Le président de la Banque exprime son optimisme pour les économies africaines

24/01/2012
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Le président de la BAD, Donald Kaberuka, a reçu les ambassadeurs des Etats membres de la BAD à l’occasion du déjeuner du nouvel an. La réception s’est déroulée le lundi 23 janvier à l’hôtel Mövenpick à Gammarth, à Tunis.

M. Kaberuka a déclaré aux diplomates que, malgré la crise économique, la BAD jouit d’une bonne santé financière, et que ses politiques demeurent saines et prudentes. Le président a indiqué que la Banque est toujours capable, malgré les tensions du marché, d’accéder aux capitaux à des taux très compétitifs. Il a relevé le succès d’un emprunt obligataire d’un milliard de dollars EU sur cinq ans, lancé par l’institution un peu plus tôt ce mois. Il a ajouté que les concours financiers de la Banque pour le développement de l’Afrique en 2011 sont chiffrés à un total de 6,2 milliards de dollars EU.

Le président Kaberuka a exprimé son optimisme pour les économies africaines, en dépit des difficultés économiques du moment et de la crise actuelle de la zone euro, qui affecte singulièrement les pays d’Afrique du Nord. La région Afrique du Nord, a-t-il souligné, traverse une phase critique et a plus que jamais besoin de l’appui de la communauté internationale. La BAD, a-t-il relevé, travaillera d’arrache-pied pour contribuer à restaurer pleinement la confiance dans l’économie de la région.

Le président a salué les signaux clairs que le gouvernement tunisien a envoyés sur son avenir : celui d’un gouvernement stable et structuré, ayant un plan cohérent pour aller de l’avant.

Le président a mis l’accent sur la croissance inclusive comme élément capital dans la stabilité de l’Afrique, face surtout à la persistance, a-t-il dit, de tant d’inégalités sociales. Il a également parlé de l’importance d’une croissance verte responsable, au moment où l’Afrique veut relever les lourds défis du changement climatique. Il a aussi souligné la nécessité de la bonne gouvernance et l’importance d’une gestion saine et transparente des ressources naturelles.

Le président de la BAD a également fait observer qu’il y aura de nombreuses élections présidentielles en Afrique en 2012. Il est absolument nécessaire, à cet égard, d’éviter les violences post-électorales et de veiller à la transparence dans la gestion des processus post-électoraux.