L’adhésion du Luxembourg à la BAD démontre l’attrait qu’exerce notre institution, déclare le président Donald Kaberuka

11/05/2014
Share |


Le Luxembourg va devenir le 26ème membre non régional du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD). Le président de la BAD, Donald Kaberuka et le ministre des Finances du Luxembourg, Pierre Gramegna, ont signé le 10 mai 2014 à Luxembourg les documents relatifs à l’adhésion. 

En adhérant à la BAD, le Luxembourg confirme l’importance qu’il attache aux questions internationales, ainsi qu’à son engagement à contribuer au développement de l’Afrique.

Prenant la parole lors de la cérémonie de signature, le président Kaberuka a exprimé au Luxembourg sa gratitude, ainsi que celle des gouvernements africains. « L’adhésion du Luxembourg est un témoignage de plus de l’attrait indéniable pour le Groupe de la Banque africaine de développement. Cela témoigne, s’il en était besoin, du rôle crucial de notre institution dans le soutien aux économies africaines et au bien-être des populations du continent », a déclaré  Kaberuka. « L’accueil du Luxembourg nous rappelle que nous devons faire davantage pour améliorer les conditions de vie des Africains, en privilégiant la croissance pour tous, ainsi que  la Stratégie décennale de la Banque l’indique », a-t-il ajouté.

Pour sa part, Gramegna a déclaré que l’adhésion du Luxembourg à la BAD vient illustrer la poursuite de l’intérêt et du soutien de longue date que son pays porte à l’Afrique. Il a rappelé le lien privilégié que le Luxembourg entretient avec certains pays africains, et sur lesquels il concentre ses activités de coopération. « L’Afrique subsaharienne se situe au premier plan de notre coopération. Par conséquent, notre adhésion renforcera l’action de notre pays en faveur de ses partenaires africains », a-t-il déclaré. 

Faisant l’éloge des interventions de la BAD sur le terrain,  Gramegna a ajouté : « Les politiques et les stratégies de la BAD, ainsi que celles de l’assistance du Luxembourg au développement, contribuent à la réalisation d’un même objectif  de développement durable, à savoir la réduction de la pauvreté sur le continent africain ».

Gramegna a également souligné les secteurs sur lesquels son gouvernement entend concentrer  ses efforts. Il s’agit en particulier des énergies renouvelables et du secteur financier. Selon Gramegna, le ministère de la Coopération et de l’Action humanitaire et le ministère des Finances renforceront leur collaboration afin d’optimiser l’impact de l’intervention du Luxembourg sur le secteur des énergies renouvelables. En ce qui concerne le secteur financier, le Luxembourg le soutiendra de manière particulière, en raison du rôle crucial que jouent les marchés financiers dans le développement durable.

S’entretenant avec les médias à l’issue de la cérémonie de signature, Donald Kaberuka s’est déclaré plein d’espoir pour l’avenir de l’Afrique, au vu du dynamisme qu’il observe dans les pays. « Ce dynamisme, a-t-il dit, n’est pas dû au capital financier que les pays apportent. Il est dû au capital humain africain, aux actions des hommes et des femmes d’Afrique. Ce sont eux qui constituent le véritable capital ».

S’agissant de la croissance, Kaberuka a souligné que « les pays africains doivent aller au-delà de la croissance pour s’assurer que la tendance actuelle se traduise en véritables améliorations des conditions de vie pour un grand nombre de personnes. La croissance est bonne pour la justice sociale, comme elle l’est pour la dynamique du développement économique. La BAD maintiendra son soutien à cette fin par le biais de sa Stratégie décennale ». 

Concernant la notation Triple A (AAA) de la BAD, Kaberuka a déclaré : « Cette notation aide notre institution à mobiliser des ressources pour le développement des pays, tout comme pour être compétitif sur les marchés financiers. Cela est bon pour les pays que nous soutenons. C’est pour cela que nous ne ménageons aucun effort en vue de rester compétitif ».