Le FAD finance un projet gambien d’infrastructure de transport pour 107,4 millions de dollars

19/12/2011
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Le projet soutiendra l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest

Le conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé, le 16 décembre, un financement de 107,4 millions de dollars EU pour le projet de construction du pont trans-gambien et l’amélioration du passage transfrontalier. Accordée par le biais du Fonds africain de développement, qui est le guichet à taux bonifié du Groupe de la Banque africaine de développement, l’enveloppe comprend un don de 102,3 millions de dollars EU et des ressources concessionnelles de 5,1 millions de dollars EU.

Le projet permettra de mener à bien les plans élaborés par les gouvernements de la Gambie et du Sénégal depuis plusieurs années pour rapprocher les régions septentrionales et méridionales de chacun des deux pays. Il permettra de promouvoir la libre circulation des personnes, des biens et des services entre eux et les autres pays de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest. Le fleuve Gambie n’a pas de point de passage fixe et sûr. Les services se font par bac transbordeur. Les conditions routières sont mauvaises, les procédures douanières, longues et coûteuses, ce qui ne fait que compliquer la situation.

Le projet permettra de relever ces défis en améliorant le transit et l’accessibilité des communautés de la zone du projet. Il permettra de réduire les coûts de transport et la durée des voyages. Il contribuera de manière non négligeable au développement des pays grâce à l’amélioration des infrastructures de transport, de la compétitivité et au partage de la croissance économique.

Le président de la Banque, Donald Kaberuka, a déclaré que le projet est conforme aux domaines clés de concentration de la Banque en matière d’infrastructure et d’intégration régionale. «Le Groupe de la Banque africaine de développement peut financer la construction de ponts et de routes, mais il faut une volonté politique pour que ces infrastructures atteignent leurs objectifs économiques et réduisent la pauvreté dans la population», a-t-il fait observer.

Le projet sera exécuté sur une période de cinq ans, de 2012 et 2017.