Conférence des Nations unies sur le changement climatique : Un projet de la Facilité africaine de l’eau mis à l’honneur

22/11/2013
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Financé par la Facilité africaine de l’eau (FAE), le projet novateur pour l’amélioration de l’assainissement et de l’hygiène (dit FISH en anglais, pour, “Fostering Innovative Sanitation and Hygiene”) à Monrovia, au Libéria, a été cité en exemple, lors de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP19), qui s’est tenu  les 21 et 22 novembre 2013, à Varsovie, en Pologne. FISH a ainsi été consacré parmi les 17 innovations phares en matière de lutte contre le changement climatique en 2013.

Ce projet représente la première initiative que le gouvernement du Libéria ait engagée depuis la fin de la guerre civile, en 2003, afin de fournir des services de gestion des boues de vidange dans les zones démunies et non desservies du pays. Avec son approche communautaire, le projet entend renforcer, de manière pérenne, la gestion des boues de vidange à l’échelle de toute la ville de Monrovia, en améliorant les installations sanitaires des ménages, en réhabilitant le réseau d’égouts, en construisant des installations sanitaires collectives dans les zones à forte densité de population, et en créant des toilettes publiques sur les places de marchés.

Présidente du Comité consultatif de l’initiative “Momentum for Change” (“Élan pour le changement”, ndlr) à la COP19, Kelly Rigg, a souligné la façon dont les projets sélectionnés mettent en lumière la transformation  actuelle de la société pour lutter contre le changement climatique. Ces actions, a-t-elle ajouté, montrent qu’il est possible de les reproduire et de les intensifier ailleurs, auprès d’autres collectivités dans le monde.

Pour financer le projet FISH, la mairie de Monrovia a bénéficié d’un don de 1,2 million d’euros, accordé par la Facilité africaine de l’eau, un fonds spécial géré par la Banque africaine de développement (BAD).

Pour Ellen Pratt, directrice du projet, cette consécration constitue un encouragement supplémentaire pour promouvoir une idée qui fait désormais son chemin, et qui se révèle opportune pour le développement humain, dans une capitale en situation de post-conflit. « Cela prouve que nous sommes sur la bonne voie », a déclaré la directrice du projet.

Les projets-phares de 2013 ont été sélectionnés par un comité consultatif international composé de 16 membres, dans le cadre de l’initiative “Momentum for Change”. Menée en partenariat avec le Forum économique mondial, celle-ci est financée par la Fondation Bill et Melinda Gates et la Fondation Rockefeller.

Pour Ellen Pratt, la prochaine étape consistera à mener le projet à plus grande échelle. En effet, « 14 capitales de comtés ont un besoin urgent de ce type d’initiatives. D’où la nécessité d’étendre les activités du projet à tout le Liberia. » Moins de 5 % du pays disposent de réseaux d’égouts adéquats, et les boues de vidange ne sont pas traitées. Pour mener le projet à plus grande échelle, il faut renforcer le capital humain et financier, estime-t-elle.