La BAD mobilise 24,13 millions de dollars en appui au Bénin contre l’insécurité alimentaire et le changement climatique

07/10/2015
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Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé le 7 octobre 2015, le projet d’appui à la production vivrière et de renforcement de la résilience (PAPVIRE-ABC) au Bénin qui couvre les départements de l’Alibori, du Borgou et des Collines, trois circonscriptions assez vulnérables du Nord du pays.

D’un coût total 27,131 millions $US (15,905 milliards de FCFA), dont 24 millions $US (14,070 milliards FCFA, soit 88,8%) financés par les ressources du Programme mondial pour l’Agriculture et la Sécurité alimentaire (GAFSP – Global Agriculture and Food Security Programme), le projet sera exécuté sur une période de cinq ans à travers trois composantes: (i) Appui aux infrastructures rurales ; (ii) Développement de Chaines de valeur agricoles et Résilience; et (iii) Gestion du projet. Les autres cofinanciers sont le Gouvernement béninois, pour un montant de 2,71 millions de dollars (1,590 milliard FCFA, soit 10,00%) ; et les bénéficiaires, pour 0,42 million de dollars (0,245 milliards, soit 1,5%).

Le projet vise l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi que la réduction de l’incidence de la pauvreté dans les zones d’intervention du projet. Ce, à travers la réduction de la prévalence moyenne de l’insécurité alimentaire de 12% en 2015 à 5% en 2021, la réduction de la prévalence de malnutrition chronique chez les enfants, de 50, 8% en 2015 à 25% en 2021 et  la réduction du pourcentage de populations pauvres de 39% en 2015 à 25% en 2021.

Il permettra la réalisation d’une croissance forte et inclusive, susceptible d’induire une amélioration des conditions de vie des populations les plus vulnérables, en levant les contraintes de sécurité alimentaire, d’accroissement des revenus et de l’attractivité de l’activité agricole. En outre, en plus des investissements dans la maîtrise de l’eau et le désenclavement des zones de production, le projet contribuera au développement des chaines de valeur agricoles dans les filières riz, maïs, produits maraichers et poisson, ainsi qu’au renforcement de la résilience des ménages au changement climatique et à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle.

Le projet bénéficiera directement à 50.000 personnes (40% de femmes) dont 25445 exploitants agricoles. Les autres bénéficiaires du projet sont les femmes transformatrices, les artisans, les commerçant(e)s, les prestataires de services, soit une population totale de bénéficiaires directs et indirects estimée à 400 000 personnes. Le projet générera un impact économique d’au moins 48,7 milliards de FCFA et la création d’au moins 6.000 emplois directs.