TIC de la Banque. Il est également en conformité avec le pilier 1 (Développement des infrastructures régionales) du Document de Stratégie d'Intégration Régionale (DSIR) 2011 -2015 de l'Afrique centrale (citant nommément le projet CAB régional) qui vise à relier les pays de la région à travers des réseaux de télécommunications à fibre optique.


Justificatif

Le DSCERP (Document de Stratégie pour la Croissance, l'Emploi et la Réduction de la Pauvreté) place le défi de la croissance et de la création d'emplois au centre des actions du gouvernement en faveur de la réduction de la pauvreté, et constitue dorénavant pour la période 2012-2016, le cadre global des actions de la puissance publique. L'adoption imminente de la nouvelle stratégie de développement des télécommunications et TIC s'inscrit dans le cadre du DSCERP et vise un accès généralisé de la population congolaise aux TIC. Cette stratégie a pour objectif majeur d'accroître l'offre des services de communications électroniques à large bande de qualité et à des prix compétitifs. La connectivité large bande est une composante essentielle du développement, de l'adoption et de l'utilisation des TIC dans les différentes activités socio-économiques. En effet, sur la base de plusieurs études menées notamment par la Banque mondiale en 2010 en Afrique, il est aujourd'hui prouvé qu'une hausse de 10% du nombre de connexions Internet à haut débit s'accompagne, entre autres, d'un surplus de croissance économique de 1,3%. Dans les faits, le taux de pénétration du téléphone mobile au Congo reste moyen (de l'ordre de 48% en 2014). Toutefois, le lancement de la 3G en octobre 2011 a eu pour corollaire une montée en puissance de l'Internet mobile qui, par un effet d'entrainement, a induit un besoin croissant en capacités, loin de pouvoir être satisfait à ce jour, par les opérateurs du secteur et de bande passante pour les utilisateurs finaux qui se tourneront de plus en plus vers l'Internet filaire. D'où l'intérêt du projet CAB-Congo qui se propose d'amplifier les capacités existantes sur les réseaux de collecte du pays pour répondre aux défis susmentionnés. Il y a lieu de souligner enfin que la réalisation des liaisons à fibre optique du projet CAB-Congo s'inscrit dans le prolongement naturel des projets routiers financés par la Banque au Congo (sur l'axe Ketta-Djoum, en particulier), entre autres, qui prévoit systématiquement la pose des fourreaux dans le cadre des travaux routiers. Il ne reste donc plus qu'à acquérir la fibre optique pour les axes concernés dans le projet sachant que l'essentiel des coûts repose sur la partie génie civil.


Bénéfices

La réalisation du projet contribuera, entre autres avantages, à l'amélioration des conditions de vie des populations de la zone du projet, notamment,

(i) en réduisant les coûts d'accès aux services de télécommunications/TIC, relevant ainsi l'indice d'accessibilité aux services de base;

(ii) en permettant un accès abordable et fiable à des services de télécommunications/TIC, y compris dans les zones reculées du pays, et

(iii) en contribuant à l'accélération du désenclavement intérieur (pour la région de la Sangha en particulier) et extérieur du Congo à travers les interconnexions potentielles avec le Cameroun et la RCA sous-jacentes à la réalisation du présent projet. Par ailleurs, il y a de rajouter les éléments spécifiques suivants:

(i) accès aux populations rurales des services financiers de base (transfert d'argent, pensions, bourses d'étudiant, etc.)

(ii) atténuation des désastres découlant des changements climatiques à travers le Système d'Alerte d'Urgence.


Contacts clés

OMAR ELMI Samatar - PITD3


Coûts

Source Montant
BADEUR 44.246.907
DeltaEUR 12.340.150
TotalEUR 56.587.058
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