Revue annuelle sur l’efficacité du développement 2018

Chaque année, la Revue annuelle de l’efficacité du développement (RAED) fait le point sur les tendances du développement en Afrique et examine dans quelle mesure la Banque africaine de développement (BAD, ou la Banque) a contribué à ce développement. Dans la RAED, nous présentons les progrès réalisés en Afrique à l’aide de certains indicateurs et jalons clés, ainsi que les opportunités, les risques et les défis qui nous attendent. Nous vérifions dans quelle mesure nous avons atteint nos objectifs de développement et identifions les domaines dans lesquels nous pouvons faire mieux.

Le thème de la RAED de cette année est l’industrialisation. L’Afrique ayant besoin de créer un large éventail d’industries dynamiques pour atteindre ses objectifs. Nous examinons les progrès accomplis sur la voie de l’industrialisation et le rôle qu’ont pu jouer nos opérations à cet égard. Ce faisant, nous tirons des conclusions du récent rapport de recherche économique de la Banque intitulé Industrialiser l’Afrique: stratégies, politiques, institutions et financement. La RAED passe également en revue les progrès réalisés en liaison avec les quatre autres priorités High 5 ainsi qu’avec nos priorités transversales—gouvernance, fragilité, genre et changement climatique –, notamment pour leur contribution critique à nos objectifs d’industrialisation de l’Afrique.

La RAED évalue les progrès réalisés en fonction de notre Cadre de mesure des résultats (CMR) pour 2016-2025, qui rapporte les actions de la Banque aux objectifs des High 5 et au développement durable dans l’ensemble de l’Afrique. Elle évalue aussi la mise en œuvre de notre Modèle de développement et de prestation de services : une réforme complète de notre organisation, afin de mieux soutenir nos pays membres régionaux, de maximiser nos résultats de développement et d’obtenir le meilleur rapport coût/efficacité


Chapitre 1 : Industrialiser l’Afrique

Le développement industriel est déterminant pour créer des emplois, stimuler la productivité et soutenir la croissance. Pourtant, les infrastructures de transport et d’énergie souvent médiocres, associées à un accès limité à la technologie et aux compétences, ont limité le niveau d’investissement à travers le continent. Appuyé sur des politiques, des infrastructures et des services appropriés, le développement industriel sera
mieux positionné pour prendre son emprise dans les années à venir et créera la dynamique économique requise pour une croissance inclusive et durable.


Cependant, ce chapitre offre une image en demi-teintes de l’industrialisation. Si l’investissement direct a
progressé rapidement et est de plus en plus dirigé vers la production industrielle et les services, d’autres
indicateurs clés du développement industriel—dont la production industrielle, la compétitivité mondiale et la diversification économique—n’évoluent pas encore dans la bonne direction. Dans ce contexte, la Banque soutient les entreprises africaines dans les chaînes de valeur internationales et aide les gouvernements à développer des politiques industrielles et à renforcer leur environnement des affaires, tout en investissant dans les infrastructures avec des remontées économiques importantes.

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Chapitre 2: Éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie

L’accès à l’énergie est une condition préalable pour que l’Afrique puisse s’industrialiser, créer des emplois et exploiter son potentiel économique. C’est également une composante indispensable de l’amélioration de la santé, de l’éducation et de la qualité de vie des populations. Or l’accès à l’énergie demeure totalement insuffisant sur l’ensemble du continent. Pour transformer l’économie africaine et atteindre les objectifs de
développement durable, il est donc urgent de proposer aux Africains une énergie fiable à un coût abordable.

Dans ce chapitre, nous montrons que l’Afrique accomplit des progrès vers la résolution de son énorme déficit énergétique et vers la réponse à la demande croissante d’énergie du secteur privé. En 2017 par exemple, pour la première fois, le taux d’accès à l’énergie a été plus rapide que la croissance de la population. Des investissements d’importance sont en cours dans la génération et dans la transmission de l’énergie, et l’Afrique est au premier rang de la mise en œuvre de solutions hors réseau et d’énergie propre.

Cependant, la pénurie d’énergie demeure une contrainte significative pour le développement industriel et oblige les entreprises à avoir recours à de coûteux générateurs de secours—dont le prix est estimé à 2 à 4% de PIB chaque année. La Banque entend augmenter son investissement dans l’énergie et travaille avec une gamme de partenaires des secteurs public et privé afin de lever des financements.

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Chapitre 3 : Nourrir l’Afrique

Le secteur agricole africain fournit 60% des emplois sur l’ensemble du continent africain. La modernisation de ce secteur est donc l’une des clés du développement de l’Afrique: elle permettrait à des millions d’agriculteurs d’améliorer leur productivité, d’augmenter les revenus qu’ils tirent de leur activité et de sortir de la pauvreté. En se rapprochant des marchés, des chaînes d’approvisionnement et des agro-industries, le secteur agricole créera les emplois et les revenus dont l’Afrique a besoin pour développer son économie et nourrir ses citoyens.

