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Multinational - Programme intégré de développement et d’adaptation au changement climatique dans le bassin du Niger (PIDACC) - Rapport d’évaluation

14-mai-2019

Aperçu général du programme : Le fleuve Niger dont le bassin est partagé par neuf (9) États d’Afrique de l’Ouest et du Centre (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Nigeria et Tchad), revêt une importance capitale pour les populations riveraines et les économies de ces pays membres de l’Autorité du Bassin du Niger (ABN). L’aridification du climat et la diminution des débits observées depuis plusieurs décennies, associées localement à une pression foncière ont fortement contribué à la dégradation généralisée des ressources naturelles, à l’aggravation de l’érosion hydrique et éolienne ainsi qu’à l’ensablement du fleuve Niger. Ces phénomènes amplifiés d’année en année par les sécheresses récurrentes fragilisent les conditions de vie des populations et la biodiversité du bassin. La Banque a financé entre 2006 et 2011 un Programme de lutte contre l’ensablement du fleuve Niger (PLCE) dans trois pays du bassin (Burkina, Mali et Niger); qui a mené des actions pilotes et qui a permis d’élaborer un schéma directeur de lutte contre l’ensablement du fleuve du Niger. A la demande des pays, la Banque a initié en 2012 la préparation du Programme intégré de développement et d’adaptation aux changements climatiques dans le bassin du Niger (PIDACC), qui a pour objectif global de contribuer à l’amélioration de la résilience des populations et des écosystèmes du bassin du fleuve Niger par une gestion durable des ressources naturelles. Le programme regroupe 9 projets nationaux exécutés par les pays et un projet régional exécuté par l’ABN pour assurer la synergie dans la mise en œuvre. Il s’articule autour de trois composantes : (i) Développement de la résilience des écosystèmes et des ressources naturelles ; (ii) Développement de la résilience des populations; et (iii) Coordination et gestion du programme. Les principaux résultats attendus i) la récupération de 140 000 ha de terres dégradées, ii) la construction de 209 infrastructures hydrauliques pour des activités agro-pastorales et piscicoles, iii) la mise en œuvre de 450 sous-projets de développement de chaîne agricole et de 184 PMEs des jeunes iv) le renforcement des capacités d’adaptation au CC de 1000 000 ménages et v) l’opérationnalisation d’un mécanisme de financement durable des activités de gestion durable des ressources naturelles. Le coût du programme est de 205,188 millions d’USD et sera mis en œuvre sur 6 ans (2019-2024). Le programme bénéficiera directement dans les 9 pays à 4 millions de personnes dont 51% des femmes. Les bénéficiaires directs sont les petits producteurs et les groupes vulnérables (femmes et jeunes) porteurs des sous - projets.

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