Améliorer la qualité de vie des populations en Afrique

Accès aux opportunités sociales et économiques

  • Création de 25 millions d'emplois
  • Renforcement des compétences cruciales
  • Elargissement de l'accès à l'eau et à l'assanissement
  • Renforcement des systèmes de santé

Malgré le développement économique encourageant enregistré par plusieurs pays africains ces dix dernières années, la pauvreté généralisée et l'inégalité demeurent le lot de nombre d'entre eux. Les réalisations en matière de santé et d'éducation sont les plus faibles du monde et les populations africaines souffrent d'une insuffisance d'accès à l'assainissement et à l'eau potable.

La faiblesse des institutions complique la gestion, notamment dans les économies fragiles, de calamités telles que la récente crise d'Ebola ou la grave sécheresse qui touche de nombreux pays en cette année 2016. Le sous-emploi et le chômage des jeunes et des femmes mettent en péril la cohésion sociale et le développement inclusif. La conjugaison de ces facteurs avec les effets combinés de la faiblesse d'accès à une éducation de qualité, aux services de santé, de nutrition, aux technologies et à l'innovation, entravent l'accélération de la croissance de l'Afrique et son accès à des domaines de production à plus forte valeur ajoutée, ainsi que sa compétitivité. Si ces questions ne sont pas traitées, toute une génération d'Africains sera privée des chances de développer son potentiel, d'échapper à la pauvreté et de soutenir la trajectoire du continent vers une croissance inclusive et une transformation économique.

L'objectif de cette priorité consiste à s'assurer que la croissance démographique de l'Afrique ait des retombées économiques substantielles et contribue à la croissance inclusive. Il sera atteint à travers une approche catalytique, notamment la poursuite du financement de l'infrastructure par la Banque et l'amélioration de l'accès aux services de base tels que l'eau et l'assainissement. La Banque continuera de promouvoir un environnement de développement humain favorable et de renforcer les institutions qui fournissent les services de base, notamment les systèmes de santé dans les pays les plus vulnérables aux épidémies, telles que l'Ebola et le choléra.

Dans le cadre de cette initiative, la Banque mettra particulièrement l'accent sur la création d'emplois, ce pour quoi elle a élaboré une Stratégie d'emploi des jeunes en Afrique (JfYA). Cette stratégie vise à accroître l'emploi direct et indirect et, partant, à lutter contre la pauvreté, les inégalités, et les migrations pour raisons économiques et de conflit, et à renforcer la cohésion sociale et la stabilité politique. Pour atteindre ce but, la stratégie est axée sur l'accroissement de l'emploi inclusif et de l'entreprenariat, le renforcement du capital humain, et l'établissement de liens solides avec le marché du travail en utilisant trois leviers stratégiques, à savoir : l'innovation, l'investissement et l'intégration.

En ce qui concerne le levier Innovation, la Banque mettra en place de nouveaux programmes phares dans les domaines de l'agriculture, de l'industrialisation et des TIC, ainsi qu'un laboratoire novateur qui testera, évaluera et amplifiera les solutions prometteuses afin d'accélérer la création d'emplois en Afrique. Au titre du levier Investissement, la Banque entreprendra des interventions visant à stimuler les investissements du secteur privé en élargissant l'accès aux capitaux à travers des instruments de dette directe et indirecte et des prises de participation, et à réduire les risques en fournissant des garanties et des provisions pour premières pertes sur les prêts des banques aux petites et moyennes entreprises, notamment celles détenues ou gérées par les jeunes. Dans le cadre du levier Intégration, la Banque va s'équiper et équiper les PMR afin de les transformer en moteur de création d'emplois. Les projets, le personnel et les systèmes de la Banque seront réorientés de manière à prendre en compte la question de l'emploi des jeunes, et la Banque apportera aux PMR un soutien financier pour permettre de mettre en œuvre des politiques et des actions qui favorisent l'emploi et l'entrepreneuriat des jeunes.

 Nous avons pour objectif de créer des programmes de formation professionnelle et d’emploi pour les jeunes - pour qu’ils n’entreprennent pas la périlleuse traversée de la Méditerranée vers l’Europe - et ce, grâce à des projets tels que l’initiative " Emplois pour les jeunes d’Afrique.

- Akinwumi Adesina, président de la BAD

La stratégie JfYA vise à créer 25 millions d'emplois et à former 32 millions de jeunes, ce qui aura des retombées sur 50 millions d'Africains au cours des dix prochaines années. L'initiative nourrit l'espoir de générer 30 milliards de revenus pour l'économie africaine. Pour réussir la mise en œuvre du programme JfYA, il faudrait mobiliser 5 milliards d’USD de ressources(1)

(1) Dans le cadre de la JfYA, et s'agissant notamment d'agriculture, la Banque promeut actuellement, en collaboration avec l'IITA, l'engagement des jeunes dans l'agro-industrie à travers le Programme de stimulation de la création de nouveaux emplois, impulsée par l'agro-industrie dans le secteur agricole africain (ENABLE Youth). On prévoit d'utiliser, selon les estimations, un montant à 1 milliard d’USD pour soutenir l'entreprise et la création d'emplois pour les jeunes et les femmes dans au moins 25 pays africains dans le cadre du programme. Le programme vise à créer environ 8 millions d'emplois dans l'agro-industrie au cours des cinq prochaines années.

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