Les entreprises américaines promettent à l’Afrique 14 milliards de dollars

06/08/2014
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Dès qu’il s’agit de développement d’une entreprise, tout le monde, des entrepreneurs aux leaders des plus grandes compagnies,est prêt à aller là où se présentent les meilleures perspectives.

C’est pourquoi plus de cent PDG d’entreprises américaines se sont précipités à Washington pour rencontrer des centaines de dirigeants africains du secteur public et privé. Et cela, à l’invitation du président Barack Obama, pour le premier Sommet des dirigeants États-Unis/Afrique.

Le principal évènement de la deuxième journée du sommet a été le Forum des affaires États-Unis/Afrique, co-organisé par Bloomberg Philanthropies et le ministère américain du Commerce. 

Lors des débats de haut niveau qui ont eu lieu toute la journée, les dirigeants des deux côtés de l’Atlantique ont discuté des moyens d’établir des partenariats plus étroits, d’éliminer les obstacles, et de tirer parti de l’énorme potentiel inexploité de l’Afrique. 

Ces dernières années, beaucoup d’entreprises américaines se sont rendu compte qu’en ne faisant pas d’affaires en Afrique, elles manquent des occasions, pendant que leurs concurrents pénètrent sur le marché.En effet, au cours des dix dernières années, le volume des investissements étrangers a grimpé en flèche, passant de dizaines de milliards de dollars à des centaines de milliards de dollars. De plus, comme l’a fait remarquer la ministre américaine du Commerce,  Penny Pritzker, l’on s’attend à voir le PIB (produit intérieur brut) du continent augmenter de 6 % par an dans les dix prochaines années.

De telles statistiques ne manquent pas d’attirer l’attention des industriels américains.Et, comme le président  Obama l’a dit le 5 août dernier, lors du sommet, ces entreprises intensifient désormais leurs plans.Le président Obama a annoncé que les entreprises américaines se sont engagées à investir plus de 14 milliards de dollars dans des projets à travers le continent.

L’une de ces entreprises est General Electric, qui prévoit d’investir 2 milliards de dollars et de doubler sa main-d’œuvre africaine d’ici 2018. Le PDG de l’entreprise, Jeffrey Immelt, a pris la parole dans l’un des débats du 5 août. Interrogé sur les améliorations qu’il souhaiterait voir se produire, Immelt a indiqué qu’il serait utile pour les pays africains de former des blocs.  Selon lui, cela  faciliterait la conclusion d’accords ainsi que la conduite d’affaires au niveau régional. 

Une autre question qui, selon les États-Unis, devra être résolue concerne l’énergie. Dans cette perspective, le président Obama a annoncé que les États-Unis vont tripler leur objectif initial.  Celui-ci était d’apporter l’électricité à vingt millions de foyers africains qui en sont actuellement dépourvus.Il a précisé que les États-Unis et leurs partenaires se proposent maintenant d’apporter l’énergie électrique à soixante millions de foyers et d’entreprises.

Les investissements dans le secteur privé, d’une part, et les infrastructures, d’autre part, sont deux questions que la Banque africaine de développement (BAD) a fortement contribué à promouvoir ces dernières années.Le président de la BAD, Donald Kaberuka, qui participait également aux débats du Forum des affaires États-Unis/Afrique, a mis l’accent sur ces deux points.

Une fois mis en place les investissements et les infrastructures – a dit Kaberuka aux délégués se trouvant cette semaine à Washington –la croissance économique suivra et mènera à ce qu’il a appelé la « transformation économique ».

Ce message a été entendu par les États-Unis, qui utilisent le Sommet des dirigeants États-Unis/Afrique comme un catalyseur pour augmenter le volume de leurs investissements sur le continent africain.

À propos des relations de son pays avec l’Afrique, le président Obama a dit qu’il veut que les États-Unis soient « un bon partenaire, un partenaire sur un pied d’égalité, et un partenaire dans la durée ».