Rôle du secteur privé en matière de climat : Six pays africains bénéficient d’un nouvel appui

28/11/2013
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Appuyés par la Banque africaine de développement (BAD), six pays africains: Burkina Faso, Ghana, Kenya, Mali, Mozambique et RDC – ont remporté un concours mondial, organisé par les Fonds d'investissement pour le climat (FIC), avec la BAD et d’autres banques multilatérales de développement. Les sept projets africains retenus pour finalisation portent sur la gestion des forêts au Burkina Faso, au Ghana et en RDC, sur les énergies renouvelables au Kenya et au Mali, ainsi que sur la résilience aux chocs climatiques au Mozambique.

Le concours, qui a duré quatre mois, visait à allouer des fonds pour impliquer davantage le secteur privé dans des projets relatifs aux énergies renouvelables, à l’exploitation durable des forêts et à la résistance aux chocs climatiques. Les projets africains retenus  – qui représentent 1/3  des 15 projets sélectionnés à travers le monde – seront ensuite développés par la BAD, partenaire opérationnel des FIC.

« À la BAD, nous avons engagé beaucoup d’efforts dans ce processus ; malgré le manque de temps et de ressources, nous avons procédé au repérage des entreprises sur le terrain. Nous sommes impatients à présent de travailler avec les sept sponsors privés des pays concernés à la mise au point des projets en vue de leur financement complet l’année prochaine », a précisé Mafalda Duarte, coordonnatrice des Fonds d’investissement pour le climat à la BAD, qui a également piloté  la candidature des projets africains au concours. « À la BAD, nous pensons que le fait d’associer le secteur privé à l’action climatique contribue grandement à stimuler les marchés, accroître le potentiel d’investissement, élaborer des “business models” respectueux du climat, et à faciliter l’adoption de pratiques pérennes et efficaces en matière de climat ».

Les Fonds d’investissement pour le climat, avec la BAD et d’autres banques multilatérales de développement, a lancé le concours dans l’idée de réduire les nombreux risques qui dissuadent le secteur privé d’investir dans les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, la sylviculture et la résistance aux chocs climatiques, en particulier dans les pays en développement. Les nouveaux venus sur le marché s’exposent aux risques liés au début d’exploitation, encourent des coûts élevés de capital, se heurtent au manque de financements et de produits d’assurance appropriés, et obtiennent un retour sur investissement moins élevé que dans des secteurs mieux balisés tel que celui des combustibles fossiles. La volonté d’atténuer ces facteurs, de faire comprendre la valeur de l’investissement en faveur du climat et de répondre au besoin de nouveaux produits d’investissement, a incité les FIC à constituer un fonds spécial.

« Il faudra persévérer sur cette voie et mettre en œuvre d’autres projets analogues, aux montants réservés par les Fonds d’investissement pour le climat. Cela permettra de faire connaître aux investisseurs privé le potentiel commercial des pays en développement, en particulier en ce qui concerne l’adaptation aux changements climatiques », a ajouté Mafalda Duarte. « Nous nous félicitons de ces initiatives ; des efforts dans le même sens devront être déployés au-delà des pays pilotes retenus par les FIC, afin de toucher une plus large part du monde en développement et de stimuler le changement à grande échelle ».

Il faudra à présent parachever les projets sélectionnés lors du concours, pour les soumettre en 2014 aux organes directeurs des FIC, qui doivent en approuver le financement final.


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VANGU LUTETE CLEMENT - Congo 04/02/2014 14:35
We appreciate the strong assistance of the AfDB and we fully hope that the initiative of GECOTRA in the context of the set aside will booster the private sector of the country for the investment in agroforetry and other initiatives aimed to fight the climate change.



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