La BAD aide le Rwanda dans l’aménagement et la gestion des lacs intérieurs

Contexte

Depuis 2006 la Banque africaine de développement (BAD) apporte son appui au Rwanda dans la réhabilitation et l’amélioration de la production de la pêche  le projet d’appui à l’aménagement et à la gestion des lacs intérieurs (PAIGELAC).  

Au Rwanda, différentes infrastructures ont été construites pour soutenir l’activité halieutique (chambres froides, machines de production de glaçon, claie de  séchage, fours chorkors, etc.), permettant de réduire les pertes après la pêche et de promouvoir les produits halieutiques. Les pêcheurs ont en outre été formés en gestion des pêcheries et en techniques moderne de pêche.

Les quinze  lacs intérieurs  ont été empoissonnés par les alevins issus des géniteurs de souches pures en vue d’améliorer et d’augmenter la production.

A présent, la mise en service des infrastructures de pêche démarre. Elles seront gérées par des coopératives locales suivant les  plans de gestion développés au cours du projet. La performance des coopératives sera régulièrement examinée et, si nécessaire, les sites pourraient être privatisés.

Mise à part la construction des  infrastructures, la protection des bassins  versants est assurée  à travers  la construction des  terrasses radicales et progressives (498 ha de radicales et 4956 ha de progressives). De plus, 1624 ha de terrasses ont été reboisés. Ces terrasses ont été mises construction, non seulement pour lutter contre l’érosion, mais aussi pour  agrandir les terres cultivables, ce qui a entraîné une augmentation de la production agricole. L’érosion avait accru la turbidité des eaux des lacs et réduit la production de base, avec un impact négatif évident sur la production globale de la pêche.

Pour pérenniser la pêche lacustre, un plan de gestion pour chaque lac a été élaboré dans le cadre du projet, en collaboration avec les coopératives. La FAO a appuyé le Projet ainsi que ses bénéficiaires pour l`amélioration du système de collecte des données statistiques et l’information sur les  pêcheries.  Ainsi les décisions de gestion seront-elles prises sur la base d’informations  fiables.

Objectifs

La situation du projet en décembre 2011:

Indicateurs du cadre logiqueDécembre 2011Résultat attendu
Production nationale de poisson13 00017 400
Production des animaux associés3 2971000 ton/year
Pêcheurs/pisciculteurs formés59441 200
Mareyeuses /Mareyeurs formés243200
Transformatrices formées050
Fournisseurs d'intrants formés050
Agents de l’administration de pêche formés168
Agents techniques des provinces et districts mis à disposition du Projet par le MINAGRI  formés12728
Surveillants de pêches formés2217
Associations socio-professionnelles appuyées247500
Inter groupements/Coopératives constitués et rendus fonctionnels formés650
Plans d’aménagement intégré et de gestion de lacs rédigés et approuvés1717
Comités de gestion et de surveillance des pêcheries constitués formés  2230
Plans d’eau empoissonnés15 38023 680 ha
Protection des bassins versants7 07811 700 ha
Pistes tertiaires réhabilitées10.514.5km
Lutte mécanique contre la jacinthe d`eau417 lakes
Centres d’alevinage réhabilités55 centres
Sites de débarcadères828
Forages1830
Fours chorkors1060

Les impacts

147 coopératives sont engagées dans la pisciculture et gèrent une surface totale de 195 ha  d`étangs réhabilités, tandis que 43 autres sont actives dans l`élevage du tilapia dans 385 cages posées dans  les lacs.

Ces coopératives ont reçu des appuis sous forme de construction et de réhabilitation d’étangs, de parcs d’aquaculture, d’approvisionnement en alevins, d’alimentation des poissons et d’assistance technique.  

Par le biais de cet appui, ce secteur, détruit dans les années 90, est en cours de réhabilitation. Deux techniques d’élevage de poisson  sont utilisées : l’élevage associé/intégré en étang (des poissons avec des lapins par exemple) et l’élevage en cage dans les lacs.

L’activité souffrait de la mauvaise qualité et des quantités insuffisantes d`aliments disponibles sur place. Il fallait donc recourir aux importations. Des équipements appropriés ont été acquis et mis à la disposition des coopératives. Des techniciens expérimentés en pisciculture et construction de cages ont été invités pour apporter de l`assistance technique aux coopératives.

Le projet a permis de construire 27 débarcadères, deux centres régionaux de promotion et un centre urbain de commercialisation  de poisson. Toujours dans ce cadre, le centre piscicole de Kigembe, a été réhabilité, et 160 tonnes d`aliments de bonne qualité pour poissons ont été importées. Une formation a été dispensée aux coopératives pour les aider à élaborer des plans de gestion des lacs.

Il y a de fortes raisons d’espérer que d’ici décembre 2012, l’objectif principal  du projet aura été atteint, à savoir une augmentation de la production halieutique de 17 400 tonnes par an.