Japon

Partenariat : présentation générale

Le Japon a rallié le Fonds africain de développement (FAD) en juin 1973, avant de devenir membre à part entière de la Banque africaine de développement (BAD) en décembre 1982. Le Japon est le deuxième contributeur au FAD le plus important après les États-Unis, si l’on considère le total cumulé, et le troisième plus gros actionnaire de la BAD après les États-Unis et le Nigeria. Lors de la 13e reconstitution des ressources du FAD (FAD-13), le Japon s’est engagé à hauteur de 293,4 millions d’unités de compte (soit 43,08 milliards de yens japonais) – une augmentation de 6,8 % en unités de compte, par rapport au FAD-12. La quote-part du Japon s’élève ainsi à 6,7 %dans le FAD-13.

Des initiatives conjointes

La collaboration du Japon avec le Groupe de la Banque englobe le Fonds japonais pour les politiques et le développement des ressources humaines (Policy and Human Resources Development Grant, PHRDG) et l’Initiative renforcée d’assistance au secteur privé africain (Enhanced Private Sector Assistance, EPSA). En outre, la BAD participe à la mise en œuvre des engagements de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Tokyo International Conference on African Development, TICAD).

  • Signé en 1994, le tout premier accord de coopération conclu entre le ministère des Finances du Japon et la Banque a entériné la création du Fonds japonais pour les politiques et le développement des ressources humaines (PHRDG) au profit des pays du FAD. Le PHRDG est pour l’essentiel dédié au développement des ressources humaines et à l’assistance technique. Outre des documents de stratégie pour la réduction de la pauvreté dans plusieurs pays, il a aussi financé une série de travaux analytiques de la Banque qui a donné lieu à des documents de stratégie d’intégration régionale (DSIR), des rapports phares et des activités à caractère social.

  • En 2005, le Japon et la BAD ont lancé ensemble l’Initiative renforcée d’assistance au secteur privé africain (EPSA). Ce mécanisme de cofinancement a pour but de mobiliser des ressources pour aider à la mise en œuvre de la Stratégie de développement du secteur privé de la BAD. Le gouvernement japonais a mis à disposition 3 milliards de dollars EU en faveur de d’EPSA depuis 2005. Dans le cadre de la phase actuelle de l’Initiative (EPSA II), des projets dans les secteurs des infrastructures, de l’agriculture et l’irrigation, de l’eau et de la santé bénéficient de cofinancements souverains (de la JICA) et de prêts directs non souverains de la JICA à la Banque pour l’aider à financer son guichet de prêts non souverains, ainsi que d’une assistance technique (Fonds d’assistance au secteur privé africain, FAPA). C’est au titre de l’initiative EPSA que le Japon contribue au Fonds d’assistance au secteur privé africain (FAPA), devenu en octobre 2010 un fonds multidonateurs avec la participation de l’Autriche.

  • La BAD a signé un protocole d’accord avec la Banque japonaise pour la coopération internationale (JBIC, Japan Bank for International Cooperation) en mai 2009, en vue d’une coopération renforcée en matière de valorisation des ressources naturelles, d’énergies renouvelables, d’infrastructures, de développement du secteur privé, de facilitation des échanges et d’apport de liquidités pour le secteur privé.

  • En vertu d’un protocole d’accord signé en octobre 2008 avec l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), la collaboration se poursuit dans le développement des infrastructures régionales, l’agriculture (projet « Nouveau riz pour l’Afrique », dit NERICA), le développement du secteur privé, l’environnement, le changement climatique, les États fragiles au sortir d’un conflit, l’eau et l’assainissement, ainsi que dans le partage des connaissances entre l’Afrique et l’Asie. Depuis 2006, des agents de la JICA sont détachés auprès du secrétariat du Consortium pour les infrastructures en Afrique (ICA par acronyme anglais) et du Département du secteur privé de la BAD.

Contacts
Hiromi Ozawa, Administrateur de la BAD pour le Japon
Fernando Ledo Casablancas, Conseiller principal
Tél. : (225) 202 62270
Clemens Samuda, Conseiller