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Projet d'appui au programme national d'économie d'eau d'irrigation au Maroc (PAPNEEI-II)


Aperçu

  • Référence: P-MA-AAC-016
  • Date d’approbation: 13/12/2016
  • Date de début: 04/08/2017
  • Date d'évaluation: 15/06/2016
  • Statut: En coursOnGo
  • Agence d'implémentation: "MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DE" L'EQUIPEMENT ET DE L'ENVIRONNEM
  • Emplacement: REGIONS DOUKKALA ET LOUKKOS

Description

Le projet se présente comme un instrument privilégié permettant une triple conversion:

(i) une conversion du potentiel irrigué du gravitaire et aspersif vers l'irrigation localisée;

(ii) une conversion culturale vers des cultures à haute valeur ajoutée;

(iii) une conversion institutionnelle vers de nouveaux systèmes d'organisation (agrégation, gestion déléguée, ...).

Le projet propose d'intervenir selon une approche programmatique sur trois bassins jugés prioritaires en termes d'incidences de stress hydriques (Bassin d'Oum Rbia, Bassin du Moulouya et un troisième bassin dont le choix est en cours de finalisation par le Gouvernement). Le projet prévoit, sur une durée d'exécution de 5 ans (2010-2014), les trois composantes suivantes:

1.Modernisation des infrastructures en eau d'irrigation:

(i) Conversion de réseaux d'irrigation: Mise en place d'infrastructures d'irrigation localisée sur environ 20.000 ha dans trois bassins hydrauliques;

(ii) Mesures d'accompagnement: (a) Suivi technique des travaux de mise en place des infrastructures; (b) Mise en place de systèmes d'avertissement à l'irrigation; (c) Mise en place de trois expériences pilotes en gestion participative de nappes surexploitées (Béni Moussa à Tadla, Triffa à la Moulouya et Remel au Loukkos); (d) Mise en place d'un PGES dans chaque agence régionale d'exécution.

2.Appui à la valorisation de l'eau d'irrigation:

(i) Soutien à la production agricole: (a) Réalisation de programmes de recherche-développement ciblés; (b) Réalisation d'essais et démonstrations de techniques améliorées d'irrigation et culturales; (c) Fourniture de conseil technique en irrigation et conseil agricole;

(ii) Appui au processus d'agrégation: (a) Mise en oeuvre de contrats de partenariat avec agrégateurs; (b) Mise en place de l'encadrement agricole privé; (c) Organisation et suivi des contrats de partenariat par l'Agence de Développement Agricole (ADA); (d) Soutien aux systèmes de suivi des marchés de produits agricoles.

3.Renforcement des institutions et des capacités:

(i) Mise en place de l'Equipe Centrale de Gestion du Projet (ECGP) et des Equipes Régionales de Gestion du Projet (ERGP);

(ii) Renforcement des agences d'exécution gouvernementales: La Direction de l'Irrigation et Aménagement de l'Espace Agricole (DIAEA), Les Offices Régionaux de Mise en Valeur Agricole (ORMVA), L'ADA;

(iii) Renforcement des acteurs non-gouvernementaux: Associations d'Usagers d'Eau Agricole (AUEA), Organisations professionnelles et féminines;

(iv) Appui aux partenaires : Appui à la structuration du Partenariat Public/Privé (PPP), Soutien à l'accompagnement du PPP par la DIAEA, Outils d'aide à la décision aux quatre ORMVA.


Objectifs

Les aménagements à réaliser dans trois bassins hydrauliques (Oum Rbia, la Moulouya et le Loukkos) permettront de mettre en valeur un potentiel de 20.000 ha et en conséquence de sécuriser et diversifier la production agricole contribuant ainsi à l'accroissement des revenus de plus de 5.853 exploitations et à l'emploi de la main d'oeuvre rurale.

Le projet contribuera aussi

(i) à une meilleure utilisation et valorisation des ressources en eau (une économie d'eau qui sera recycler pour la production estimée à 68,6 millions de m3/an -concept eau productive, gain en énergie pour le pompage dans le Loukkos estimé entre 4 et 6 millions DH annuellement, ...);

(ii) à une meilleure implication du secteur privé à travers le soutien du processus d'agrégation (partenariat entre l'amont productif et l'aval commercial-industriel) et le développement de réseau d'agrégateurs et l'appui à titre pilote de la gestion déléguée des réseau d'irrigation par des opérateurs privés;

(iii) au renforcement des capacités des acteurs principalement les irrigants regroupés en AUEA dont prés de 5 % disposent d'une représentation féminine;

(iv) à une meilleure gestion et prise de décision à travers les systèmes d'information à mettre en place (systèmes d'avertissement à l'irrigation, systèmes SIG, systèmes agro-météo, suivi environnemental, systèmes de suivi et de gestion, ...);

(v) augmentation de la production et des revenus des irrigants et la création de prés de 2 millions de journées de travail.

Sur le plan institutionnel, le projet instaurera une approche participative axée sur la demande, permettant d'initier les populations aux techniques de gestion rationnelle des ressources en eau et d'approprier les actions à engager. Le projet renforcera les capacités des acteurs gouvernementaux (La Direction de l'Irrigation et Aménagement de l'Espace Agricole (DIAEA), Les Offices Régionaux de Mise en Valeur Agricole (ORMVA), L'Agence de Développement Agricole-l'ADA) et non gouvernementaux (Associations d'Usagers d'Eau Agricole (AUEA), Organisations professionnelles et féminines, ...


