Intégrer l’Afrique

Marché régional

  • Renforcement des infrastructures régionales
  • Promotion du commerce intra-africain et de l'investissement
  • Facilitation de la circulation des personnes à travers les frontières

Les problèmes de l'intégration régionale de l'Afrique ne sont un secret pour personne. Le commerce intraafricain est le plus faible du monde – environ 15 % contre 54 % dans la zone de libre-échange d'Amérique du Nord, 70 % au sein de l'Union européenne et 60 % en Asie. La complexité du paysage physique rend difficiles les liens entre les communautés, les pays, et même les régions.

Les marchés régionaux sont également très peu intégrés en ce qui concerne les services d'infrastructure, notamment d'électricité, d'énergie, d'eau et d'assainissement. Ceci est exacerbé par la faiblesse des communautés économiques régionales (CER) qui souffrent d'une insuffisance de capacités et sont mal structurées pour réaliser, voire attirer les investissements régionaux nécessaires. Les États fragiles sont particulièrement concernés par cette situation d'autant plus qu'ils sont les principaux bénéficiaires potentiels du renforcement de l'intégration.

En outre, plusieurs des gouvernements n'ont pas suffisamment collaboré avec le secteur privé et d'autres pour le développement et l'amélioration des infrastructures régionales, l'amélioration des politiques relatives aux industries adaptées aux capacités de production des pays africains (par exemple, dans le domaine de l'agriculture et de la sécurité alimentaire) et la mise en œuvre complète des protocoles des CER signés par les gouvernements.

Dans la droite ligne de la SD, la Politique et stratégie d'intégration régionale du Groupe de la Banque, approuvée par le Conseil d'administration en 2014 reconnaît les opportunités qu'offre l'intégration régionale en termes d'accroissement des infrastructures, d'échanges commerciaux, d'industrialisation et de circulation des personnes. Dans le cadre de son mandat, le Groupe de la Banque continue de piloter plusieurs initiatives de dimension continentale ciblant tant l'infrastructure « lourde que légère (par ex. les politiques et instruments de facilitation du commerce et des services). Ces initiatives sont, entre autres : i) la Zone de libre-échange continentale, ii) le CAADP, iii) le PIDA, et iv) le Programme de stimulation du commerce intraafricain.

La priorité « Intégrer l'Afrique » sera prise en compte dans le cadre des autres « High-5 », et la Banque accélérera le Programme d'intégration régionale du continent pour lequel plusieurs des programmes adoptés sont déjà en place. La Banque va accroître ses investissements dans le développement infrastructurel, comme souligné dans le programme PIDA, par exemple par le développement de marchés régionaux d'énergie et l'intermédiation, et la coordination de projets régionaux d'infrastructure. La Banque apportera, en concertation avec d'autres parties prenantes, une aide au renforcement des CER et des autorités nationales afin d'encourager et de soutenir l'intégration régionale des infrastructures « agricoles » du secteur, les investissements transfrontaliers, la levée des barrières non tarifaires, l'harmonisation des codes d'investissement et d'ingénierie, et les normes d'assurance qualité et de certification.

La Banque s'emploiera également à approfondir le système financier, notamment les opérations visant à promouvoir de solides systèmes monétaires fondés sur le marché. La Banque continuera de promouvoir des initiatives visant à améliorer l'infrastructure financière de l'Afrique, notamment les registres de garantie, les bureaux de crédit, la notation des crédits, ainsi que les systèmes de paiement et de règlement, tous indispensables pour promouvoir la stabilité financière et garantir le bon fonctionnement de marchés financiers intégrés modernes. Aider les pays à lever les obstacles à l'accès aux marchés, formaliser la participation des femmes au commerce transfrontalier et à d'autres initiatives régionales, et intensifier le commerce intraafricain, soutenir les chaînes de valeur agricoles régionales, et promouvoir la circulation des personnes par le changement des systèmes de visa, sont autant de facteurs qui contribueront à l'accroissement de la productivité et de l'activité économique.

L’intégration régionale est une condition essentielle à l’accroissement de la taille de nos marchés. Nous devons intégrer l’Afrique - grandir ensemble, et nous développer ensemble. Notre destin commun est lié à l’enlèvement des barrières qui nous séparent.  

– Akinwumi Adesina, président de la BAD

Cliquer sur le lien ci-dessous pour voir les diapos