Revues sur l’efficacité du développement 2016


Revue annuelle sur l’efficacité du développement (RAED) édition 2016 - Accélérer le rythme du changement

Chaque année, la Revue annuelle sur l’efficacité du développement (RAED) passe en revue les différents courants du développement en Afrique, évalue l’impact de la Banque africaine de développement et expose les opportunités et les risques à venir. La RAED nous aide à nous pencher sur notre performance et à identifier les domaines où nous devons augmenter nos efforts.

La RAED de cette année marque le début d’une nouvelle époque pour la Banque, avec un nouveau président et un accent renforcé sur une combinaison de priorités essentielles dans le cadre de la Stratégie à dix ans. Nous les avons appelées les « Top 5 » : Éclairer l’Afrique, Nourrir l’Afrique, Industrialiser l’Afrique, Intégrer l’Afrique et Améliorer la qualité de vie des populations en Afrique.

La RAED est organisée autour de ces questions essentielles, tout en conservant les indicateurs et les cibles du CMR. Dans la première partie du rapport, chaque chapitre est consacré à une des Top 5 et examine les progrès de l’Afrique et les défis auxquels elle fait face, et évalue la contribution apportée par la Banque. Dans la deuxième partie du rapport, le chapitre 6 est consacré à la performance de la Banque dans la gestion de son portefeuille (Niveau 3 du CMR) et le chapitre 7 à l’efficacité organisationnelle de la Banque.

Tout en utilisant les indicateurs et les cibles du CMR pour évaluer l’impact de la Banque, la RAED 2016 examine les perspectives immédiates du développement africain. En combinant les niveaux 1 et 2 du CMR dans chaque chapitre de la première partie, nous pouvons mieux expliquer les liens entre les principaux défis du développement africain et les opérations que la Banque conduit pour y répondre.

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Revue sur l’efficacité du développement, Agriculture - édition 2016

L’agriculture est au cœur du développement de l’Afrique : 7 Africains sur 10 tirent leurs moyens de subsistance de l’agriculture. Alors que le continent connaît des taux de croissance impressionnants depuis plus d’une décennie, cette croissance n’a que peu touché les millions de personnes qui vivent de l’agriculture. L’Afrique n’a pas encore connu le miracle agricole qui a transformé hier d’autres régions en développement.

L’Afrique dispose pourtant d’un énorme potentiel agricole et la plupart des technologies qui lui permettront d’augmenter ses rendements sont déjà disponibles, à portée de main. L’agriculture africaine pourrait facilement devenir, moyennant de bonnes politiques et des investissements adaptés, le moteur d’une croissance inclusive à travers tout le continent.

Les projets de la Banque dans le secteur agricole ont déjà largement bénéficié aux agriculteurs : ils ont apporté de meilleures semences, des techniques d’irrigation, des technologies durables et un meilleur accès au financement et aux marchés. Ils ont augmenté les rendements, les niveaux de production et le revenu des agriculteurs avec, à la clé, une économie locale plus dynamique. Nous sommes cependant conscients qu’il reste encore beaucoup à faire.

L’ensemble des investissements réalisés dans l’agriculture africaine reste encore bien en deçà des niveaux qui permettront d’apporter des changements en profondeur et la prospérité. La croissance rapide de la population et de l’urbanisation en Afrique crée une importante demande en produits alimentaires et agricoles qui reste non satisfaite. Le continent a besoin d’une forte injection de financement, à la fois public et privé, dans toutes les étapes des chaînes de valeur agricoles, ainsi que d’une utilisation plus intelligente de ses ressources afin de créer des entreprises dynamiques dans tout le secteur et sur tous les marchés. Les petites comme les grandes agro-industries doivent être prises en compte pour s’assurer que le développement agricole génère une croissance inclusive.

Le moment est propice à une impulsion forte et durable en faveur de l’agriculture. C’est la raison pour laquelle la Banque a fait de la transformation de l’agriculture l’une de ses cinq grandes priorités (les « Top 5 »), les quatre autres étant : éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie, nourrir l’Afrique, industrialiser l’Afrique, intégrer l’Afrique et améliorer la qualité de vie des populations africaines.

Pour sa part – et en collaboration avec les gouvernements africains, les autres partenaires au développement et le secteur privé –, la Banque a recentré son aide sur la transformation de l’agriculture et de l’agro-industrie à l’horizon 2025. Nous travaillons à générer de meilleurs revenus pour les agriculteurs et les industriels du secteur agroalimentaire, notamment en créant de nouvelles opportunités pour les femmes et les jeunes, tout en favorisant l’amélioration de la sécurité alimentaire et de la nutrition à travers le continent.