Justificatif

1.Le projet s'inscrit dans le cadre de la Nouvelle Stratégie Nationale de l'Eau (2009) et permet de venir en soutien au Plan Maroc Vert (PMV). Le projet permettra dans un contexte de raréfaction des ressources en eau croissante d'assurer une véritable transition vers la gestion de la demande dans le secteur de l'eau, préconisée par la Nouvelle Stratégie Nationale de l'Eau, par l'implication des acteurs et la consolidation de la participation des usagers de l'irrigation. Le projet, qui constitue un appui direct au PNEEI et par extension au PMV, s'inscrit également dans le cadre de la stratégie d'intervention de la Banque au Maroc telle que définie dans le DSP 2007-2011, notamment le Pilier 2 relatif au " Développement et mise à niveau des infrastructures économiques de base " et en continuité avec le volet réforme de la gestion de l'eau d'irrigation engagée dans le PAS Eau financé par la Banque (2004-2008).

2.Le projet propose d'intervenir selon une approche programmatique sur trois bassins jugés prioritaires en termes d'incidences de stress hydriques:

(i) Bassin d'Oum Rbia: 50 % du déficit national localisé au bassin d'Oum Rbia qui souffre d'un manque d'eau de près de 1,5 milliards de m3 et d'une tension sur les ressources en eau exacerbée par l'explosion de la demande en eau potable, industrielle et touristique de la ville de Marrakech;

(ii) Bassin du Moulouya: une situation de pénurie d'eau qui s'aggrave d'une année à l'autre risquant, en absence de mesures adéquates et à temps, de mettre en péril le développement économique et social connu par la région après la construction du barrage Mohamed V;

(iii) Bassin du Loukkos: où le choix a été motivé par la volonté de résoudre le déséquilibre entre le coût de l'énergie et les niveaux de mise en valeur relativement faibles.

En termes d'avantages comparatifs, quatre arguments de base militent en faveur de l'intervention de la Banque pour ce projet:

(i) la Banque joue un rôle stratégique dans les secteurs de l'eau et des infrastructures au Maroc;

(ii) le projet se place dans une logique de continuité des interventions de la Banque (avec le volet réforme de la gestion de l'eau d'irrigation engagée dans le PAS Eau financé par la Banque (2004-2008) a contribué à la mise en Åuvre d'un cadre institutionnel et règlementaire pour une gestion intégrée et optimale des ressources en eau et les deux opérations d'appui techniques relatives à la recharge artificielle de la nappe du Haouz et au développement des oasis du Sud axé sur la valorisation des ressources en eau). Aussi, la Banque a financé dix projets dans le secteur de l'eau potable et de l'assainissement qui ont contribué à améliorer la mobilisation, l'adduction et la distribution d'eau potable et à améliorer les services d'assainissement et d'épuration des eaux usées

(iii) le projet constitue l'une des principales réponses à la crise alimentaire compte tenu de l'importance de la production agricole additionnelle projetée;

(iv) le projet constitue enfin une des mesures pertinentes à l'adaptation aux changements climatiques et le soutien des ODM.


Bénéfices

Les aménagements à réaliser dans trois bassins hydrauliques (Oum Rbia, la Moulouya et le Loukkos) permettront de mettre en valeur un potentiel de 20.000 ha et en conséquence de sécuriser et diversifier la production agricole contribuant ainsi à l'accroissement des revenus de plus de 5.853 exploitations et à l'emploi de la main d'oeuvre rurale.

Le projet contribuera aussi

(i) à une meilleure utilisation et valorisation des ressources en eau (une économie d'eau qui sera recycler pour la production estimée à 68,6 millions de m3/an -concept eau productive, gain en énergie pour le pompage dans le Loukkos estimé entre 4 et 6 millions DH annuellement, ...);

(ii) à une meilleure implication du secteur privé à travers le soutien du processus d'agrégation (partenariat entre l'amont productif et l'aval commercial-industriel) et le développement de réseau d'agrégateurs et l'appui à titre pilote de la gestion déléguée des réseau d'irrigation par des opérateurs privés;

(iii) au renforcement des capacités des acteurs principalement les irrigants regroupés en AUEA dont prés de 5 % disposent d'une représentation féminine;

(iv) à une meilleure gestion et prise de décision à travers les systèmes d'information à mettre en place (systèmes d'avertissement à l'irrigation, systèmes SIG, systèmes agro-météo, suivi environnemental, systèmes de suivi et de gestion, ...);

(v) augmentation de la production et des revenus des irrigants et la création de prés de 2 millions de journées de travail.

Sur le plan institutionnel, le projet instaurera une approche participative axée sur la demande, permettant d'initier les populations aux techniques de gestion rationnelle des ressources en eau et d'approprier les actions à engager. Le projet renforcera les capacités des acteurs gouvernementaux (La Direction de l'Irrigation et Aménagement de l'Espace Agricole (DIAEA), Les Offices Régionaux de Mise en Valeur Agricole (ORMVA), L'Agence de Développement Agricole-l'ADA) et non gouvernementaux (Associations d'Usagers d'Eau Agricole (AUEA), Organisations professionnelles et féminines, ...


Contacts clés

KHIATI Driss - RDGN2


Coûts

Source Montant
BADUSD 62.620.092
GovernementUSD 6.312.713
DeltaUSD 130
TotalUSD 68.932.675
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