Ce chapitre offre une image en demi-teintes des progrès accomplis. En effet, aujourd’hui, la croissance des rendements et de la productivité agricoles est décevante. Certes les retards de croissance diminuent, mais pas assez rapidement, et 224 millions de personnes souffrent encore de la faim ou de la malnutrition. Une impulsion très forte sera nécessaire pour atteindre la cible de l’ODD 2 sur la fin de la malnutrition d’ici 2030. Dans le cadre de sa stratégie Nourrir l’Afrique, la Banque joue le rôle de chef de file pour la modernisation de l’agriculture africaine: en 2017, nos projets dans le domaine de l’agriculture ont bénéficié à 8,5 millions de personnes.

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Chapitre 4 : Intégrer l’Afrique

L ’industrialisation de l’Afrique requiert une meilleure intégration des économies africaines, seul moyen d’ouvrir l’accès à des marchés plus vastes pour des petits, moyens et grands producteurs et fabricants, et d’encourager les échanges commerciaux et l’investissement. Le développement des chaînes d’approvisionnement transfrontalières intégrées ajoute de la valeur aux produits de base, crée des emplois et soutient l’activité économique.

Ce chapitre montre qu’aujourd’hui, cependant, le commerce intra-africain n’est que de 14,2% du commerce total de biens, en partie à cause du prix élevé du commerce transfrontalier. Les communautés économiques régionales africaines continuent de promouvoir l’intégration, mais des progrès sont nécessaires dans des domaines comme la libéralisation des visas. C’est la raison pour laquelle la Banque est l’un des ardents défenseurs de l’intégration économique. Nous sommes un investisseur majeur dans le domaine des infrastructures : en 2017, nous avons construit ou réhabilité 414 km de routes transfrontalières et construit des postes frontière à guichet unique afin de faciliter le commerce.

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Chapitre 5 : Améliorer la qualité de vie des populations d’Afrique

La cinquième grande priorité (High 5) de la Banque «Améliorer la qualité de vie des populations africaines» est au cœur de notre travail. La Banque part du principe que, dans tous les pays du continent, la population doit pouvoir travailler et gagner un revenu. Elle doit pouvoir acquérir les compétences dont elle a besoin pour trouver un emploi ou créer une entreprise. Elle doit aussi pouvoir bénéficier de services sociaux de qualité, de services de santé scolaires, ainsi que de l’accès à l’eau et à l’assainissement, et vivre dans un environnement sûr et durable.

Ce chapitre montre que la croissance économique de l’Afrique ne s’est pas encore traduite en progrès dans la réduction de la pauvreté: 41% des Africains vivent encore sous le seuil de pauvreté et les inégalités empirent. La clef du développement industriel sera d’améliorer les compétences des jeunes Africains. La scolarisation augmente régulièrement mais les opportunités de formation professionnelle restent limitées et le chômage des jeunes est élevé. Ainsi, la Banque investit dans la création de nombreux emplois, particulièrement pour les jeunes et les femmes. La Banque travaille également avec les gouvernements pour surmonter les lacunes de capacités dans les sciences et les technologies : en 2017, nous avons apporté une formation professionnelle à 395 000 personnes.

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Chapitre 6 : Domaines transversaux et stratégiques

L’optimisation de l’impact sur le développement des 5 grandes priorités de la Banque demande une action concentrée sur des domaines transversaux et stratégiques. Dans tout notre portefeuille, afin de nous assurer de résultats durables, nous nous concentrons sur la gouvernance et le renforcement des institutions, sur l’atténuation de la fragilité, l’adaptation au changement climatique et le progrès vers l’égalité des genres.

Ce chapitre situe le travail de la Banque dans le contexte des défis des domaines transversaux et stratégiques. Globalement, l’Afrique a accompli des progrès dans la gouvernance, bien que quelques pays soient encore aux prises avec de graves enjeux de gouvernance. La Banque reste impliquée dans les situations fragiles et adapte ses programmes et ses instruments pour accroître les progrès de développement. Et beaucoup de nos projets sont conçus pour augmenter la résilience de l’Afrique aux effets du changement climatique ainsi que pour aider les femmes à surmonter les obstacles qu’elles rencontrent et contribuer pleinement à l’économie africaine.

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Chapitre 7 : Améliorer notre efficience et notre impact sur le développement

La Banque cherche en permanence à améliorer sa performance. Pour cela, nous prenons des mesures pour maximiser notre impact sur le développement, mobiliser davantage de ressources d’investissement et obtenir aussi efficacement que possible des résultats de développement.

Ce chapitre montre que, globalement, la Banque améliore son efficacité opérationnelle et son efficience en tant qu’organisation. En 2017, les décaissements de la Banque ont atteint le niveau record de 7,6 milliards. À mesure que nos opérations s’amplifient, notre Modèle de développement et de prestation de services fait avancer de profondes réformes internes conçues pour nous permettre d’offrir à nos clients et à nos parties prenantes un meilleur rapport coût/efficacité.

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